Trooz...son histoire

  • Trooz ancien... La Fenderie

    Une vue ancienne de la Fenderie, du temps où...

    Et Jean-Marie Bastin que nous remercions de nous documenter via la rubrique des commentaires au sujet de cette photo prise par Léon Piec.

    "Cette vue de la Fenderie est l'oeuvre de Léon Piec, un ami de la famille. C'était un passionné de photographies. J'ai glissé des éléments de cette photo dans mon livre de souvenirs d'enfance "Avant de passer le pont" (pages 108 et 120). Une autre photo de Léon, du même lieu mais en été, figure à la page 64. Je vivais toujours dans cette maison à l'époque de la prise de vue (avant 1969)."

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    Ce livre est à la disposition des lecteurs dans les trois bibliothèques communales et à la Maison de la Laïcité de la Fenderie.

  • Pourquoi une place Teixeira à La Brouck ?

    En 2012, sur cet espace d'information et de communication, plusieurs articles avaient été publiés dans le cadre de recherches quant à l’origine du nom de la place Teixeira à La Brouck.

    Appel avait été fait à l'équipe des lecteurs et plusieurs avaient apporté de précieux témoignages.

    En cette fin d'année 2016, j'ai été sollicité par un lecteur à la recherche d'informations à ce sujet. C'est pourquoi, ci-dessous, je vais republier en un seul article toutes les informations et commentaires reçus à l'époque. Le tout revisité et adapté.

    Il vous est bien entendu loisible d'encore compléter ce dossier du passé de notre commune, ce pourquoi je vous remercie à l'avance. Merci aussi de signaler toute erreur éventuelle !

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  • Cette photo vous inspire-t-elle ?

    Quelqu'un a-t-il des informations sur cette photo prise sur les anciens terrains de football du Royal Prayon Football Club ?

    En arrière-plan, à titre indicatif, on peut encore voir l'ancienne buvette (qui était de couleur verte) ornée de "Bières Meiresonne".

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    Voici un premier commentaire à compléter :

    "Bonjour, Si je me souviens bien, il s'agit d'une photo prise avant un match entre les employés et les ouvriers de la société de Prayon (on disait de la Métallurgique de Prayon à cette époque - dans les années 60). Je dispose de cette photo dans les albums de mes parents (décédés) et je pourrais compléter les noms (s'ils sont mentionnés). Ici il s'agit de l'équipe des employés (qui avait été battue, je crois) et j'y reconnais: debout: ?, ?, André STELEN, Jean DERWAEL, Laurent FASSOTTE, Lucien D'OR, ?, ?, Jean DUMONT accroupis: ?, ?, ?, ROSSINFOSSE, et Xavier DEBRAS (mon Papa). Je complèterais si je remets la main sur la photo. Alain Debras"

    Pour ce qui est du quatrième accroupi, il s'agit de Joseph Rossenfosse, le papa de Marguerite (Cycles Boland).

     

  • Bonne nouvelle !

    Il est écrit "Bonne nouvelle ! Conservez ce billet !" et apparemment, il a été conservé et bien conservé, ce qui permet de vous le présenter même si ce document date quand même... d'il y a fort longtemps. Du temps où vous commandiez vos graines pour environ un franc le sachet. Il est à noter qu'à présent, il est interdit ou, à tout le moins, fortement réglementé de vendre ou même d'échanger certaines graines...

    Le document ci-dessous inspire-t-il l'une ou l'autre réaction de nos spécialistes du "Trooz ancien" ?

    Allez-y. Vos commentaires sont les bienvenus.

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  • La photo (souvenir) du jour

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    C'était le 21 octobre 1972...

  • Souper de Commémoration des 150 Saronesi

    Vous avez certainement lu l'histoire des 150 Saronesi partis le 22 juillet 1946 de Sarone en Italie pour venir travailler en Belgique. Vous pouvez relire le texte en cliquant ici.

    Alex Polese en proposant cette page de vie a voulu leur rendre hommage, lui qui en est concerné au premier chef puisque descendant.

    Qui plus est, Alex Polese a organisé un souper ce 1 octobre 2016 en guise de Commémoration. A ce souper étaient invités les descendants de ces 150 Saronesi qu'Alex a pu retrouver. Il y avait 55 participants.

    C'était un grand bonheur et une intense émotion que ces retrouvailles qu'Alex (0032(0)475 72 35 04) souhaiterait pérenniser. 

    Trois personnes avaient fait expressément le déplacement de Sarone pour assister à ce souper commémoratif...

    Ci-dessous, la liste des invités qui avaient pu répondre "présent" ainsi que quelques photos prises à cette occasion...

