Politique

  • Paul Magnette répond à la lettre ouverte

    Le 7 mars 2017, en tant que citoyen, j'avais envoyé une lettre ouverte au monde politique (vous pouvez la relire en cliquant ici).

    A ce jour, une seule réponse est parvenue, celle de Paul Magnette, Ministre-Président de Wallonie.

    9 mars 2017 : 23h59 * * En bas de texte, la réponse d'Elio Di Rupo.

    Ci-dessous, en intégralité, la réponse de Paul Magnette.

    Magnette Paul.jpgCher Monsieur,

    Vous m’avez écrit afin de me faire part de vos réflexions et suggestions dans le cadre du dossier « Publifin » qui soulève, effectivement, de nombreuses questions quant à la gouvernance publique. Ayant pris bonne note de celles-ci, je veux saisir cette occasion pour vous livrer mon analyse et les engagements que j’ai tenu à prendre avec le Gouvernement wallon. L’importance de l’enjeu mérite, je pense, une réponse quelque peu détaillée. 

    Comme vous le savez, je suis entré en politique lors du scandale de La Carolo pour contribuer au mouvement de renouveau qui devait mettre un terme aux pratiques dépassées et déplacées qui jetaient injustement l’opprobre sur la majorité des élus et mandataires intègres. Depuis lors, j’ai constamment agi en ce sens dans les fonctions publiques que j’ai eu la responsabilité d’exercer.

    Les comportements mis au jour ont donc nourri, chez moi, un profond sentiment de colère.

    Colère face au discrédit que certains agissements particuliers jettent sur les intercommunales et leurs travailleurs qui, bien loin de cette réalité, agissent pour améliorer notre vie quotidienne, en assurant le fonctionnement des hôpitaux, le développement des zonings industriels, la gestion des déchets, la distribution de l’eau, du gaz et de l’électricité ou encore l’accès aux salles de sport et piscines.

    Colère devant l’image renvoyée vers nos concitoyens qui travaillent simplement pour vivre dignement ou aspirent à le faire et se voient imposer beaucoup d’efforts au nom de la crise ou de l’austérité aveugle dogmatiquement suivie par d’aucuns.

    Colère aussi face au choix manifestement posé par certains de contourner l’esprit des législations que les autorités wallonnes avaient adoptées en matière de gouvernance afin de mettre en place des systèmes indéfendables sur le plan éthique.

    Ces mécanismes ont été instaurés par Publifin sur base de décisions adoptées par son conseil d’administration à l’unanimité. Il s’agit donc, clairement, d’une responsabilité collective. L’important est aujourd’hui d’éviter l’amalgame et le rejet aveugle tout autant que le découragement.

    Je refuse personnellement tout fatalisme et tout immobilisme. Ces révélations ne remettent pas en cause les avancées incontestables opérées au cours des dernières années ; avancées qui ont placé la Wallonie à la pointe en matière de gouvernance dans bien des domaines. En revanche, elles soulignent crûment le travail qui reste à accomplir, en dépit de celui engrangé sous la législature passée et depuis le début de celle-ci.

    Voilà pourquoi, j’ai veillé à ce que le Gouvernement wallon identifie sans délai un arsenal de mesures qui vont opérer, dans les prochaines semaines et prochains mois, une véritable « révolution » de la gouvernance et de l’éthique en Wallonie.

    Les résultats de cette opération ne peuvent être différés. Dès lors, dans les trente jours ouvrables, le cadastre des intercommunales et autres organismes sera contrôlé et les rémunérations seront précisément cartographiées. Sur cette base, dans les quarante-cinq jours ouvrables, un comité indépendant proposera la suppression des instances « superflues ».

    La transparence sera au cœur de la réforme. Tous les mandats et toutes les rémunérations seront publiés nominativement pour toutes les instances dans lesquelles siègent significativement les pouvoirs locaux (25 % des parts ou 50 % des administrateurs désignés).

    De même, un cadastre complet des mandats et des rémunérations sera réalisé au sein des organismes d’intérêt public régionaux et la publication nominative de toutes les rémunérations deviendra la règle. Notre volonté est donc d’aller très loin en la matière, l’aspiration à la transparence exprimée de nos jours prenant le pas sur les considérations relatives à la protection de la vie privée.

