Trooz...son histoire

  • Appel à l'équipe...

    point interrogation 2.jpg15 juin 2017 Un de nos lecteurs est à la recherche de photos d'une ancienne usine d'armes du coté de Trooz et qui aurait été la propriété de la famille Baltus.

    Quelqu'un peut-il aider ou donner des renseignements à ce sujet.

    Eventuellement par mail.

    Merci. 

    20 juin 2017 Plusieurs lecteurs se sont manifestés via la rubrique des commentaires mais aussi via la page Facebook du blog depuis la publication de cette demande le 15 juin et c'est fort bien ainsi. N'oubliez pas, dans ce type d'article/annonce de laisser vos coordonnées si vous souhaitez être recontacté.

  • L'armoire aux souvenirs

    Ci-après, trois vues qu'il vous est demandé de commenter afin d'en retracer l'historique.

    Dates, etc.

    Et bien entendu, si vos avez d'autres photos, de les partager.

    chateau prayon.jpg

    chateau 2.jpg

    Delurelle.jpg

    Et, envoyé par notre homme d'Ostende, JICE VST, le plan du hall d'entrée, carrelage, dessin fait par Paul Jaspar...

    chateau delruelle hall dessin.jpg

     

  • Trooz ancien... La Fenderie

    Une vue ancienne de la Fenderie, du temps où...

    Et Jean-Marie Bastin que nous remercions de nous documenter via la rubrique des commentaires au sujet de cette photo prise par Léon Piec.

    "Cette vue de la Fenderie est l'oeuvre de Léon Piec, un ami de la famille. C'était un passionné de photographies. J'ai glissé des éléments de cette photo dans mon livre de souvenirs d'enfance "Avant de passer le pont" (pages 108 et 120). Une autre photo de Léon, du même lieu mais en été, figure à la page 64. Je vivais toujours dans cette maison à l'époque de la prise de vue (avant 1969)."

    Souvenirs d'nfance 1.jpgSouvenirs d'nfance 2.jpg

     

     

    Ce livre est à la disposition des lecteurs dans les trois bibliothèques communales et à la Maison de la Laïcité de la Fenderie.

  • Pourquoi une place Teixeira à La Brouck ?

    En 2012, sur cet espace d'information et de communication, plusieurs articles avaient été publiés dans le cadre de recherches quant à l’origine du nom de la place Teixeira à La Brouck.

    Appel avait été fait à l'équipe des lecteurs et plusieurs avaient apporté de précieux témoignages.

    En cette fin d'année 2016, j'ai été sollicité par un lecteur à la recherche d'informations à ce sujet. C'est pourquoi, ci-dessous, je vais republier en un seul article toutes les informations et commentaires reçus à l'époque. Le tout revisité et adapté.

    Il vous est bien entendu loisible d'encore compléter ce dossier du passé de notre commune, ce pourquoi je vous remercie à l'avance. Merci aussi de signaler toute erreur éventuelle !

    ata.jpg

     

    Lire la suite

  • Cette photo vous inspire-t-elle ?

    Quelqu'un a-t-il des informations sur cette photo prise sur les anciens terrains de football du Royal Prayon Football Club ?

    En arrière-plan, à titre indicatif, on peut encore voir l'ancienne buvette (qui était de couleur verte) ornée de "Bières Meiresonne".

    Foot Prayon année inconnue (2).jpg

    Voici un premier commentaire à compléter :

    "Bonjour, Si je me souviens bien, il s'agit d'une photo prise avant un match entre les employés et les ouvriers de la société de Prayon (on disait de la Métallurgique de Prayon à cette époque - dans les années 60). Je dispose de cette photo dans les albums de mes parents (décédés) et je pourrais compléter les noms (s'ils sont mentionnés). Ici il s'agit de l'équipe des employés (qui avait été battue, je crois) et j'y reconnais: debout: ?, ?, André STELEN, Jean DERWAEL, Laurent FASSOTTE, Lucien D'OR, ?, ?, Jean DUMONT accroupis: ?, ?, ?, ROSSINFOSSE, et Xavier DEBRAS (mon Papa). Je complèterais si je remets la main sur la photo. Alain Debras"

    Pour ce qui est du quatrième accroupi, il s'agit de Joseph Rossenfosse, le papa de Marguerite (Cycles Boland).