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  • De Sarone au Bay-Bonnet... Texte complet

    Comme vous avez pu le lire au gré de dix articles publiés récemment sur ce blog Sudinfo de Trooz, l'histoire des 150 Saronesi venus du Nord de l'Italie en 1946 vous a été contée en s'appuyant très fortement sur un discours prononcé par Alex Polese, fils d’immigrés lors d'une réunion à Trooz. Celui-ci a voulu nous raconter leur histoire telle qu’elle lui a été rapportée mais aussi telle qu’enfant, il l’a vécue, ceci afin de rendre hommage à ses parents, sachant ce qu’il leur doit et conscient des sacrifices et des privations que ceux-ci ont endurés pour simplement offrir une vie meilleure à leur famille. Le texte du discours (oral) a bien entendu été adapté à l'écrit.

    C'est ce texte qui vous est proposé ci-dessous, dans son intégralité. 

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  • De Sarone au Bay-Bonnet (10 et fin)

    Et les enfants de ces émigrés de 1946, que sont-ils devenus ?

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  • De Sarone au Bay-Bonnet (9)

    expo 58 2.png1958 Exposition Universelle

    1958 : E la fiera internazionale di Bruxelles ? La communita Europea e a l’orrizonte.

    1958 : C’est l’Exposition Universelle de Bruxelles. L’Europe pointe à l’horizon.expo 58 1.jpg

     

    1960 Mécanisation

    1960 : La cava commincia a mecanisarsi, il lavoro diventa meno pesante. Hanno il rifetorio moderno per quella epoca, con acqua calda, doccia, sedie, tavoli, la cantina e diventata un punto di ritrovo convivable. Le brande con suste di ferro e materazzi esecrabile non esistono più : sono sparite. Solo qualche scapoli dormono ancora li, mescolati con gli Veronesi e gli Bergamasci.

    1960 : La carrière commence à se mécaniser, le travail devient moins lourd. Ils ont le réfectoire moderne pour l’époque avec de l’eau chaude, des douches, des chaises et tables. La cantine devient un lieu de retrouvailles convivial. Les lits avec ressorts en fer et les matelas exécrables n’existent plus et ont disparu. Seuls quelques célibataires y dorment encore, mélangés avec les Veronesi et les Bargamaschi.

    (…)

    La cantine est tenue d’une main de fer par La Rossa (La Cisa). Elle a acheté une télévision et les nôtres, explique Alex, commencent à s’exprimer en français.

    (…)

    Les relations s’améliorent via les enfants

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    Et Alex de revenir sur la vie à cette époque telle que lui l’a connue. « La majorité habite dans des maisons appartenant à Cockerill. Ils paient un loyer dérisoire. Nous, garçons et filles sommes nés depuis quelques années et nous nous lions d’amitié avec les garçons et filles Belges. Les Saronesi invitent les Belges à manger, la polenta, les oiseaux, leur sala, leur formai, la sniappa. Ce n’est pas encore l’idéal entre les deux communautés mais je pense que nous, enfants, avons été initiateurs de beaucoup de choses. Les bulldozers et les camions arrivent, c’est terminée de pousser et de charger les wagonnets à la force des bras ? Les wagonnets ainsi que les rails partent en mitraille. »

    1962 Annus horibilis   -   Année terrible

    Et Alex Polese de relater sans vraiment entrer dans les détails, deux tragédies qui l’ont marqué alors qu’il était enfant dans les années soixante.

    « Due amici Saronesi, partiti insieme alevati insieme a Sarone, dello stesso paese, vicini di casa, nati quasi nelle medesima via, quasi la stessa eta, lavorano insieme : uno dei due non tornera a casa. Per certi è il destino, per altri la fatalita, per rispetto per le famiglie che conosciamo bene e con le quali tratteniano buonissimi rapporti, non publicheremo, n’e i nomi, n’e la data, n’e le circonstanze di questa tragedia verificata nella cava dell Bay-Bonnet nel 1962, tragedia che si rinnovera nel 1968 a qualche decina di metri della prima, per un altro Saronese, solo questa volta, che ci taceremo per il stesso motivo. A tutti i tre e agli famigliari, un pensiero particolare de parte mia. »

    Deux amis Saronesi, partis ensemble, élevés ensemble, voisins et du même village de Sarone, nés presque dans la même rue, presque le même âge, travaillent ensemble : un des deux ne rentrera pas à la maison. Pour certains, c’est le destin, pour d’autres la fatalité. Pa respect des familles que nous connaissons vraiment bien, nous ne publierons ni les noms, ni la date, ni comment cette tragédie s’est déroulée dans la carrière du Bay-Bonnet en 1962.          

    Tragédie qui se renouvellera en 1968 pour un autre Saronese, à quelques dizaines de mètres de la première, seul, cette fois, dont nous tairons le nom pour les mêmes motifs.

    A tous les trois ainsi qu’aux familles, une pensée particulière de ma part. 

