Société

  • Faits de violence en Justice

    Les faits de violence sur et autour des terrains de football commencent à trouver une suite devant la Justice et c'est fort bien ainsi.

    Que ce soit envers les arbitres, les joueurs ou les supporters adverses, ce combat contre la violence est devenu l'affaire de tous. On ne peut plus se réfugier derrière le "...mais c'est un fait de société à l'heure actuelle...". NON, tout un chacun est concerné.

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  • Violence sur les terrains de foot

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    PARQUET DE LIEGE

    Le 15 septembre 2012, lors d’un match de football de la Royale Intercorporation liégeoise entre l’AC Mehagne et l’Innovation Friddi, un joueur, capitaine de l’Innovation Friddi, frappe un arbitre dans la figure, après contestations et rouspétances, suivies d’une double carte jaune.

    Verdict

    Le tribunal correctionnel de Liège a condamné le fautif d’une peine de quatre mois de prison avec sursis.

     *     *     *     *

    PARQUET DE VERVIERS

    Le 25 août 2013, lors du match de football entre Bellevaux et Faymonville en P4, un joueur frappe un arbitre dans la figure, après contestations et rouspétances, suivies d’une double carte jaune.

    Verdict

    L’Union belge de football le suspend pour trois ans.

    La Justice (Verviers) classe l’affaire sans suite en argumentant que « les conséquences pénales seraient disproportionnées par rapport au fait commis. »Justice 2.jpg

     

    TRIBUNAL DE LIEGE

    Septembre 2014

    Les choses bougeraient-elles enfin ?

    De nouveaux faits de violence sur un terrain de foot seront bientôt jugés :

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    Déjà publié sur ce blog, lire aussi l'article consacré aux faits de violence à l'égard du corps arbitral. 

  • Un match de foot à la TV

    télévision nb.jpgCe billet s’adresse en priorité aux jeunes de maintenant, à ceux qui sont nés avec un GSM greffé dans la main et un écran de télévision vissé dans leur chambre.

    Savez-vous tout d’abord que la télévision n’a pas toujours existé ? Les GSM non plus d’ailleurs.

    En ces temps dits « évolués » du XXIème siècle, la mode implique d’aller voir les matches de football, notamment ceux de la Coupe du Monde sur écran géant, que ce soit dans un café ou en un  endroit prévu pour faire la fête.

    Et ce serait fort bien ainsi si ce n’est qu’il n’est plus vraiment question de fête.

    Quel que soit le pays, un peu partout dans le monde, la diffusion des matches de la Coupe du Monde provoque des conflits, des bagarres, des dégradations diverses, etc.

    En beaucoup d’endroits, ce n’est plus la fête du foot mais c’est l’occasion donnée d’exprimer sa haine et sa violence.

    Mais, que ce soit l’Algérie, la Belgique, la Croatie, l’Italie, les Pays-bas, l’Angleterre ou … ou… qui jouent, pourquoi ne pas apprécier la beauté ou la qualité d’un match de football sans se taper sur la gueule ? Pourquoi ne pas apprécier à sa juste valeur ce qui, après tout, n’est qu’une joute sportive ? Pourquoi ne pas admirer tout simplement le vainqueur ?

    Et le fait d’aller voir les matches « en communauté » n’arrange pas grand-chose et pourtant, ce n’est pas nouveau d’aller voir un match à la tv en groupe.

    Je me souviens, j’avais une dizaine d’années et j’habitais La Brouck.

    La télévision faisait ses premières apparitions et, dans le village, il n’y avait qu’un seul poste de tv.

    Il était situé chez le regretté Jean Raskin.

    L’appareil était placé dans une cave et Jean Raskin avait mis des bancs dans sa cave de façon à permettre à de nombreuses personnes d’assister à la retransmission d’un match de football.

    C’était lors de la saison 1958-59. Il y a donc quelques jours de cela. Le Real Madrid allait remporter, le 3 juin 1959, la finale de la Coupe des Clubs Champions en battant le Stade de Reims par 2-0. Mais, avant cela, en quart de finale, le Stade de Reims avait éliminé le Standard de Liège. Battus 2-0 à Sclessin, les Français l’avaient emporté 3-0 au retour et c’est ce match que, le 18 février 1959, tout le village était allé voir chez Jean Raskin, dans le respect et la convivialité. 

    Ce n’était pas un écran géant, c’était un écran en noir et blanc mais nous étions heureux d’avoir assisté à un match de football, même si le Standard avait été battu. Le ralenti et ses 225 caméras n'existaient pas encore donc nous n'avions pas pu reprocher cette défaite à l'arbitre de ce match. Dommage, n'est-ce pas ?