    Les rémunérations seront, en outre, strictement encadrées. Les rémunérations fixes ne seront plus acceptées que pour les présidents, vice-présidents et membres des comités de direction. Elles seront strictement plafonnées et conditionnées à la présence effective aux réunions. Pour les autres fonctions, seul le système des jetons de présence sera accepté. Quant aux membres des organes consultatifs, ils ne seront plus rémunérés.

    Pour les non-élus, le plafond de la rémunération liée à leurs mandats sera limité à 50% de l'indemnité parlementaire. Pour les élus, qui peuvent être rémunérés jusqu’à 150 % maximum de cette indemnité, ce plafond comprendra désormais aussi toutes les rémunérations perçues dans une société privée à participation publique locale. Il sera interdit de recourir à une société pour l’exercice d’un mandat public ou d’un mandat dans une société à participation publique locale.

    Les incompatibilités seront également renforcées pour prévenir tout conflit d'intérêts entre les cabinets ministériels et les OIP relevant de leur tutelle, ainsi qu’entre les fonctions dirigeantes d’OIP et les mandats exécutifs locaux ou provinciaux. Nous décrèterons également une incompatibilité entre la direction d’une société à participation publique locale et un mandat dans un collège communal ou provincial. Cela signifie qu’une personne se trouvant à la tête d’une entreprise à capitaux publics ne pourra plus, en même temps, exercer des fonctions politiques. Entre les deux, il faudra désormais choisir.

    Toutes ces règles seront assorties de sanctions, afin de s’assurer qu’elles soient effectivement respectées.

    Par ailleurs, sans être exhaustif, le Gouvernement a invité le Parlement à mettre immédiatement en place la Commission de déontologie prévue par décret et à imposer sa consultation aux députés exerçant une fonction privée.

    Enfin, parallèlement à la commission d’enquête instituée au niveau parlementaire, nous avons décidé de faire diligenter un audit complet du groupe Publifin en le confiant à un comité d’experts indépendants sélectionné par appel d’offres pour éviter toute suspicion de conflits d’intérêts.

    Comme je l’ai annoncé, je porterai personnellement ces décrets, avec Pierre-Yves Dermagne, désormais chargé des pouvoirs locaux.

    Ma volonté, celle de mon parti et celle de la majorité wallonne est donc d’avancer sans retard en la matière mais aussi d’agir en profondeur, afin d’apporter des réponses structurelles durables à cette question essentielle de société. Ceci afin de transformer cet événement, nuisible à l’image de notre Région comme à la confiance citoyenne, en une opportunité de renforcer encore nos règles démocratiques et éthiques.

    Croyez que je serai particulièrement attentif à mener à bonne fin ce chantier prioritaire, dont je vais m’occuper personnellement pour atteindre l’objectif de gouvernance optimisée que je m’étais fixé pour cette législature.

    Heureux d’avoir pu préciser ces éléments, je vous prie de croire, cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

    Paul Magnette

    Mon commentaire :

    Tout d'abord, il convient bien évidemment de remercier Paul Magnette pour cette réponse rapide. Pour ce qui est de "mes réflexions", je constate qu'il est aussi outré (et même en colère) que tous les citoyens de Wallonie, sans doute, à l'exception des bénéficiaires du système. Par ailleurs, je prends note que Paul Magnette a pris bonne note de mes suggestions (relire texte complet ici), à savoir, en résumé 

    1 STOP AUX MANDATS REMUNERES (que tous les mandats soient gratuits)

    2 DES MANDATS AUX ETUDIANTS (qu'ils soient attribués aux étudiants qui sortent des hautes études)

    3 REVOIR LES TRAITEMENTS DES ELUS (à la hausse pour justifier les mandats gratuits)

    mais que ces suggestions resteront de "bonnes prises de note".

    Les éventuelles autres réponses reçues vous seront bien évidemment communiquées texto et subito.

    *    *     *

    Ci-dessous, la réponse au mail envoyé à Elio Di Rupo, président du PS

    Cher Monsieur,

    Votre mail nous est bien parvenu et nous vous en remercions.

    Vos réflexions recevront toute l’attention nécessaire et elles seront prises en considération par le Président et son équipe dans les délais les plus brefs.