    1963-1965…le tournant 

    Les années 1963 – 1965 ont été un tournant pour ces Saronesi du Bay-Bonnet. La partie trouble était derrière eux. La majorité avait construit la maison, la fameuse maison pour laquelle ils avaient sacrifié la plus belle partie de leur vie au détriment de leur mère, de leur père, des frères et sœurs restés au pays ; au détriment de ces belles montagnes, de ces belles prairies, les graves, il valon, il longon, la livenza, il col di San Martino…

    Epargner, épargner, toujours épargner pour envoyer ces skei (la solde) à Sarone pour cette foutue maison qui, pour la plupart, ne l’habiteront jamais.

    (…)

    A Sarone, ils avaient il motorino et la vespa, au Bay-Bonnet, à peine le vélo.

    A Sarone, ils avaient la maison avec salle de bain et l’entrée en marbre, eux, au Bay-Bonnet, la toilette était encore au milieu de la prairie ou dans le fond du jardin.

    A Sarone, ils avaient il topolino et la cinque cento, pour eux, au Bay-Bonnet, la voiture n’était même pas un rêve…

    Evidemment, tous l’argent épargné allait à Sarone pour payer les dettes, aider le village, construire

    l’école qui ensuite deviendra le cinéma, la latterai, la paroisse.    

    Ce furent probablement les années les plus tristes et difficiles de leur vie mais d’un côté peut-être les plus belles aussi. La maison de Sarone était payée. Le confort s’implantait doucement mais sûrement. Ils avaient la télévision, la radio, le tourne-disque, ils pouvaient écouter le festival de san Remo, la radio italienne.

    Ici, ils vivaient discrètement dans des maisons appartenant à Cockerill avec l’eau courante. Ils ne devaient plus aller chercher l’eau à la pompe. Parfois, deux familles, avec ou sans enfants, occupaient la même maison. Ce n’était pas l’idéal mais ils acceptaient la situation car ils ne pouvaient pas faire autrement même s’il y avait parfois quelques frictions.

    Ils avaient atteint l’objectif pour lequel ils étaient partis : la maison, la fameuse maison payée comptant avec leur épargne, leurs fatigues et leurs privations car à cette époque, les banques ne prêtaient pas d’argent pour construire ou acheter une maison…

    Dans ces années, beaucoup sont retournés à Sarone, dans leur village, avec la famille. Parler et vivre dans leur Sarone natal, quelle merveille !

    Nous, filles et fils, avions terminé l’école primaire et nous commencions les études supérieures, ce qui revêtait une importance capitale et révolutionnaire pour notre futur car on savait parler et écrire le français. Quelle revanche pour nos parents ! Fini de signer sans trop comprendre, sans trop savoir. On était leurs interprètes. Les arnaquer devenait plus difficile, nous défendions nos parents. 

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    Le terrain de basket

    Vers 1963, la paroisse a fait le terrain de basket-ball et nous, garçons, avons été bien acceptés mais pour nos parents, le « sale macaroni » était toujours bien présent même s’il se transformait peu à peu en un « l’Italien » moins péjoratif.

    La nature étant ce qu’elle est, les garçons et filles des communautés se sont rapprochés même si pour les pères de ces filles belges, nous restions des « sale macaroni », sans avenir pour leur(s) fille(s) qui elle(s) voyai(en)t les choses bien différemment… Merci, mère nature. Et puis, qu’en pouvais-je si j’étais un beau garçon… 

    Le temps a fait son œuvre

    « Gli anni sono passati, le communita si sono amesse e avvicinate, ora viviamo in buona armonia, i rancori del passato non esistonno piµ, quasi ogni Saronese qui in Belgio ha un genero o una nuora Belga… o Olandese. Le nuove generazioni non sanno cosa vuol dire sale macaroni (sporco Italiano), il termine e sparito ed e molto bene cosi. Certe famiglie delle due communita sono diventate veramente buoni amici mescolando la polenta d’una parte e le frite con la mostarda dall’altra parte. »

    Les années ont passé, les communautés se sont rapprochées et admises. Actuellement nous vivons en bonne harmonie, les rancoeurs du passé n’existent plus. Presque chaque Saronese, ici en Belgique, a un beau fils ou une belle fille Belge ou… Hollandaise. Les nouvelles générations ne savent pas ce que veut dire « sale macaroni ». Le terme a disparu et c’est fort bien ainsi. Certaines familles des deux communautés sont devenues de véritables amis et mélangent volontiers la polenta d’un côté et les frites avec moutarde de l’autre.

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    Les scolaires de Prayon

     Georges Clessens (dél.) – Jurgen Neubert – Guy Chardon – Ivan Giovannini – Tonio Caduta – Armando Giovannini (dél.) – De Ré – Ebner – Jean Koster – Dominique Iacobitti – Daniel Depas – Jean Mess.