    Vous voyez, vos matches sur écran géant…vous n’avez rien inventé mais vous avez perdu une bonne partie de la convivialité ! Ben oui, à cette époque, nous n'étions pas allés voir le match chez Jean Raskin munis de battes de base-ball...

  • Une journée au "Merisier", c'est ce samedi 14 juin

    Tout se met lentement, mais sûrement en place au centre de la Croix-Rouge Le Merisier pour faire de la journée de samedi une pleine réussite. Ce 15ème anniversaire du centre d'accueil se prépare avec soin.

    En plus des activités proposées, venez aussi faire connaissance avec les résidents.

    Ci-dessous, l'inauguration, ce mercredi, d'une décoration extérieure.

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  • Après la "gauche caviar", "Disney caviar" ?

    Disney 002.jpgEDITO Charles Clessens

    Nous connaissons tous la « gauche caviar ».

    Une fausse gauche qui se donne bonne conscience qui dit ce qu’il faut faire mais ne fait pas ce qu’elle dit.

    Cette expression de « gauche caviar » est entrée dans le langage courant. Tout le monde s'en est accommodé et elle n’étonne plus personne. Bien évidemment, rares (inexistants ?) sont ceux qui s’en revendiquent. En effet, une gauche qui aime le peuple mais se garde d’en partager le sort, ça fait désordre.

    Bref, là n’est pas le propos de ce billet.

    Une personne de mes connaissances s’est rendue récemment à Disneyland et, qu’elle en soit remerciée, m’a rapporté un souvenir : une petite boîte délicieusement intitulée « Popcorn sucré » de 50 gr.

    Sur le couvercle figure le prix : 4,99 € soit 99,80€ le kilo.Disney 002bis.jpg

    Et pour ceux qui savent encore compter en francs belges, cela fait 4025,922 francs belges le kilo.

    Après la « gauche caviar », voici donc sur un autre plan, le « Disney caviar ». 

    Et tout le monde trouve cela normal.

    C’est pareil à tous les niveaux, la démesure, sans garde-fou, sans contrôle.

    Un autre exemple, plus marquant mais bien camouflé parmi les événements du moment (Coupe du Monde oblige), nos chers (sens coûteux) parlementaires européens se sont voté une augmentation de 1.500 € de l’enveloppe mensuelle dont ils disposent pour « rémunérer » leurs assistants. Cette enveloppe est passée de 19.709 € à 21.209 €.  Enveloppe hors rémunération, précisons-le.

    Et ce sont ces gens-là qui, sans hésitation et l’âme sereine, vous demanderont de faire des efforts, de vous serrer la ceinture.

    Ne serait-il pas vraiment plus que grand temps de réfléchir en profondeur au mode de fonctionnement de notre société ?

    Société où les écarts entre les nantis et les autres, de plus en plus nombreux, se creusent avec une inquiétante régularité.

    La question a au moins le mérite d'être posée.

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  • Bizarre la Justice

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    Une Justice jette le gant ... l'autre sévit pour deux cas relativement semblables : un joueur donne un coup de poing dans la figure de l'arbitre

    Le 25 août 2013, Sébastien Graeff, un arbitre, avait été frappé par un joueur lors d’un match de P4. Si l’Union belge a sévi en suspendant le fautif pour trois ans, la Justice (?) a classé l’affaire sans suite. Désolant.     

    « Ce ne fut pas un match facile », se souvient le referee. « J’avais dû distribuer 4 cartes jaunes et 2 doubles jaunes à Bellevaux pour 2 à l’AS Faymonville, mais à la fin du match, les joueurs des deux équipes sont venus me serrer la main.» C’est à ce moment que les choses ont dérapé. « Le gardien de but de Bellevaux, Guilleaume Francois, est venu vers moi en rouspétant de manière assez corsée au point que, toujours sur le terrain, je lui ai brandi un carton qui, hélas, n’a pas suffi à le calmer. « Je lui ai dit que s’il persistait, j’allais devoir lui montrer une deuxième jaune. » La réaction du joueur ne se fit pas attendre : « Mets-moi la rouge et je te pète la gueule… » L’arbitre n’avait évidemment pas le choix. Il sortit la carte rouge et le joueur de Bellevaux exécuta sa menace. « Il m’a donné un violent coup de poing au visage ce qui a eu pour effet de me faire tomber. Dès que je me suis relevé j'ai été protégé par les joueurs de Faymonville qui m’ont escorté jusqu'au vestiaire », poursuit Sébastien Graeff qui, après l’agression, a été contraint de se rendre à l’hôpital. Plainte à la police a aussi été déposée. « J'ai eu deux dents cassées que j’ai dû faire extraire mais aussi quelques frais divers », ajoute encore le referee qui vient de recevoir un courrier émanant du Parquet lui annonçant que ce dossier est classé sans suite. « Cette décision me laisse vraiment pantois car il y a eu des coups portés et ce devant une flopée de témoins mais le parquet estime que les conséquences pénales seraient disproportionnées par rapport au fait commis (sic). Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Justice vient encore, pour des faits de violence, d’envoyer un très mauvais signal à une société de plus en plus souvent gangrenée par de tels actes dans le milieu du foot.