    Bien cordialement,

    L’équipe PS

    Boulevard de l'Empereur 13

    1000 Bruxelles

  • Publifin... une histoire sans fin

    2017 03 04 ag publifin.jpg

    Gaspard Grosjean revisite quelque peu ce samedi 4 mars 2017 dans La Meuse les personnes présentes à une des deux AG de Publifin en 2016 (les 24 juin et 22 décembre). 

    Extraits de l'article

    (...) lors de ladite AG, les représentants des communes associées – au nombre de cinq par localité – doivent porter la décision de leur conseil. Rien n’empêche toutefois à ces représentants de poser des questions, ouvrir des débats, réclamer des explications ou des documents, etc. Plus important encore, selon le Code de la démocratie locale en Wallonie, l’assemblée générale détient le « vrai » pouvoir (voir ci-contre). Bref, c’est là que les communes peuvent notamment s’intéresser de près aux différentes facettes de l’intercommunale. (...)

    Il est vrai que c'est moins porteur en terme de voix que d'organiser une soirée boulets-frites...

    La province avait quand même deux représentants sur les cinq potentiels...

    A relever aussi que la mise à jour des listes de présences ne fonctionne pas très bien puisque, à Trooz, J.Teheux a démissionné de ses fonctions fin avril 2014.

    2017 03 04 presence.jpg

    2017 03 04 trooz.jpg

    L'article complet signé Gaspard Grosjean est à lire dans nos éditions numériques

  • Initiative originale du cdH de Sprimont qui publie les rémunérations de ses élus

    2017 02 03 cdh (2).jpgC'est une initiative originale qu'a prise le cdH dans notre commune voisine de Sprimont. En effet, dans un document transmis à la population par Olivier Rouxhet, élu EC (apparenté cdH) à Sprimont, sont dévoilées les rémunérations des élus cdH de Sprimont.

    "L'affaire Publifin ne cesse d'apporter jour après jour, semaine après semaine, son lot d'informations plus honteuses et scandaleuses les unes que les autres", est-il écrit avant de revendiquer l'éthique et les valeurs qui leur sont chères tout en se sentant trahis "par tous ces hommes et ces femmes, responsables politiques qui ont oubliés pourquoi ils avaient été mandatés et par qui et qu'en entrant en politique, ils doivent servir et non se servir."

    Il est vrai que nombre de politiques oublient trop souvent qu'ils sont les employés de la population qui les rémunère.

    Et Olivier Rouxhet d'ajouter : "Ce sont des jetons de présence de 75€ brut qui sont attribués par présence aux Conseillers communaux. La loi impose un minimum de 10 Conseils communaux par an. (...). Pour que l'information soit complète, vous devez savoir que pour les autres mandats communaux : Bourgmestre, Echevins et Président de CPAS, ce ne sont pas des jetons de présence mais bien un salaire mensuel  ainsi qu'un pécule de vacances et une prime de fin d'année qui sont attribués.

    Le salaire d'un Bourgmestre est fonction du nombre d'habitants de la commune (...).

    Et de clôturer le document en spécifiant que "le Comité de section du cdH sprimontois avait voté le remplacement de délégué du canton de l'Ourthe-Amblève et celui du mandat de l'arrondissement de Liège. Ces mandats auparavant détenus par un ancien Conseiller Provincial de notre parti lié à la problématique "Publifin".(...) 

  • Les élections 2018 approchent

    elections.jpgOui, les élections approchent à grands pas pour les candidats, même s’ils le nient pour la plupart, à plus petits pas pour les primo-votants et pour les citoyens ordinaires... quoique !

    Et puis, n’empêche, autant connaître les nouvelles règles.

    La législature n’en est qu’aux deux tiers à peine passés de son existence mais il est plus que probable que de nombreux politiques pensent déjà aux prochaines échéances, à savoir les élections communales et provinciales de 2018. Et ce, bien évidemment sans oublier les élections régionales, législatives et européennes à l’horizon 2019.

    Election ou réélection, tel est ou sera leur credo mais il conviendra de prendre en compte un élément important.

    En effet, l’abandon de l’effet dévolutif de la case de tête a été voté au Parlement wallon ce 14 février 2017. 

    Qu’est-ce ou qu’était-ce l’effet dévolutif ?