    1962-63... Beaucoup de nationalités...

    Finalement, n’est-ce pas simple la vie ? Il suffit d’un peu de bonne volonté.

    « Ad delle volte mi chiedano ma Alex, non stai esagerando, non sei un fabulatore è vero che abbiate visuto cosi purtroppo e stato cosi. »

    Parfois on me demande, mais Alex, tu n’exagères pas, tu n’es pas en train de fabuler ; c’est vrai que vous avez vécu comme cela ? Et pourtant, c’est bien comme cela que ça s’est passé.

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    1964

    Oui, Alex, c'est bien comme cela que ça s'est passé...0 asuivre.jpg

  • De Sarone au Bay-Bonnet (8)

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    Les années 1946-1960

    « (…) Gli anni 1946-1960 sono stati brutissimi per questi uomini e donne, non eranno stati preparati per questa vita, una altra cultura, un altro modo di vivere, un comportamento tutto differente del nostro, e come detto non sapevano parlare ne leggere il francese , costamente trattari di sale macaroni (sporco italiano). Il cinema era in francese, non capivano, vietati di acceso in certe osterie, controllati regolamente dalla polizia. Il minimo errore era fatale per perdere il permesso di lavoro B, gle lo toglievano e portati in frontiera senza processo, senza discussione e loro che errano partiti per gaudagare degli ‘skei’ (soldi) per vivere meglio, provate a imaginare in quale condizioni sociali vivevano «(…) »

    Pour ces hommes et ces femmes, les années de 1946 à 1960 ont été affreuses. Ils n’avaient pas été préparés pour cette vie et cette autre culture certes respectable mais un autre mode de vie. Ils durent s’adapter à une autre langue, subir les brimades. Ne sachant ni parler ni lire le français, ils se faisaient traiter de « sales macaronis ». Le cinéma était en français, ils ne comprenaient pas. L’entrée de certains cafés leur était interdite. Ils étaient régulièrement contrôlés par la gendarmerie. La moindre erreur pouvait leur être fatale et leur faire perdre le permis de travail B. On le leur retirait et les remettait au poste frontière sans discussion et eux, qui étaient partis pour mieux vivre et gagner des skei (argent), il est permis d’imaginer dans quelles conditions sociales ils vivaient.    

    Repli sur soi

    « Allora rimanevano fra loro e si richiudevano nel ghetto della cantina andove giocavano alle carte, tre sette, briscola, ramino, la mora, la bestia, le balle. In fatti gli primi anni la cantina del Bay-Bonnet e come se si era a Sarone. Fra di loro parlavano sempre il Saronese, non l’italiano, e non facevano neanche il sforzo di imparare la lingua francese (…) »  

    Alors ils se renfermaient entre eux dans le même ghetto de la cantine où ils jouaient aux cartes tre sette, briscola, rami, la mora, la bestia, les jeux de boules, les balles. En fait, les premières années à la cantine du Bay-Bonnet, on se serait cru à Sarone. Entre eux ils parlaient uniquement le saronese, jamais l’italien et ils ne faisaient même pas l’effort d’apprendre le français.  

    Les femmes arrivent… la vie s’organise

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    « (…) Le donne sono arrivate più tardi e errano nelle stesse condizioni degli uomini, per la spesa, c’era un mercante italiano al quale se la commandava il martedi, tutti prodotti italiani, e la portava ogni sabato sera. Anche lui, furbo, perche era fine settimana ed avevano più ‘skei’ (soldi) in tasca, a quella epoca tutto si pagava con ‘skei’ contanti. Le donne hanno imparato la lingua francese più velocemente perche erano spartite e lavoravano in differente fabbricche con delle altre donne Belghe. »

    Les femmes sont arrivées plus tard et elles étaient livrées aux mêmes conditions que les hommes. Pour les courses, il y avait un grossiste italien qui passait prendre commande tous les mardis et faisait les livraisons le samedi. Lui aussi était très malin parce qu’en fin de semaine, ils avaient plus d’argent en poche et comme à cette époque, on payait comptant et en liquide… Les femmes ont appris plus rapidement la langue française que les hommes parce qu’elles étaient disséminées dans différentes usines et obligées de converser avec d’autres femmes Belges. 