     

  • Bonne nouvelle !

    Il est écrit "Bonne nouvelle ! Conservez ce billet !" et apparemment, il a été conservé et bien conservé, ce qui permet de vous le présenter même si ce document date quand même... d'il y a fort longtemps. Du temps où vous commandiez vos graines pour environ un franc le sachet. Il est à noter qu'à présent, il est interdit ou, à tout le moins, fortement réglementé de vendre ou même d'échanger certaines graines...

    Le document ci-dessous inspire-t-il l'une ou l'autre réaction de nos spécialistes du "Trooz ancien" ?

    Allez-y. Vos commentaires sont les bienvenus.

    Produits à commander.jpg

     

  • La photo (souvenir) du jour

    1972 10 21 .jpg

    C'était le 21 octobre 1972...

  • Souper de Commémoration des 150 Saronesi

    Vous avez certainement lu l'histoire des 150 Saronesi partis le 22 juillet 1946 de Sarone en Italie pour venir travailler en Belgique. Vous pouvez relire le texte en cliquant ici.

    Alex Polese en proposant cette page de vie a voulu leur rendre hommage, lui qui en est concerné au premier chef puisque descendant.

    Qui plus est, Alex Polese a organisé un souper ce 1 octobre 2016 en guise de Commémoration. A ce souper étaient invités les descendants de ces 150 Saronesi qu'Alex a pu retrouver. Il y avait 55 participants.

    C'était un grand bonheur et une intense émotion que ces retrouvailles qu'Alex (0032(0)475 72 35 04) souhaiterait pérenniser. 

    Trois personnes avaient fait expressément le déplacement de Sarone pour assister à ce souper commémoratif...

    Ci-dessous, la liste des invités qui avaient pu répondre "présent" ainsi que quelques photos prises à cette occasion...

    Lire la suite

  • De Sarone au Bay-Bonnet... Texte complet

    Comme vous avez pu le lire au gré de dix articles publiés récemment sur ce blog Sudinfo de Trooz, l'histoire des 150 Saronesi venus du Nord de l'Italie en 1946 vous a été contée en s'appuyant très fortement sur un discours prononcé par Alex Polese, fils d’immigrés lors d'une réunion à Trooz. Celui-ci a voulu nous raconter leur histoire telle qu’elle lui a été rapportée mais aussi telle qu’enfant, il l’a vécue, ceci afin de rendre hommage à ses parents, sachant ce qu’il leur doit et conscient des sacrifices et des privations que ceux-ci ont endurés pour simplement offrir une vie meilleure à leur famille. Le texte du discours (oral) a bien entendu été adapté à l'écrit.

    C'est ce texte qui vous est proposé ci-dessous, dans son intégralité. 

    Lire la suite

  • De Sarone au Bay-Bonnet (10 et fin)

    Et les enfants de ces émigrés de 1946, que sont-ils devenus ?

    Lire la suite

  • De Sarone au Bay-Bonnet (9)

    expo 58 2.png1958 Exposition Universelle

    1958 : E la fiera internazionale di Bruxelles ? La communita Europea e a l’orrizonte.

    1958 : C’est l’Exposition Universelle de Bruxelles. L’Europe pointe à l’horizon.expo 58 1.jpg

     

    1960 Mécanisation

    1960 : La cava commincia a mecanisarsi, il lavoro diventa meno pesante. Hanno il rifetorio moderno per quella epoca, con acqua calda, doccia, sedie, tavoli, la cantina e diventata un punto di ritrovo convivable. Le brande con suste di ferro e materazzi esecrabile non esistono più : sono sparite. Solo qualche scapoli dormono ancora li, mescolati con gli Veronesi e gli Bergamasci.