    « Je continue l’arbitrage malgré la recrudescence de l’agressivité sur et autour des terrains mais je me souviens avoir lu dans les médias que lors d’une table ronde entre les acteurs du foot et le Palais de Justice de Liège, il était préconisé d’appliquer des sanctions exemplaires », conclut un ref malgré tout un peu dépité par ce laxisme. On le serait à moins !      

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    Ainsi, la JUSTICE (?) a classé ce dossier sans suite parce qu'elle estime  "...que les conséquences pénales seraient disproportionnées par rapport au fait commis..."

    Traduction du message que je qualifierai de "disproportionné" émanant de la Justice : Venez taper sur la gu.. de l'arbitre, vous ne serez pas poursuivi...parce que les conséquences pénales pourraient être disproportionnées (trop importantes ?) pour vous. Donc, vous ne serez même pas jugé. 

    Il n'y a pas de mots pour qualifier cet absence de suivi si ce n'est que c'est une honte et un très mauvais message envoyé non seulement aux délinquants de toute sorte mais aussi aux policiers qui font leur travail, sans oublier évidemment la société.

     Et, quelques jours plus tard...

    Autre cas, même scène mais...autre Justice.

    Un autre cas, relativement similaire vient, quant à lui de passer devant le juge et là, il y a sanction.

    Comprenne qui pourra.

    Il n'est pas question ici de se substituer à la justice ou à l'autorité mais constater qu'à une époque (la nôtre) où les faits de violences, verbales ou physiques sont de plus en plus fréquents, de plus banalisés dans notre société, que deux faits semblables sont considérés de façon diamétralement opposées, ça ne peut que contribuer à faire perdre encore davantage confiance à cette justice d'autant plus qu'un des deux ne sera même pas jugé. justice.jpg

     

  • A vous de choisir

    Le prochain week-end, vous allez participer ou assister à un match de football ou même d'un autre sport.

    Que ce soit comme joueur, dirigeant, spectateur, coach ou simple curieux, vous serez probablement amené à réagir aux faits de jeu. 

    Choisissez votre comportement.

    Celui-ci ?

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     Ou celui-là ?

    arbitre agressé.jpg

     

  • Patient ou client ?

    medecin house.jpgPatient ou client ?

    Précisons d’emblée que tous les médecins ne sont pas concernés mais quand même, ce type de “procédure” a déjà été constaté, osons le supposer à maintes reprises.

     

    Les faits

    Une de mes connaissances consulte son médecin généraliste (A) qui lui recommande, à juste titre, d’aller passer des examens complémentaires au CHU chez un spécialiste (B).

    La personne prend rendez-vous et s’y rend.

    Le médecin spécialisé (B) effectue l’examen mais recommande au patient (client ?) de passer ultérieurement un examen complémentaire qui se justifie.

    Par le plus grand des hasards, cet examen complémentaire sera effectué encore par le médecin B.

    Or, celui-ci, renvoie le client-patient vers le généraliste (A) pour que celui-ci lui fasse une prescription pour passer l’examen complémentaire que le médecin B a (justement) recommandé.

    Simple question : pourquoi B n’a-t-il pas effectué cette prescription lui-même, plutôt que de renvoyer chez A ?

     

    La planche à billets fonctionne dans le milieu médical

    En conclusion, le patient-client a dû retourner chez le médecin A qui, bien entendu l’a renvoyé vers le médecin B.

    Le patient-client a payé une consultation supplémentaire que le médecin B aurait pu (dû ?) éviter en faisant lui-même la prescription qu’il recommandait.

    Je ne pense pas que ce cas soit un fait isolé.

    C’est Hippocrate (J'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté) qui doit être content.