    La poste… un courrier… Entre joie et inquiétude !

    timbres.jpg« (…) L’unico legame con il paese : la posta ! Quando ricevevano una lettra che dolcezza divivere, come la giornata era bella e splendida a l’inverso quando vedevano arrivare il postino con un telegramma, chi lo riceveva avveva gia capito prima di leggere… maledizione suprema, senza una parola, le lacrime collavano come una fontana, il scritto crudele era cortissimo : papa – stop – morto – stop - parti – stop – oppure, mama – stop grave – stop parti – stop. Il tempo di arrivare, troppo tardi gli occhi si errano appena chiusi. Queste qualche parole che dolore, che dramma, che disperazione, che tristessa cosi lontani dei suoi, sapere di non più vedere, non più potere parlare con i loro cari. Tutta la speranza di vivere meglio era aneantita, non ne valeva più la pena. »

    Le seul lien avec le pays, la poste ! Quand ils recevaient une lettre, quelle douceur de vivre, comme la journée était belle et splendide à l’inverse, quand ils voyaient arriver le facteur avec un télégramme, celui qui le recevait avait déjà compris avant même de le lire… malédiction suprême, sans une parole, les larmes coulaient comme une fontaine, l’écrit cruel était très court : papa - stop mort – stop pars – stop ou bien maman – stop grave – stop – pars –stop. Le temps d’arriver, trop tard, les yeux s’étaient à peine refermés.

    Ces quelques mots de douleur, quel drame, quel désespoir, quelle tristesse, si loin des êtres aimés, savoir qu’on ne les verra plus jamais, que l’on ne pourra plus jamais parler avec ses chers. Tout l’espoir de vivre mieux était anéanti, cela ne valait plus la peine. 

    « (…) Questi anni per questi 150 Saronesi non sono stati teneri per loro, meglio non palarme, non n’è parliamo più, dimenticare per noi sara difficile, proviamo a pardonare. La vita che hanno passato e indescriptible (…) »

    Ces années ne furent pas tendres pour ces immigrés et il vaut mieux ne plus en parler même si oublier sera difficile. Mieux vaut essayer de pardonner. La vie qu’ils ont menée est indescriptible (…)

    Déjà publiés :

    Article 1

    Article 2

    Article 3

    Article 4

     
     
     
     
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  • De Sarone au Bay-Bonnet (7)

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    A la mine, à la carrière, à l'usine, ils sont venus pour travailler dans des conditions difficiles

    Des relations difficiles

    « (…) Il direttore della cava che si chiamava A… era un vigliaco finito, la parola è più che debole, e il suo contabile C… non valeva meglio. Quanti vagonetti non pagati e rubati che si sono messi in tasca. Non sapevano leggere, ne scrivere in francese non solamente loro ma anche noi figli e figlie, eravamo troppo piccoli non se li poteva aiutare, non capivano niente delle bolette, tutto si faceva a mano, il computer non esisteva. Il dialogo con il direttore non era possible, senza considerazione, non li salutava nemeno, era un tirano, un dittatore (…) »

    Et comme l’explique Alex Polese, outre les conditions de vie et de travail difficiles, ces ouvriers étaient également une proie facile pour certains de leurs dirigeants guidés par le profit : « Le directeur de la carrière qui s’appelait A… était une crapule finie et le mot est faible. Son comptable C… ne valait guère mieux. Combien de wagonnets n’ont-ils pas payés et ont-ils volés pour se les mettre en poche ? Ces ouvriers ne savaient ni lire ni parler le français et nous, les filles et garçons, étions trop petits pour leur venir en aide. Ils ne comprenaient rien aux bordereaux, tout était écrit à la main. L’ordinateur n’existait pas et le dialogue avec le directeur était impossible. Sans aucune considération à leur égard, il ne les saluait même pas. C’était un tyran, un dictateur. »

    Et Alex de poursuivre en insistant sur le fait que ces braves gens sans défense ont été spoliés, volés, sans scrupules, sans pitié, sans vergogne.

    « (…) Li hanno sfruttati, rubati senza scrupuli, senza pieta, senza vergogna, per di più gente senza difesa (…) »

    J’avais juré qu’un jour je les aurais vengé et je l’ai fait. Aujourd’hui, une partie de l’usine est entre mes mains. C’est dommage que beaucoup de ces 150 Saronesi ne le sauront jamais. Leurs illusions perdues, ils étaient tombés bien bas mais tomber n’est pas un échec, l’échec serait de rester où on est tombé !

    « (…) Avevo giurato che un giorno gli avrei vendicati e lo fatto. Oggi una parte della ditta e nelle nostre mani, peccato che tanti di questi 150 Saronesi non lo saprano mai. Le illuzioni perse, erano cascati molto bassi.

    Cadere non e un fallimento, il fallimento e di rimanere li andove si e caduti (…) »

    Une cohabitation délicate entre les nationalités

    « (…) La coabitazione in cava con le altre nazionalita è stata molto difficile, pensate la guerra e appena finita, tanti dei nostri Saronesi avevano fatto la guerra in Yougoslavia e Albania, conoscete il rancore del Belgio per la Germania e poi si ritrovano a lavorare insieme senza alcuna preparazione a questa situazione.