    1960 : La carrière commence à se mécaniser, le travail devient moins lourd. Ils ont le réfectoire moderne pour l’époque avec de l’eau chaude, des douches, des chaises et tables. La cantine devient un lieu de retrouvailles convivial. Les lits avec ressorts en fer et les matelas exécrables n’existent plus et ont disparu. Seuls quelques célibataires y dorment encore, mélangés avec les Veronesi et les Bargamaschi.

    (…)

    La cantine est tenue d’une main de fer par La Rossa (La Cisa). Elle a acheté une télévision et les nôtres, explique Alex, commencent à s’exprimer en français.

    (…)

    Les relations s’améliorent via les enfants

    1953 environ (2).jpg

    Et Alex de revenir sur la vie à cette époque telle que lui l’a connue. « La majorité habite dans des maisons appartenant à Cockerill. Ils paient un loyer dérisoire. Nous, garçons et filles sommes nés depuis quelques années et nous nous lions d’amitié avec les garçons et filles Belges. Les Saronesi invitent les Belges à manger, la polenta, les oiseaux, leur sala, leur formai, la sniappa. Ce n’est pas encore l’idéal entre les deux communautés mais je pense que nous, enfants, avons été initiateurs de beaucoup de choses. Les bulldozers et les camions arrivent, c’est terminée de pousser et de charger les wagonnets à la force des bras ? Les wagonnets ainsi que les rails partent en mitraille. »

    1962 Annus horibilis   -   Année terrible

    Et Alex Polese de relater sans vraiment entrer dans les détails, deux tragédies qui l’ont marqué alors qu’il était enfant dans les années soixante.

    « Due amici Saronesi, partiti insieme alevati insieme a Sarone, dello stesso paese, vicini di casa, nati quasi nelle medesima via, quasi la stessa eta, lavorano insieme : uno dei due non tornera a casa. Per certi è il destino, per altri la fatalita, per rispetto per le famiglie che conosciamo bene e con le quali tratteniano buonissimi rapporti, non publicheremo, n’e i nomi, n’e la data, n’e le circonstanze di questa tragedia verificata nella cava dell Bay-Bonnet nel 1962, tragedia che si rinnovera nel 1968 a qualche decina di metri della prima, per un altro Saronese, solo questa volta, che ci taceremo per il stesso motivo. A tutti i tre e agli famigliari, un pensiero particolare de parte mia. »

    Deux amis Saronesi, partis ensemble, élevés ensemble, voisins et du même village de Sarone, nés presque dans la même rue, presque le même âge, travaillent ensemble : un des deux ne rentrera pas à la maison. Pour certains, c’est le destin, pour d’autres la fatalité. Pa respect des familles que nous connaissons vraiment bien, nous ne publierons ni les noms, ni la date, ni comment cette tragédie s’est déroulée dans la carrière du Bay-Bonnet en 1962.          

    Tragédie qui se renouvellera en 1968 pour un autre Saronese, à quelques dizaines de mètres de la première, seul, cette fois, dont nous tairons le nom pour les mêmes motifs.

    A tous les trois ainsi qu’aux familles, une pensée particulière de ma part. 

    1963-1965…le tournant 

    Les années 1963 – 1965 ont été un tournant pour ces Saronesi du Bay-Bonnet. La partie trouble était derrière eux. La majorité avait construit la maison, la fameuse maison pour laquelle ils avaient sacrifié la plus belle partie de leur vie au détriment de leur mère, de leur père, des frères et sœurs restés au pays ; au détriment de ces belles montagnes, de ces belles prairies, les graves, il valon, il longon, la livenza, il col di San Martino…

    Epargner, épargner, toujours épargner pour envoyer ces skei (la solde) à Sarone pour cette foutue maison qui, pour la plupart, ne l’habiteront jamais.

    (…)

    A Sarone, ils avaient il motorino et la vespa, au Bay-Bonnet, à peine le vélo.

    A Sarone, ils avaient la maison avec salle de bain et l’entrée en marbre, eux, au Bay-Bonnet, la toilette était encore au milieu de la prairie ou dans le fond du jardin.