    D'aucuns le prétendent, c’était un effet pervers de la particratie et une bonne raison pour les candidats de revendiquer une place dans les premiers de la liste. En résumé, sans entrer dans les détails puisque ce sera supprimé pour les prochaines élections, les votes en case de tête étaient reportés (effets déjà modérés pour moitié depuis l’an 2000) sur les premiers candidats de la liste. La tête de liste puis le deuxième puis le troisième étaient les grands bénéficiaires de ce système, pudiquement appelé « pot commun ».

    Désormais seules compteront les voix de préférence réelles.

    En pratique, il restera une case de tête sur les bulletins de vote qui ne sera cependant d’aucune utilité pour la distribution des sièges à l’intérieur de la liste. A première vue, en cette période de défiance envers le politique, cela semble une bonne mesure.

    Puisqu’il n’y aura plus que les voix de préférence réelles qui compteront, on peut s’attendre à un renforcement des campagnes électorales, voire une personnalisation.

    La personne au détriment du programme ? Peut-être…

    Une compétition entre personnes d’un même parti ? Peut-être…

    La course à la visibilité personnelle va assurément jouer dans le chef des candidats, ce qui pourrait valoir de solides luttes internes car il serait fort étonnant que chaque candidat bénéficie du même soutien de campagne mais sait-on jamais...

    Est-ce vraiment la meilleure chose au plan local ? A tout un chacun de se forger son idée.

    Les collecteurs de voix seront lâchés, peut-être au détriment des « timides » qui se consacrent à leurs dossiers.

    N’est-ce pas là le simple constat de la défaillance des partis politiques qui, depuis de nombreuses années, privilégient les faiseurs de voix, vedettes de télévision ou du sport ou de toute autre chose au détriment d’une vraie élite politique dont la population a le plus grand besoin.

    En complément, le vote "papier" sera de retour et les électeurs seront invités à s'inscrire comme donneurs d'organes.

    EDITO Charles Clessens

  • Olivier Baltus répond à Galaad Titeux

    ... et Galaad répond à Olivier Baltus (bas de page)

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  • De place en place par Olivier Baltus

    Ce 15 janvier 2017, le Conseiller communal de l’opposition Olivier Baltus a édité sur son blog « Le Passeur (d’idées) » un article détaillé consacré aux différentes places de village de notre commune de Trooz.

    Cet article est le troisième volet consacré à ce sujet, les deux premiers ayant été publiés les 13 et 14 janvier.

    Dans un large tour d’horizon illustré, Olivier Baltus présente, de son point de vue, les + (pelouse de la Cité du Thier, Place du 11 novembre, Place Forêt-village…) et les - (Place Teixeira de La Brouck, Place de Nessonvaux, Place Emile Vandervelde de Fraipont…).

    "Bien que la Commune ait entrepris de réhabiliter le petit espace public de Fonds-de-Forêt et qu’elle ait décidé de rénover entièrement la Place du Marché de Prayon, nos espaces publics ne sont pas très accueillants et il est plus que temps d’y porter remède. Certains sont aussi dans un état de délabrement tel que c’est notre cadre de vie qui est aujourd’hui gravement affecté", explique le Conseiller d'opposition qui, comme à son habitude, ne se limite pas à faire le simple constat d’une situation qu'il juge insatisfaisante mais propose aussi des pistes de réflexion et des idées d’aménagements.

    Vous pouvez découvrir cet article très documenté

    en cliquant ici.

    Pour la place Emile Vandervelde du vieux Fraipont, il a réalisé tout un travail d’analyse, allant même jusqu’à consulter plusieurs riverains de cet espace en bord de Vesdre qui, selon lui, n’a aujourd’hui plus rien de convivial. Comme proposé sur son blog, j’ai demandé et reçu le rapport de 7 pages dont je vous propose ci-dessous une synthèse et quelques clichés.

    Que les idées soumises à votre lecture par Olivier Baltus soient bonnes ou mauvaises, elles ont à tout le moins le mérite d'exister et, puisqu'il le dit lui-même sur son blog, je cite : "Attention : ce n'est pas aux élus et/ou aux employés communaux à décider seuls comment aménager les places publiques ! Les habitants, les riverains, les usagers doivent participer aux réflexions, si c'est vraiment pour eux que des aménagements sont réalisés. Et non pas leur imposer un aménagement" ,j'ai estimé tout à fait légitime de lui proposer une fenêtre de visibilité via ce blog Sudinfo de Trooz de plus en plus suivi par nos concitoyens comme les chiffres peuvent en témoigner.