    Per di più il capo mastro dei minatori, tutti Saronesi, è Yougoslavo si chiamava M…, ed ha sempre preteso che gli Italiani gli avevano ammasato tutta la famiglia. Il peggio degli Yougoslavi nella cava, che cattivo con i nostri, probabilmente che aveva le sue ragioni, non possiamo portare giudizio, pero i nostri psicologicamente e manualmente hanno sofferto moltissimo. Sempre la paura di perdere il permesso di lavoro B valido per cinque anni, se lo perdevano dovevanno tornare in Italia o un altro paese, ma quando non conosci la lingua e non conosci nessuno, come potevano fare ? (…) »

    La cohabitation avec les autres nationalités a été très difficile. De fait, la guerre était à peine finie et beaucoup de ces Saronesi l’avaient faite en Yougoslavie et en Albanie. Par ailleurs, la rancœur des Belges envers l’Allemagne était toujours bien présente. Qui plus est, M… le chef de ces mineurs, tous Saronesi, est Yougoslave et il a toujours prétendu que les Italiens avaient assassiné toute sa famille. Il était le pire des Yougoslaves dans toute la carrière et quelle méchanceté avec nos Saronesi. Probablement avait-il ses raisons que nous ne pouvons juger mais, psychologiquement et manuellement, ils ont fortement souffert. Toujours la peur de perdre le permis B valable seulement pour cinq ans. S’ils le perdaient, ils devaient rentrer en Italie mais, quand tu ne connais pas la langue et que tu ne connais personne, comment faire ?

    La couleur des skei (argent)

    « (…) Per la prima volta della loro vita vedevano il colore dei ’skei’ (soldi) e quello che ovviamente potevano portargli. Nel contratto di lavoro non potevano andare a presentarsi in altre ditte. O il Bay-Bonnet o Sarone. Dopo i cinque anni, avevano il permesso A e senza gioco di parole tutto era permesso del punto di vista di cercare lavoro altrove. (…) »  

    Pour la première fois de leur vie, ils ont vu la couleur des 'Skei' (argent) et surtout le bien-être qu'ils pourraient leur apporter. Dans le contrat de travail, ils ne pouvaient pas se présenter dans d'autres entreprises. Ou le Bay-Bonnet ou Sarone. Après cinq ans, ils avaient le permis de travail A et, sans jeu de mots, tout était permis pour trouver un autre emploi. (...) "

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  • De Sarone au Bay-Bonnet (6)

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    Illustration    Travail à la Métal

    La gestion des wagonnets

    « (…) Ognuno aveva il suo numero personale da scrivere sul vagonetto con il gesso, il peggio quando il vagonetto carico e non equilibrato con la velocita e la forza centrifugha andava fuori delle rotaie. Quante bestemmie, quante maledizioni a questa cava e chi li aveva fatti venire, ma che solidarieta e amicizia per rimertelo sul binario. Non conoscevano l’algebre ma per rimettere il vagonetto carico sulle rotaie, quando era possible, si mettevo e sette – otto, alla forza delle braccie su base del teorema della leva con delle verghe di legno. Se non era possible : scaricare e ricare con la palla e ancora una volta quante bestemmie, quante maledizioni. Il record e stato di 33 tone sur un giorno lavorativo. Se c’era tropo terra o troppi sassi fuori dimensioni, non il pagavano il vagonetto. Quante discussioni e ancora bestemmie con il capo mastro. La sera il pagavano in soldi contanti (…) »

    Chacun avait son propre numéro à écrire à la craie sur le wagon, le pire c’était lorsque le wagonnet mal chargé et non équilibré, déraillait à cause de la vitesse et de la force centrifuge. Combien de malédictions, combien de jurons dans cette foutue carrière qui les avait fait venir, mais quelle solidarité et quelle amitié pour le remettre sur les voies. Ils ne connaissaient pas l'algèbre mais la théorie des leviers n’avait pas de secrets pour eux. Pour remettre les wagons sur les rails, quand c’était possible, ils s’y mettaient à sept ou à huit, à la force des bras avec des verges en bois. Dans le cas contraire, ils déchargeaient et rechargeaient à la pelle et là encore, combien de malédictions, combien de jurons… Le record a été de 33 tonnes sur un jour de travail. S'il y avait de trop de terre ou de pierres hors dimensions, on ne leur payait pas le wagon. Combien encore de discussions et de jurons avec le réceptionnaire. Le soir, ils étaient payés en argent comptant. 

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    Les cinq paroles qui n’existaient pas

    « Cinque parole non esistevano : rivendicazioni, lamentazioni, securita, mal di schiena, malatia : se non lavoravano non erano pagati. Chiuso ! »

    Revendications, lamentations, sécurité, mal de dos, maladie.

    Si tu ne travaillais pas, tu n’étais pas payé. Point !