    A Sarone, ils avaient il topolino et la cinque cento, pour eux, au Bay-Bonnet, la voiture n’était même pas un rêve…

    Evidemment, tous l’argent épargné allait à Sarone pour payer les dettes, aider le village, construire

    l’école qui ensuite deviendra le cinéma, la latterai, la paroisse.    

    Ce furent probablement les années les plus tristes et difficiles de leur vie mais d’un côté peut-être les plus belles aussi. La maison de Sarone était payée. Le confort s’implantait doucement mais sûrement. Ils avaient la télévision, la radio, le tourne-disque, ils pouvaient écouter le festival de san Remo, la radio italienne.

    Ici, ils vivaient discrètement dans des maisons appartenant à Cockerill avec l’eau courante. Ils ne devaient plus aller chercher l’eau à la pompe. Parfois, deux familles, avec ou sans enfants, occupaient la même maison. Ce n’était pas l’idéal mais ils acceptaient la situation car ils ne pouvaient pas faire autrement même s’il y avait parfois quelques frictions.

    Ils avaient atteint l’objectif pour lequel ils étaient partis : la maison, la fameuse maison payée comptant avec leur épargne, leurs fatigues et leurs privations car à cette époque, les banques ne prêtaient pas d’argent pour construire ou acheter une maison…

    Dans ces années, beaucoup sont retournés à Sarone, dans leur village, avec la famille. Parler et vivre dans leur Sarone natal, quelle merveille !

    Nous, filles et fils, avions terminé l’école primaire et nous commencions les études supérieures, ce qui revêtait une importance capitale et révolutionnaire pour notre futur car on savait parler et écrire le français. Quelle revanche pour nos parents ! Fini de signer sans trop comprendre, sans trop savoir. On était leurs interprètes. Les arnaquer devenait plus difficile, nous défendions nos parents. 

    1955 00 00 avec l'école (2).jpg

    Le terrain de basket

    Vers 1963, la paroisse a fait le terrain de basket-ball et nous, garçons, avons été bien acceptés mais pour nos parents, le « sale macaroni » était toujours bien présent même s’il se transformait peu à peu en un « l’Italien » moins péjoratif.

    La nature étant ce qu’elle est, les garçons et filles des communautés se sont rapprochés même si pour les pères de ces filles belges, nous restions des « sale macaroni », sans avenir pour leur(s) fille(s) qui elle(s) voyai(en)t les choses bien différemment… Merci, mère nature. Et puis, qu’en pouvais-je si j’étais un beau garçon… 

    Le temps a fait son œuvre

    « Gli anni sono passati, le communita si sono amesse e avvicinate, ora viviamo in buona armonia, i rancori del passato non esistonno piµ, quasi ogni Saronese qui in Belgio ha un genero o una nuora Belga… o Olandese. Le nuove generazioni non sanno cosa vuol dire sale macaroni (sporco Italiano), il termine e sparito ed e molto bene cosi. Certe famiglie delle due communita sono diventate veramente buoni amici mescolando la polenta d’una parte e le frite con la mostarda dall’altra parte. »

    Les années ont passé, les communautés se sont rapprochées et admises. Actuellement nous vivons en bonne harmonie, les rancoeurs du passé n’existent plus. Presque chaque Saronese, ici en Belgique, a un beau fils ou une belle fille Belge ou… Hollandaise. Les nouvelles générations ne savent pas ce que veut dire « sale macaroni ». Le terme a disparu et c’est fort bien ainsi. Certaines familles des deux communautés sont devenues de véritables amis et mélangent volontiers la polenta d’un côté et les frites avec moutarde de l’autre.

    1962 Foot Prayon 1962 scolaires.jpg

    Les scolaires de Prayon

     Georges Clessens (dél.) – Jurgen Neubert – Guy Chardon – Ivan Giovannini – Tonio Caduta – Armando Giovannini (dél.) – De Ré – Ebner – Jean Koster – Dominique Iacobitti – Daniel Depas – Jean Mess.