    Quelques extraits ci-après :

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  • Les voeux du PS le 13 janvier 2017

    2017 01 13 voeux ps.jpg

  • Menace de privatisation pour certaines forêts publiques par Olivier Baltus

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    Méandre de l'Ourthe

    Olivier Baltus est, comme vous le savez Conseiller communal à Trooz. Homme de conviction, il ne ménage certes pas son investissement pour les causes qui lui tiennent à cœur, notamment en rapport avec l'environnement. Ci-dessous, un texte qu'il a fait parvenir à votre blog Sudinfo de Trooz. a lire.pngimportant.png

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  • Olivier Baltus a voté contre le Budget... Voici pourquoi

    2016 12 12 cc + cpas (6).JPGENTRETIEN

    Olivier Baltus, lundi lors de la séance du Conseil communal, le budget 2017 a été adopté à l’unanimité moins une voix, la vôtre. Vous avez voté contre, ce qui est bien évidemment votre droit le plus strict, mais sans vraiment entrer dans les détails. Voulez-vous développer votre point de vue pour les lecteurs de ce blog Sudinfo de Trooz ?

    « Le budget 2017 est le cinquième et avant-dernier de cette législature. En ce qui me concerne, c’est le 4ème depuis mon passage dans l’opposition en novembre 2013. Depuis mon départ de la majorité, et conformément à mes engagements, j’ai mené une opposition constructive mais critique, ingrédient indispensable au bon fonctionnement de la démocratie locale et participative telle que je la conçois. Ceux qui visitent mon blog (Cliquez ci-contre pour le blog d'Olivier Baltus : Le passeur d'idées) savent que mon attention porte sur de nombreux aspects de la gestion communale et qu’au travers de mes articles, j’essaie de rapporter les choses de manière objective et de faire des propositions concrètes et réalistes. Quand des situations m’ont semblé inacceptables et que la responsabilité de la majorité était en cause, je n’ai pas manqué de les dénoncer, avec un ton parfois ironique qui aura pu déplaire mais toujours en respectant les personnes. Quand les décisions de cette même majorité m’ont semblé pertinentes et courageuses, je n’ai pas non plus manqué de les soutenir. Idem lors des réunions de Commissions et du Conseil au cours desquelles il m’aura parfois fallu me faire respecter. Les membres du Collège ont à plusieurs reprises tenu compte de mes analyses et de mes remarques, faisant primer l’intérêt général - comme l’exigent nos mandats d’élus - sur la politique politicienne complètement stérile.

    Le vote d’un budget communal n’est pas synonyme d’une adhésion totale et sans réserve au projet politique de la majorité. De la même manière, son refus ne signifie pas son rejet absolu et définitif. Mais il n’y a à mes yeux pas de concession qui tienne lorsque l’on s’écarte de la Déclaration de Politique Générale qui lie la majorité depuis sa formation fin 2012, et à laquelle j’avais moi-même adhéré à l’époque. »

    Pouvez-vous en dire plus quant à votre vote…

    « Et donc… Je n'ai pas voté le budget 2017 car, comme expliqué et débattu lors de la séance du Conseil Communal du 10 octobre 2016, il y a 3 domaines en particulier pour lesquels je considère que le « niveau de services » est insuffisant, après 4 ans d'activités de cette majorité :

    -   la communication au travers du site internet de la Commune ;

    -   l'aménagement du territoire et l'urbanisme, notamment l’absence d’une politique volontariste de maîtrise de l’urbanisation dans les zones rurales de la Commune ;

    -   le commerce et le cadre de vie au niveau de la Grand'Rue, à Prayon notamment.

    Pour cette raison, j'ai voulu marquer le coup en votant contre les taxes fixes additionnelles au précompte immobilier et à l'impôt des personnes physiques pour l’exercice 2017, dont le produit estimé à 4.000.000 € couvre près de la moitié du budget ordinaire 2017. Dans ces 3 domaines particuliers, je pense que la Commune doit franchir un cap et offrir de meilleures réponses à la population auprès de laquelle elle prélève ces moyens financiers. Il y a plusieurs exemples d’une immobilité et d’un manque d’imagination qui perdurent, malgré mes dénonciations répétées. Finies les fausses excuses et les promesses, il faut des actes.