     

    Parking payant au CHU

    Terminons par un étrange constat relatif au stationnement.

    Force est de reconnaître qu’il est de plus en plus difficile de parquer sa voiture au CHU du Sart Tilman. L’organisation locale a donc prévu un parking payant pour ceux qui le souhaitent, ce qui est techniquement tout à fait acceptable.

    Ce parking fonctionne avec des barrières automatiques et des tickets que l’on prend à l’entrée. A l’intérieur du CHU, il y a deux bornes pour payer et prendre un ticket de sortie.

    Fort bien.

    Seul problème, c’est qu’apparemment, il n’y a pas de comptage du nombre de véhicules entrés sur le parking payant.

    Ce qui fait que le parking payant est souvent plus que surchargé et qu’il n’y a pas assez d’emplacements pour tous les véhicules entrés. Et, forcément, il est constaté un parking “sauvage” à l’intérieur du parking payant parce que celui-ci n’est pas géré en nombre.

    Bien sûr, tout véhicule entré rapporte un minimum de deux euros donc, pourquoi se tracasser.

    Cherchez l’erreur qui, en ce cas bien précis est ... la solution. 

  • Fair-play et respect au FC Horion

    Horion.jpg"Phénomène de société", est-on enclin à avancer, comme pour se justifier lorsqu'on parle de la violence, qu'elle soit verbale ou physique, notamment dans le milieu du foot.

    Décréter qu'on ne sait rien faire est un peu trop facile. La preuve par le FC Horion, un "petit" club de P4 liégeoise qui donne l'exemple, parfois à ceux d'en haut.

    C'est ainsi que ce club a adhéré à un projet porté par le Ministère des Sports, l'ADEPS et la CPA pour conscientiser jeunes, entraîneurs, dirigeants et parents quant aux vraies valeurs que doit véhiculer le sport.

    La semaine passée, dans les locaux du FC Horion, était organisé un cours ... d'arbitrage destiné aux parents et aux jeunes joueurs.

    Durant cette séance, des phases de jeu étaient proposées, par des formateurs de la CPA, en vidéo ou photo sur écran. Ensuite, l'assistance devait déterminer tout d'abord s'il y  avait faute ou pas mais aussi si le carton jaune devait être brandi, à moins que ce ne soit le rouge.

    Pas facile d'arbitrer et de connaître toutes les règles, ont pu constater parents et jeunes joueurs. 

    Nombreuses photos de cet événement sur la page Facebook du blog Sudinfo de Trooz.

    Ci-dessous, Rudi Rulli, président du FC Horion, entouré des formateurs de la CPA, Daniel Vanwaeyenberge et Freddy Lepage.

    Daniel Vanwayenberge, Rudi Rulli, Freddy Lepage bis.jpg

     

    Mais aussi, l'accomplissement du rêve de nombreux joueurs et parents : sortir un carton jaune ou rouge, mais qui se trompe, il n'y avait qu'une bonne réponse à la question posée ?

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  • " Suspendu " ?

    cafe suspendu.jpgEntrée dans un petit café en Belgique avec mon ami, nous avons passé commande.

    Nous attendions, quand  deux personnes arrivent et s'approchent du comptoir :

     "Cinq cafés, s'il vous plaît. Deux pour nous et trois suspendus."

    Ils ont payé, ils ont pris leurs deux cafés et sont partis.

    J'ai demandé à mon ami : - "Qu'est-ce que c’est, des cafés suspendus ?"

    Mon ami m'a répondu : - "Attends et tu verras."

    Un peu plus tard, d’autres personnes sont entrées.

    Deux filles ont demandé un café chacune. Elles ont payé et sont parties.

    La commande suivante a été de sept cafés, commande effectuée par trois personnes, trois pour elles et quatre "suspendus".

    Tandis que je me demande toujours quelle est la signification des cafés “suspendus", ils partent.

    Soudain, un homme habillé avec des vêtements usés qui ressemble à un mendiant arrive au comptoir et demande cordialement : - "Avez-vous un café suspendu ?"

    Et le serveur lui sert un café.

    Explication : les gens payent à l’ avance un café qui sera servi à qui ne peut pas se payer une boisson chaude !

    Cette tradition a commencé à Naples, mais elle s'est répandue de par le monde.

    Il existe bel et bien quelques endroits où il est possible de commander non seulement "des café suspendus" mais aussi un sandwich ou un repas complet...

    Et si nous mettions cette procédure en place ?

    Une lectrice assidue.