    1962-63... Beaucoup de nationalités...

    Finalement, n’est-ce pas simple la vie ? Il suffit d’un peu de bonne volonté.

    « Ad delle volte mi chiedano ma Alex, non stai esagerando, non sei un fabulatore è vero che abbiate visuto cosi purtroppo e stato cosi. »

    Parfois on me demande, mais Alex, tu n’exagères pas, tu n’es pas en train de fabuler ; c’est vrai que vous avez vécu comme cela ? Et pourtant, c’est bien comme cela que ça s’est passé.

    1964 Belle Etoile1.jpg

    1964

    Oui, Alex, c'est bien comme cela que ça s'est passé...0 asuivre.jpg

  • De Sarone au Bay-Bonnet (8)

    baraques.png

    illustration

    Les années 1946-1960

    « (…) Gli anni 1946-1960 sono stati brutissimi per questi uomini e donne, non eranno stati preparati per questa vita, una altra cultura, un altro modo di vivere, un comportamento tutto differente del nostro, e come detto non sapevano parlare ne leggere il francese , costamente trattari di sale macaroni (sporco italiano). Il cinema era in francese, non capivano, vietati di acceso in certe osterie, controllati regolamente dalla polizia. Il minimo errore era fatale per perdere il permesso di lavoro B, gle lo toglievano e portati in frontiera senza processo, senza discussione e loro che errano partiti per gaudagare degli ‘skei’ (soldi) per vivere meglio, provate a imaginare in quale condizioni sociali vivevano «(…) »

    Pour ces hommes et ces femmes, les années de 1946 à 1960 ont été affreuses. Ils n’avaient pas été préparés pour cette vie et cette autre culture certes respectable mais un autre mode de vie. Ils durent s’adapter à une autre langue, subir les brimades. Ne sachant ni parler ni lire le français, ils se faisaient traiter de « sales macaronis ». Le cinéma était en français, ils ne comprenaient pas. L’entrée de certains cafés leur était interdite. Ils étaient régulièrement contrôlés par la gendarmerie. La moindre erreur pouvait leur être fatale et leur faire perdre le permis de travail B. On le leur retirait et les remettait au poste frontière sans discussion et eux, qui étaient partis pour mieux vivre et gagner des skei (argent), il est permis d’imaginer dans quelles conditions sociales ils vivaient.    

    Repli sur soi

    « Allora rimanevano fra loro e si richiudevano nel ghetto della cantina andove giocavano alle carte, tre sette, briscola, ramino, la mora, la bestia, le balle. In fatti gli primi anni la cantina del Bay-Bonnet e come se si era a Sarone. Fra di loro parlavano sempre il Saronese, non l’italiano, e non facevano neanche il sforzo di imparare la lingua francese (…) »  

    Alors ils se renfermaient entre eux dans le même ghetto de la cantine où ils jouaient aux cartes tre sette, briscola, rami, la mora, la bestia, les jeux de boules, les balles. En fait, les premières années à la cantine du Bay-Bonnet, on se serait cru à Sarone. Entre eux ils parlaient uniquement le saronese, jamais l’italien et ils ne faisaient même pas l’effort d’apprendre le français.  

    Les femmes arrivent… la vie s’organise

    femmes qui arrivent.jpg

    « (…) Le donne sono arrivate più tardi e errano nelle stesse condizioni degli uomini, per la spesa, c’era un mercante italiano al quale se la commandava il martedi, tutti prodotti italiani, e la portava ogni sabato sera. Anche lui, furbo, perche era fine settimana ed avevano più ‘skei’ (soldi) in tasca, a quella epoca tutto si pagava con ‘skei’ contanti. Le donne hanno imparato la lingua francese più velocemente perche erano spartite e lavoravano in differente fabbricche con delle altre donne Belghe. »

    Les femmes sont arrivées plus tard et elles étaient livrées aux mêmes conditions que les hommes. Pour les courses, il y avait un grossiste italien qui passait prendre commande tous les mardis et faisait les livraisons le samedi. Lui aussi était très malin parce qu’en fin de semaine, ils avaient plus d’argent en poche et comme à cette époque, on payait comptant et en liquide… Les femmes ont appris plus rapidement la langue française que les hommes parce qu’elles étaient disséminées dans différentes usines et obligées de converser avec d’autres femmes Belges. 