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    Ceci est le 6ème article qui vous raconte, avec l'étroite complicité d'Alex Polese, l'histoire des immigrés italiens qui sont venus de Sarone peu après la guerre. Si vous avez raté les articles précédents, les liens sont ci-dessous :

    Article 1

    Article 2

    Article 3

    Polese Alex (3).JPG0 asuivre.jpgArticle 4

  • De Sarone au Bay-Bonnet (5)

    Le travail commence

    « (…) Il lunedi hanno comminciato a lavorare in cava, chi comme minatore, una decina, sulla roccia, lavorare con il marteau-pic senza casco, senza protezione per le orecchie, senza maschera per la polvere, legati con una corda a un palo di acciaio in cima alla cava.

    Naturalmente gaudagnavano di più, pero era molto pericoloso, se scivolavi lo avreste fatto solamente una volta, a raccontario sarebbe stato molto difficile, rischio de frane specialmente in inverno con l’alternanza caldo-freddo, gelo e pioggia. Pensate la cava faceva un centinaio di metri di altezza. La parola sicurezza non esisteva. (…) »

    Le lundi, ils ont commencé à travailler à la carrière, certains comme mineurs au rocher, une dizaine avec un marteau-piqueur, sans casque, sans protection pour les oreilles, sans masque pour la poussière, liés avec une corde reliées à un piquet en acier en haut de la carrière.

    Naturellement ils gagnaient plus mais c’était dangereux comme travail. Si tu glissais, tu ne l’aurais fait qu’une fois et pour le raconter, cela aurait été difficile. En plus, spécialement en hiver, le risque d’éboulement était bien présent, avec l’alternance froid/chaud, pluie/gel. Pensez que la carrière faisait une centaine de mètres de hauteur et que le mot sécurité n’existait pas.

    « Per gli altri, a pestare i blocchi di piere calcario alla forza delle braccia, qualche centinai di kili fino anche a due-tre tone per ridurli in sassi di tre-quatro kili con una massa, una pella, un pic, una forca. »

    Et pendant ce temps-là, d’autres cassaient les rochers de pierre calcaire à la force des bras et cela allait de quelques centaines de kilos jusqu’à deux ou trois tonnes à réduire en pierres de quatre ou cinq kilos avec une masse, un pic, une pelle, une fourche…  

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    Le travail à la Métal                      Illustration

    Dans la carrière, le réfectoire

    « (…) Nella cava : il refetorio : una cascina in pietre, suolo di terra, con un tavolo in legno marcio, un banco a destra, uno a sinistra, un barile di acqua con un pezzo di ferro di 4-5 kg arruginito, il ferro rinforsava la massa muscolare e li obligavano a bere questa acqua, forse il precursore del doping moderno. Il bagno in cava : ma chè bagno, fra le rovaglie. Riscaldamento : una stufa alimentata con il carbone cook. Lavoravano a cottimo il peggio era fra l’autuno e la primavera : piova, vento, neve sempre fuori, l’estate era più agreabile. Vietato di rivendicare, di lamentarsi per qualsiasi cosa o motivo. Pensate pestare alla forza delle braccie, tutti i giorni, fino a venti cinque tonellate al giorno dalle ore 7.30 alle ore 17 dal lunedi al sabato compreso, questi blocchi di pietre calcario in sassi, caricarli sugli vagonetti di 3000 kili di portata più il peso del vagonetto, spingere questi vagonetti, sulle rotaie con una leva di legno per un sessantina di metri fino alla ligna centrale, li era tirato mecanicamente fino al forno di calce andove il lavoro non era meglio n’e più salutevole, polvere, calce che bruciava gli occhi, calore, rumore infernale, la fornace produceva giorno e notte eccetto la domenica. Al forno lavoravano quelli di statura un po più debole. »

    Et Alex d’expliquer que dans la carrière, le réfectoire se situe dans une maisonnette en pierre, le sol en terre battue, avec une table en bois pourrie, un banc à droite, un à gauche et une cruche d’eau avec un morceau de fer rouillé de 4-5 kg qu’on leur obligeait de boire. Le fer renforçant la masse musculaire… peut-être le précurseur du doping moderne. Pour ce qui est des toilettes, c’était au milieu de la nature. Un vieux poêle à charbon cook en guise de chauffage. Mais, comme ils travaillaient au rendement, le pire se situait entre automne et printemps : la pluie, le vent, voire la neige et toujours dehors. L’été était plus agréable. Il était interdit de se plaindre ou de revendiquer quoi que ce soit. Imaginez : casser des rochers de pierres tous les jours, jusqu’à vingt-cinq tonnes par jour, de 7h30 à 17h et ce, du lundi au samedi y compris. Il fallait aussi les charger sur des wagonnets de 3000 kilos de charge, plus le poids du wagonnet et puis, les pousser sur les voies avec un levier en bois sur environ une soixantaine de mètres jusqu’à la ligne centrale. Là, ils étaient entraînés mécaniquement jusqu’aux fours à chaud où le travail n’était pas mieux ni plus salutaire. La poussière, la chaux qui brûlait les yeux, la chaleur, le bruit infernal des bandes transporteuses… Et quand on sait que le four produisait jour et nuit excepté le dimanche… Au four travaillaient ceux qui étaient de constitution plus faible.