    Mais je veux aussi saluer certains points positifs du travail de la majorité : l’engagement et la compétence des élus et du personnel ouvrier et administratif, la possibilité offerte à l’opposition de s’exprimer en réunion, les efforts accomplis en matière de bonne gouvernance, l’attention portée aux personnes en difficulté, la protection et la promotion des divers patrimoines, le renouveau et le dynamisme du Syndicat d’Initiative, le suivi des dossiers d’infractions, les projets de rénovation du cadre de vie au centre des villages. Les moyens sont limités et les difficultés réelles mais l’ambition ne peut jamais faire défaut.

    Je laisse Jean-Pierre Larose, second Conseiller de l’opposition, se prononcer quant à sa position vis-à-vis de la politique communale, envers laquelle j’observe qu’il développe lui aussi une opposition dynamique et constructive. »

    Lundi vous êtes revenu avec vigueur sur la gestion de la station d’épuration Bois Lemoine et apparemment, cela a compté lors de votre décision de voter contre le budget.

    « En effet, aux 3 éléments expliquant mon rejet du budget 2017 au sujet desquels je me suis exprimé au travers de nombreux articles depuis 3 ans, j’ajouterai cette dépense de 120.000 € inscrite au budget 2017 pour mettre en place une nouvelle station d'épuration au bas du Clos Bois Lemoine (24 maisons). L’ancien ouvrage privé d’assainissement repris par la Commune lors de la législature précédente conduite par une majorité PS-MR n’est rien d’autre qu’un cadavre dans le placard que j’estime ne pas devoir assumer.

    La Commune de Trooz aurait dû se limiter au rôle d’intermédiaire entre les représentants du quartier et la Société Publique de Gestion de l’Eau afin que cette dernière reprenne directement la station et confie sa gestion à l’AIDE, l’intercommunale en charge de l’assainissement collectif des eaux de la Province de Liège. Sa remise à niveau incombait aux habitants du Clos, et non à la communauté dans son ensemble ! A vous de juger si 120.000 € d’argent public, c’est peu ou beaucoup au regard des besoins de notre commune ! »

    Et Olivier Baltus de conclure positivement : « Sinon, au vu du programme d'investissements inscrits à l'extraordinaire 2017, il y a apparemment pas mal de choses que la majorité ambitionne de réaliser à Trooz ! On veillera à donner un maximum de chances à ces projets d'être réalisés correctement ! »

    2016 12 12 cc + cpas (2).JPG

    Pour rappel, ce blog Sudinfo de Trooz est ouvert à toutes les formations politiques et à leurs membres qui souhaitent s'exprimer et ce, sans rectriction.

  • Parole à l'opposition... entretien en préparation

    2016 12 12 cc + cpas (7).JPGOlivier Baltus (à droite sur la photo) est le seul élu à avoir voté CONTRE le budget communal 2017.

    C'est avec force détails qu'il nous expliquera ce mercredi matin (14 décembre 2016) pourquoi !

     

  • Le MR va se choisir un président à Trooz

    Jamagne Marc.jpg

    Les membres MR en ordre d’affiliation sont invités à exprimer leur vote ces vendredi 9 décembre entre 17 heures et 20 heures et samedi 10 décembre de 10H00 à midi pour choisir leur président.


    A Trooz, Marc Jamagne se présente comme candidat président de section après approbation de tous les membres actifs. 
     

  • La démocratie se construit tous les jours...

    20161109_122203.jpg

    La démocratie ne se décrète pas, elle se construit tous les jours.

    « La démocratie est le pire des régimes, à l'exception de tous les autres déjà essayés dans le passé. » Doit-on pour cela s’en satisfaire ? Les critiques très vives de plus en plus de gens envers leurs représentants élus plaident en tout cas pour une évolution de notre système démocratique qui, bien souvent, se drape de vertus sous le seul prétexte d’avoir permis au peuple de voter. Généralement tous les 4 à 6 ans selon le niveau de pouvoir…