    La poste… un courrier… Entre joie et inquiétude !

    timbres.jpg« (…) L’unico legame con il paese : la posta ! Quando ricevevano una lettra che dolcezza divivere, come la giornata era bella e splendida a l’inverso quando vedevano arrivare il postino con un telegramma, chi lo riceveva avveva gia capito prima di leggere… maledizione suprema, senza una parola, le lacrime collavano come una fontana, il scritto crudele era cortissimo : papa – stop – morto – stop - parti – stop – oppure, mama – stop grave – stop parti – stop. Il tempo di arrivare, troppo tardi gli occhi si errano appena chiusi. Queste qualche parole che dolore, che dramma, che disperazione, che tristessa cosi lontani dei suoi, sapere di non più vedere, non più potere parlare con i loro cari. Tutta la speranza di vivere meglio era aneantita, non ne valeva più la pena. »

    Le seul lien avec le pays, la poste ! Quand ils recevaient une lettre, quelle douceur de vivre, comme la journée était belle et splendide à l’inverse, quand ils voyaient arriver le facteur avec un télégramme, celui qui le recevait avait déjà compris avant même de le lire… malédiction suprême, sans une parole, les larmes coulaient comme une fontaine, l’écrit cruel était très court : papa - stop mort – stop pars – stop ou bien maman – stop grave – stop – pars –stop. Le temps d’arriver, trop tard, les yeux s’étaient à peine refermés.

    Ces quelques mots de douleur, quel drame, quel désespoir, quelle tristesse, si loin des êtres aimés, savoir qu’on ne les verra plus jamais, que l’on ne pourra plus jamais parler avec ses chers. Tout l’espoir de vivre mieux était anéanti, cela ne valait plus la peine. 

    « (…) Questi anni per questi 150 Saronesi non sono stati teneri per loro, meglio non palarme, non n’è parliamo più, dimenticare per noi sara difficile, proviamo a pardonare. La vita che hanno passato e indescriptible (…) »

    Ces années ne furent pas tendres pour ces immigrés et il vaut mieux ne plus en parler même si oublier sera difficile. Mieux vaut essayer de pardonner. La vie qu’ils ont menée est indescriptible (…)

    Déjà publiés :

    Article 1

    Article 2

    Article 3

    Article 4

     
     
     
     
    Polese Alex (3).JPG
     
    0 asuivre.jpg
  • De Sarone au Bay-Bonnet (7)

    13307347_10206857205777591_8242262146233311794_n.jpg

    A la mine, à la carrière, à l'usine, ils sont venus pour travailler dans des conditions difficiles

    Des relations difficiles

    « (…) Il direttore della cava che si chiamava A… era un vigliaco finito, la parola è più che debole, e il suo contabile C… non valeva meglio. Quanti vagonetti non pagati e rubati che si sono messi in tasca. Non sapevano leggere, ne scrivere in francese non solamente loro ma anche noi figli e figlie, eravamo troppo piccoli non se li poteva aiutare, non capivano niente delle bolette, tutto si faceva a mano, il computer non esisteva. Il dialogo con il direttore non era possible, senza considerazione, non li salutava nemeno, era un tirano, un dittatore (…) »

    Et comme l’explique Alex Polese, outre les conditions de vie et de travail difficiles, ces ouvriers étaient également une proie facile pour certains de leurs dirigeants guidés par le profit : « Le directeur de la carrière qui s’appelait A… était une crapule finie et le mot est faible. Son comptable C… ne valait guère mieux. Combien de wagonnets n’ont-ils pas payés et ont-ils volés pour se les mettre en poche ? Ces ouvriers ne savaient ni lire ni parler le français et nous, les filles et garçons, étions trop petits pour leur venir en aide. Ils ne comprenaient rien aux bordereaux, tout était écrit à la main. L’ordinateur n’existait pas et le dialogue avec le directeur était impossible. Sans aucune considération à leur égard, il ne les saluait même pas. C’était un tyran, un dictateur. »

    Et Alex de poursuivre en insistant sur le fait que ces braves gens sans défense ont été spoliés, volés, sans scrupules, sans pitié, sans vergogne.