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    Le travail à la Métal                      Illustration  

    Ceci est le 5ème article qui vous raconte, avec l'étroite complicité d'Alex Polese, l'histoire des immigrés italiens qui sont venus de Sarone peu après la guerre. Alex a voulu de la sorte rendre hommage à ses parents et à ces autres Saronesi qui sont venus à 150 en juillet 1946. Certaines des illustrations sont des photos des ouvriers sur le site de la Métal, dans les fours à zinc. Si vous avez manqués ces articles, il vous suffit de cliquer sur le numéro de l'article qui vous a échappé...

    Article 1

    Article 2

    Article 3

    Polese Alex (3).JPG0 asuivre.jpgArticle 4

  • De Sarone au Bay-Bonnet (4)

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    L’arrivée en Belgique

    « (…) finalmente sono arrivati dopo quatro gironi à Ougrée (Liègi) il venerdi 26-7-1946 alle ore 15.30, quatro giorni in treno in condizione di igiene deplorabile, trasferiti nella sala di Falanster negli stablimenti della Cockerill, gli hanno dato da mangiare e da bere e spartiti direttamente (…) »

    Finalement, ils sont arrivés après quatre jours à Ougrée, le vendredi 26 juillet 1946 à 15h30 ; quatre jours de train dans des conditions d’hygiène déplorables. Ils furent alors transférés directement dans la salle de Falanster appartenant à la société Cockerill, on leur a donné à manger et à boire.  

    « (…) Tutti questi uomini dai 20-30 anni nel fiore e in piena forza della giovinezza, di corporatura atletica, essendo tutti manuali non avevano bisogno di andare nelle sale di sport come oggi che d’altronde in quella epoca non esistevano (…) »

    Tous des jeunes gens entre 20 et 30 ans, en pleine force de l’âge, de corpulence athlétique. C’étaient des manuels et ils n’avaient pas besoin de salle de sport, d’ailleurs, à l’époque, elles n’existaient pas.

    L’arrivée au Bay-Bonnet

    Par la suite, ils arrivèrent à la cantine du Bay-Bonnet où Mario Masutti (Panfa) les accueillit avec son épouse, la Adalgisa De Lazzari (La Cisa ) La Rossa.

    Comme le raconte Alex, celle-ci, d’une grande gentillesse et cuisinière d’exception, avait pourtant l’art de dire « je ne comprends pas » avec son délicieux accent trevisan. « ma mi non capisco ‘Sto Bromboloto’ oh puocki skerfi con la Ciza ».

    Mario était forgeron au Bay-Bonnet. Arrivé en Belgique dans les années 30. Au printemps 1946, il était venu à Sarone avec l’ingénieur de Cockerill pour recruter et proposer du travail à ses compatriotes. Après les avoir convaincus, il avait organisé et fait venir en masse, en un seul voyage ces 150 Saronesi. Etant plus âgés, ils étaient comme un père et une mère et un appui considérable pour cette belle jeunesse éloignée de tout.

    Des conditions précaires

    « (…) Per dormire : in un dormitorio come negli stalacc su brande con suste in aciaio sovraposte per tre e un armadio per personna ; poveretti avevano un po di biancheria, una o due bragheze (Pantaloni), una o due cameze (Camicie) un paio di scarpe oppure scoffoni. Per lavarsi, niente doccia, un cadino con acqua : chi si lavara il primo aveva acqua calda, gli altri fredda e contenti di averla. (…) »

    Pour dormir, un dortoir comme dans les stalags avec des lits superposés par trois avec des ressorts en acier et une armoire par personne ; les pauvres, ils avaient un ou deux pantalons, une ou deux chemises, un peu de linge personnel, une paire de chaussures ou des scoffoni. Pour se laver, pas de douche, une bassine avec de l’eau ce qui fait que les premiers à se laver avaient l’eau chaude, pour les autres, elle était froide mais ils étaient quand même contents d’en avoir.

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    Ceci est le 4ème article qui vous raconte, avec l'étroite complicité d'Alex Polese, l'histoire des immigrés italiens qui sont venus de Sarone peu après la guerre. Alex a voulu de la sorte rendre hommage à ses parents et à ces autres Saronesi qui sont venus à 150 en juillet 1946. Si vous avez manqués ces articles, il vous suffit de cliquer sur le numéro pour les lire ou relire

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