     

     

  • Je me souviens

    bonnes soeurs.jpgA l'heure où nous sommes de plus en plus à la croisée des chemins quant au devenir de notre société, voire à son bouleversement profond voici la réaction d'une grand-mère...

    A méditer...au moins

    Pour votre confort de lecture, le texte est reproduit intégralement après la vidéo.

    ''J'aurais voulu aller rencontrer ces femmes musulmanes à Hérouxville pour partager leur culture et leurs recettes, mais surtout pour profiter de  l'occasion de leur expliquer notre devise je me souviens.  

    Je me souviens  que, dans mon jeune âge, nous ne pouvions pas  entrer à l'église sans avoir un voile ou un chapeau  surla tête. À cette époque, je me  souviens aussi que c'était aussi un péché mortel de manger de la viande le vendredi.
    Dans la même décennie,
    je me souviens que ma mère a été  chassée de l'Église parce qu'après avoir mis au monde quatre  enfants, elle ne voulait plus en avoir d'autres. 
    Je me  souviens que pour cette raison, le pardon de ses  fautes lui était refusé par  l'Église à moins qu'elle ne  laisse son corps à son mari, avec ou sans plaisir, au  risque d'atteindre la douzaine.
    Je me  souviens qu'elle a refusé et qu'elle a quitté l'Église comme beaucoup d'autres femmes de sa génération. 
    Je me  souviens que ma mère s'est  ensuite séparée de mon père et que nous sommes devenus la cible des regards et des commentaires désobligeants de notre paroisse. 
    Cependant
    je me souviens qu'à la suite de sa séparation, nous avons vu le collet romain sur la table de nuit. Le prêtre voulait-il tester les moyens de  contraception de l'heure ? Dans la même décennie,  je me  souviens que la cousine de ma mère a obtenu le divorce et qu'elle a reçu du même coup son excommunication de Rome.
    Je me  souviens que quelques années à peine avant ma  naissance, les femmes ont obtenu le droit de vote et en même temps le droit d'être considérées comme des citoyennes à part entière dans la société.
    Je me souviens que lorsque j'étais jeune, nous devions nous aussi, comme pour les religions musulmane et autres, prier sept à huit fois par jour. La messe à tous les matins, une prière avant le déjeuner, une prière en entrant en classe, une au dîner sous le coup de l'Angélus, une autre avant la classe de  l'après-midi, les grâces au souper, le chapelet en famille avec le  Cardinal Léger et une dernière prière avant d'aller au lit. Il y avait le mois de Marie, les Vêpres, etc..  Nous avions aussi de longues périodes de jeûne avant Noël (l'Avant), avant Pâques  (le Carême). Je n'ai pas dit non plus que nous devions porter le deuil durant un an et moins selon le degré de parenté de la  personne décédée.
    Je me souviens que, tour à tour, ma mère et ma belle-mère ont vu une opération urgente retardée en attendant que leur mari respectif, de qui elles étaient séparées de fait et non légalement, apposent leur signature pour autoriser leur  intervention chirurgicale. 
    Devenue adulte,
    je me souviens que grâce aux  pressions de la génération précédente, j'ai eu accès aux premiers  moyens de contraception qui m'ont permis  de restreindre le nombre de mes propres rejetons.
    Je me  souviens aussi qu'il n'était plus un péché de manger de la viande le vendredi. Je ne sais pas ce qui est arrivé à ceux qui sont allés  en enfer. J'espère qu'on les a rapatriés. 
    Devenue adulte,
    je me souviens avoir travaillé  dans des environnements traditionnellement réservés aux hommes. je  me souviens des frustrations de ne pas avoir été  traitéeau même titre que  les hommes  dans les entreprises et surtout dans la vie en général. 
    Je me  souviens qu'après avoir eu un fils, je ne voulais plus  d'autres enfants de peur que ce ne soit des filles, par solidarité et parce que le travail qui restait encore à faire pour atteindre l'égalité était énorme. Je me souviens des efforts que beaucoup de femmes ont dû déployer pour se faire reconnaître et pour obtenir des postes administratifs de haut niveau. Je me souviens du militantisme de beaucoup de femmes qui ont travaillé  d'arrache-pied pour obtenir l'équité dans notre pays comme politicienne, au sein des chambres de commerce, des syndicats, du Conseil du statut de la femme, etc.
    Je me  souviens qu'il a fallu plus de cinquante ans d'efforts collectifs pour nous libérer  de l'emprise de l'Église et de la religion sur nos vies. Je me souviens  qu'il a fallu plus de soixante ans (1940 à 2006) pour obtenir  l'équité salariale et que ce n'est pas encore fini. Mes soixante ans font que je sais que rien n'est acquis dans la vie et qu'il faut  maintenir voire redoubler nos efforts pour ne pas perdre le résultat de tous ces labeurs. Je ne suis pas raciste, cependant, lorsque je vois d'autres ethnies, imprégnées par leur religion contrôlante, vouloir s'imposer dans notre société, j'ai peur. J'ai peur parce que ces hommes et ces femmes ne savent pas quel chemin nous avons parcouru. De plus, les jeunes québécoises qui embrassent cette religion qui  voile les femmes ne se souviennent pas. C'est donc  par ignorance qu'on explique leur choix. Aucun animal dans la nature à part l'homme, n'habille sa femelle par dessus la tête. Je suis maintenant une grand-mère de quatre merveilleuses petites filles  et j'ai peur. J'ai peur lorsque je vois une femme voilée travailler dans un CPE ou dans nos écoles ou encore lorsqu'on y laisse un enfant porter le Kirpan. Nous nous sommes débarrassés de tous ces symboles religieux et voilà qu'ils reviennent à l'endroit même où l'éducation de notre nouvelle  génération est cruciale et à la période à laquelle on doit  inculquer les principes fondamentaux de vie en  société à nos enfants. La tolérance envers ces symboles religieux  que sont le voile, le Kirpan, le turban dans les CPE, dans  nos écoles et dans nos institutions en général est un manque de  respect pour les générations précédentes qui ont travaillé si fort  pour se retirer de l'emprise de la religion sur nos  vies.Vous ne vous souvenez pas ! Moi,  je me souviens et à  cet égard, je n'ai aucune tolérance et je ne veux aucun  accommodement par respect pour ma mère, ma tante et pour mes  petites filles.
    Je me  souviens que la charte des droits et libertés permet à  chacun de pratiquer la religion de son choix, mais de grâce que  cette religion demeure dans la famille. Le port du voile dans la  religion musulmane est pour nous la démonstration la plus importante de la soumission de  la femme et  c'est cela qui nous fait peur et qui nous choque parce  qu'on se souvient.