    Car si les citoyens sont assurés d’être libres à l’avenir d’encore choisir dans l’isoloir celles et ceux qui les représenteront, un fossé profond s’est en maints endroits de la planète creusé entre les uns et les autres, fossé qui semble conduire au pouvoir de plus en plus d’hommes et de femmes dont le seul « mérite » est d’être (soi-disant) anti système, de proposer la rupture. Dans le pire des cas, lorsqu’un climat de défiance s’est installé, les laissés pour compte mais aussi de nombreux citoyens inquiets (les motifs ne manquent pas : désindustrialisation, mutation de l’économie dans un contexte de mondialisation, crise de 2008, accroissement des inégalités, immigration, menaces écologiques…) ou excédés sont tentés de plébisciter des candidats proposant les solutions les plus simples et donc souvent aussi les plus détestables : rejet de l’étranger, marginalisation des minorités, limitation de la solidarité, retour à certaines « valeurs » du passé qui s’opposent à des droits acquis, concentration du pouvoir, affaiblissement de l’appareil judiciaire et accroissement de l’arbitraire, légitimation de la violence, atteinte à la liberté d’expression, injure et discrédit des opposants, contestation de la véracité de certains problèmes… Et on ne vous parle pas de celles et ceux qui sont écœurés par le comportement d’une certaines frange du monde politique dont la collusion avec le monde des affaires et de la finance internationale – apparemment aujourd’hui plus autocentré que jamais – est en contradiction totale avec leur mandat et leurs responsabilités d’élus ; ces électeurs-là sont sûrs de leurs choix ! Malheureusement, cela ne se produit pas que dans des petits pays démunis d’une longue histoire de lutte et d’acquis démocratiques…

    La faute est partagée, car beaucoup de citoyens et d’élus négligent de nourrir la démocratie, en participant au / ou en ouvrant le débat, en revendiquant ou en proposant d’élargir les possibilités de participation à la prise de décision, en rappelant la primauté ou en privilégiant l’intérêt général sur les intérêts particuliers… Les droits – même les plus légitimes – ne sont jamais définitivement acquis ; la vigilance, la lutte parfois, restent nécessaires.

    Jamais avare d’un bon mot, Winston Churchill a aussi dit que « Le meilleur argument contre la démocratie est fourni par une conversation de cinq minutes avec l'électeur moyen ». Franchement insultant mais dans certains cas pas dénué d’une certaine vérité. Non pas que ce citoyen moyen soit un idiot, mais souvent tellement peu intéressé par la chose publique et l’intérêt général. Rassurez-vous, je suis passé par là…, jusqu’au jour ou j’ai décidé de me présenter aux élections communales à Trooz, ce qui m’a bien « obligé » à mieux connaître ma commune et à m’intéresser à sa gestion.

    Et à Trooz ?

    Quant aux élus, dont je fais donc aujourd’hui – très modestement – partie, leur engagement en faveur d’une vraie démocratie vivante et participative est très variable selon les pays, les niveaux de pouvoir, les groupes politiques… et les individus ! Bien sûr, des progrès importants ont été réalisés chez nous, ne fut-ce qu’au niveau communal : parité des listes électorales, élection directe du Bourgmestre, limitation du cumul des mandats… Mais il reste tant à faire !

    Depuis quelques semaines, la Wallonie a lancé une action sensée dynamiser notre démocratie. Son slogan orne notamment la façade d’un ministère à Namur (voir ci-dessus).

    Très bonne initiative qui, si elle est avant tout une opération de communication, doit porter les initiatives allant dans le sens d’une plus grande transparence et d’une participation accrue des citoyens à la vie de notre communauté.

    La Commune de Trooz a aussi tout récemment organisé une manifestation allant dans le sens d’une dynamisation de notre démocratie locale. En fait non, ce n’était pas la Commune, mais le Parti Socialiste. Soit une composante de la tripartite PS-MR-Ecova aux affaires à Trooz depuis fin 2012. C’était le 9 novembre dernier, à la salle La Magne, les citoyens – invités par une affiche au fond bleu – pouvaient rencontrer leurs élus socialistes. Les citoyens ? Ou les 39,91% d’entre eux qui ont voté pour le PS en octobre 2012 ? Qui peut croire que les 60,09% de celles et ceux qui ont voté pour le MR, le PP ou Ecova allaient disserter avec le Bourgmestre ou ses collègues socialistes ? C’est comme demander à un Bouddhiste – ou un laïc – d’aller se confesser auprès du curé !