    « (…) Li hanno sfruttati, rubati senza scrupuli, senza pieta, senza vergogna, per di più gente senza difesa (…) »

    J’avais juré qu’un jour je les aurais vengé et je l’ai fait. Aujourd’hui, une partie de l’usine est entre mes mains. C’est dommage que beaucoup de ces 150 Saronesi ne le sauront jamais. Leurs illusions perdues, ils étaient tombés bien bas mais tomber n’est pas un échec, l’échec serait de rester où on est tombé !

    « (…) Avevo giurato che un giorno gli avrei vendicati e lo fatto. Oggi una parte della ditta e nelle nostre mani, peccato che tanti di questi 150 Saronesi non lo saprano mai. Le illuzioni perse, erano cascati molto bassi.

    Cadere non e un fallimento, il fallimento e di rimanere li andove si e caduti (…) »

    Une cohabitation délicate entre les nationalités

    « (…) La coabitazione in cava con le altre nazionalita è stata molto difficile, pensate la guerra e appena finita, tanti dei nostri Saronesi avevano fatto la guerra in Yougoslavia e Albania, conoscete il rancore del Belgio per la Germania e poi si ritrovano a lavorare insieme senza alcuna preparazione a questa situazione.

    Per di più il capo mastro dei minatori, tutti Saronesi, è Yougoslavo si chiamava M…, ed ha sempre preteso che gli Italiani gli avevano ammasato tutta la famiglia. Il peggio degli Yougoslavi nella cava, che cattivo con i nostri, probabilmente che aveva le sue ragioni, non possiamo portare giudizio, pero i nostri psicologicamente e manualmente hanno sofferto moltissimo. Sempre la paura di perdere il permesso di lavoro B valido per cinque anni, se lo perdevano dovevanno tornare in Italia o un altro paese, ma quando non conosci la lingua e non conosci nessuno, come potevano fare ? (…) »

    La cohabitation avec les autres nationalités a été très difficile. De fait, la guerre était à peine finie et beaucoup de ces Saronesi l’avaient faite en Yougoslavie et en Albanie. Par ailleurs, la rancœur des Belges envers l’Allemagne était toujours bien présente. Qui plus est, M… le chef de ces mineurs, tous Saronesi, est Yougoslave et il a toujours prétendu que les Italiens avaient assassiné toute sa famille. Il était le pire des Yougoslaves dans toute la carrière et quelle méchanceté avec nos Saronesi. Probablement avait-il ses raisons que nous ne pouvons juger mais, psychologiquement et manuellement, ils ont fortement souffert. Toujours la peur de perdre le permis B valable seulement pour cinq ans. S’ils le perdaient, ils devaient rentrer en Italie mais, quand tu ne connais pas la langue et que tu ne connais personne, comment faire ?

    La couleur des skei (argent)

    « (…) Per la prima volta della loro vita vedevano il colore dei ’skei’ (soldi) e quello che ovviamente potevano portargli. Nel contratto di lavoro non potevano andare a presentarsi in altre ditte. O il Bay-Bonnet o Sarone. Dopo i cinque anni, avevano il permesso A e senza gioco di parole tutto era permesso del punto di vista di cercare lavoro altrove. (…) »  

    Pour la première fois de leur vie, ils ont vu la couleur des 'Skei' (argent) et surtout le bien-être qu'ils pourraient leur apporter. Dans le contrat de travail, ils ne pouvaient pas se présenter dans d'autres entreprises. Ou le Bay-Bonnet ou Sarone. Après cinq ans, ils avaient le permis de travail A et, sans jeu de mots, tout était permis pour trouver un autre emploi. (...) "

    Lire la suite