  • Le jugement

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    Richard Nieuwenhuizen (41 ans),

    c’est son nom.

    Il est mort.

    Son crime ?

    Mort pour avoir permis à de "jeunes sportifs" de pratiquer leur sport favori.

  • C'était le 2 décembre 2012

     

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    Un arbitre néerlandais cliniquement mort suite à des coups portés par de jeunes joueurs

    Un juge de ligne néerlandais, qui avait été molesté dimanche par de jeunes joueurs de football âgés entre 15 et 16 ans, a été déclaré lundi comme étant cliniquement mort, a annoncé la police d'Utrecht dans un communiqué. L'arbitre assistant de 41 ans, qui officiait lors de la rencontre entre Nieuw Sloten B1 (Amsterdam) et le SC Buitenboys B3 (Almere), avait notamment reçu des coups sur la tête. Quelques heures plus tard, l'homme s'était senti mal et avait été transporté à l'hôpital.

     

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    Richard Nieuwenhuizen (41 ans),

    c’est son nom.

    Il est mort.

    Son crime ?

    Mort pour avoir permis à de "jeunes sportifs" de pratiquer leur sport favori.

    Le juge de ligne du club d’Almere a été pris à partie par quelques joueurs du club adverse qui l’ont frappé. Il s’est bien mis à courir pour leur échapper mais les « supporters » l’ont rattrapé et frappé notamment à la tête ce qui a induit son transport à l’hôpital où l’on a décelé de graves lésions cérébrales. L'arbitre n’a pas survécu et est décédé ce lundi vers 17h30, entouré de ses proches.

    Trois suspects du club hôte d’Amsterdam, âgés entre 15 et 16 ans, ont été interpellés lundi matin, mais l’enquête se poursuit et la police n’exclut pas d’encore arrêter d’autres jeunes joueurs.

    «Cela n’a plus rien à voir avec le sport et c’est intolérable», a déclaré Edith Schippers, la Ministre néerlandaise des sports. «C’est effrayant de voir qu’un tel drame peut se passer sur un terrain de sport aux Pays-Bas.»

    Souvenons-nous, il y a quelques jours, une autre agression d’arbitre, cette fois, chez nous, le 25 novembre à Wanze lors d’un match de jeunes âgés de 15 ans. 

    Ils vont être jugés ce lundi 17 juin 2013