    En d’autres mots, sous prétexte de plus de démocratie, le PS bafoue la démocratie. Car s’approprier la démocratie, c’est la fouler au pied, c’est l’injurier, c’est la nier. Considérons néanmoins que l’intention était bonne (à 2 ans des prochaines élections) ; mais le solo et le modus operandi étaient quant à eux inacceptables. Et le PS de Trooz a bien mérité que cette mascarade tourne court ; les citoyens n’ont pas répondu à l’invitation car ils veulent être considérés et pris au sérieux, et non pas être les complices d’une initiative hautement critiquable. Et si la tentation lui venait de renouveler l’opération dans d’autres quartiers, le PS montrerait un bien triste visage eu égard à sa longue tradition de lutte sociale et démocratique.

    Alors, après avoir considéré à mi-mandat que l’équipe remaniée ne devait pas renouveler son contrat de confiance envers les citoyens, après avoir décidé de ne pas consacrer de temps au Conseil communal pour échanger sur la manière d’intéresser les Trooziens à la gestion de leur commune et d’éventuelles initiatives participatives, alors que tous nous attendons que la communication de la Commune s’améliore enfin, je demande à la majorité de reprendre à son compte l’action du PS et d’organiser une réunion citoyenne permettant à chacun de s’exprimer librement et dans le sens de l’intérêt général de la Commune et de ses habitants. Une telle manifestation, si elle ne s’improvise évidemment pas et nécessite de rassembler des moyens, aura le soutien de tous les démocrates.

    baltus3.JPGOlivier Baltus

    Conseiller communal indépendant

  • Succès mitigé pour Place Citoyenne

    2016 11 09 place citoyenne.jpgLe PS avait donné rendez-vous aux citoyens de la commune ce mercredi 9 novembre 2016 dans les locaux de la Magne. Force est de reconnaître que peu de monde avait fait le déplacement, à l'exception de quelques membres du parti.

    C'est le bourgmestre, Fabien Beltran qui a dirigé le tour de table organisé à l'écoute des citoyens. Une dame a évoqué quelques problèmes Beltran Magne.JPGpersonnels, ce qui n'a pas soulevé l'enthousiasme de l'assemblée. Puis quelques réflexions ont été émises, notamment sur la nécessité de faire passer une portion de la descente du Bay-Bonnet en zone 50. Le devenir d'une maison sinistrée a également été abordé et il a été spécifié que la commune faisait régulièrement procéder à la dératisation. C'est à peu près tout...

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    Entretien avec Fabien Beltran

    Et pourtant, que cette réunion soit programmée par le PS ou un autre parti, cet appel du politique vers les citoyens a au moins le mérite d'exister. Quelques mots ont été échangés avec le bourgmestre, avant le début de la réunion.   

    Question CC : "Il y a très peu de monde à cette réunion, Est-ce dû à la concurrence du match de football à la télévision ?"

    Réponse FB : "Non, je pense qu'il y a un désintérêt général pour la politique, qu'elle soit locale ou mondiale. On a du mal à faire sortir les gens de chez eux, tout simplement."

    Question CC : "Et s'il y a un désintérêt envers le politique, à quoi est-il dû ?"

    Réponse FB : "Il y a deux façons de voir le problème. Soit le politicien dit que les gens sont contents de ce qu'il se passe et ils n'ont pas besoin d'avoir des informations, soit les gens sont mécontents et ils n'ont pas envie de venir se fâcher. Je ne sais pas. Je trouve que c'est un bon moment de rencontre, une opportunité d'exprimer son avis en dehors des urnes envers les gens qu'on a élus et je trouve que c'est dommage que les gens ne saisissent pas cette opportunité parce que nous même si nous essayons d'être sur le terrain tous les jours, il y a des choses qui nous échappent."

    Question CC : "Est-ce que n'est pas considéré comme un rejet alors ?"

    Réponse FB : "Non, je ne pense pas que ce soit un rejet. Un rejet de quoi du parti ? de la majorité ? Non, je pense que dans le chef de certains, il n'y a pas une volonté de s'intéresser à la politique au-delà du moment des élections.

    Question CC : "Cette réunion, est-ce que c'est un début de campagne ?"

    Réponse FB : "Non, même si je sais qu'il y en a qui diront que oui. Il y en a aussi qui diront que c'est prévu dans le programme du PS, que l'on essaye de rencontrer les gens."

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  • Une nouvelle place à Trooz ?

    Le PS à la rencontre des citoyens le mercredi 9 novembre 2016...

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