Politique

  • Le point 8 du Conseil communal de ce mardi 7 novembre 2017 *** Réactions

    Présenté aux Conseillers communaux lors de la séance du mardi 8 novembre 2017, le SDALg n’a pas fini de susciter des réactions.

    COMMUNIQUE COMMUNAL

    Tout d’abord, par voie de communiqué, la commune de Trooz affiche sa satisfaction et indique que « la présentation du Schéma de développement de l’arrondissement de Liège a été effectuée par M. Olivier Heuskin, souhaité et rédigé par la conférence de Bourgmestres (Liège Métropole). » La commune précise ensuite que « ce schéma est né il y a quelques années de la volonté de plusieurs bourgmestres de l’arrondissement qui avaient envie de préparer l’avenir et d’éviter la concurrence et des incohérences entre les communes, chacune ayant ses propres règles. »

    Et la commune d’ajouter : « Ce rapport a conclu qu’il fallait redynamiser les centres urbains, la périphérie semi-rurale et trouver des équilibres entre les deux. Ce schéma est un outil qui permettra d’éclairer et de guider, dès maintenant, la Commune de Trooz dans les décisions qu’elle devra prendre. Il est basé sur quatre axes de travail, à savoir : rénover les logements et concentrer l'habitat autour de noyaux, pratiquer un développement raisonné de l'activité économique en préservant le commerce de proximité, développer la complémentarité des moyens de transport et veiller au patrimoine paysager ainsi que favoriser la production saine issue de l'agriculture locale ».

    REACTION FREDERIC FALISSE (Président Groupement CHB asbl)

    qui s’adresse aux responsables politiques de Trooz et, ayant pris connaissances des documents rendus publics concernant le SDALg, il désire attirer leur attention sur les conséquences potentielles d'une éventuelle approbation du SDALg.  

    « (...) En effet un vote de principe sur le document actuel pourrait impliquer un engagement vers une impossibilité ultérieure pour une commune de s'opposer à toute réalisation contenue dans ce projet. Si l’on approuve le SDALg en l’état, le tout est accepté y compris certains points qui pourraient ne pas convenir à certaines communes.   Nous vous demandons donc d'exercer votre plus grande prudence à ce sujet, et de ne voter en aucun cas le schéma de développement de l'arrondissement de Liège (SDALg) tel qu'il est proposé sans l’avoir vérifié dans les détails. Nous considérons que la présentation du SDALg est tronquée, puisque le résumé, le seul document disponible sur Internet à ce jour, ne fait pas état du fait que la base du raisonnement repose notamment sur CHB et sur d’autres projets. Dans ce contexte les conseillers devraient s'opposer à un vote hâtif. Celui-ci nécessite un débat et une communication claire que le travail (schéma) est notamment basé sur CHB, projet non autorisé et devant faire au moins l'objet d'une réactualisation de son étude d'évaluation des incidences sur l'environnement. Références  :  le document de présentation du SDALg (43 p) qui est disponible sur Internet ne contient que quelques pointillés sur une carte signalant CHB ; le document final (soirée du 12/9/17 - 129 p) n’est plus disponible sur internet, il montre explicitement que CHB a été greffé sur le SDALg, ainsi que d’autres projets tels que le Ry-Ponnet ou le Crystal-Park chers aux promoteurs. »

    REACTION DE JEAN-PIERRE LAROSE (Conseiller communal)

    « Le document a effectivement été mis à notre disposition sur notre table, en début de séance. De là à pouvoir l’étudier de façon approfondie, avant de voter, c’était impossible même au travers de la présentation qui, rappelons-le ne faisait état à aucun moment de CHB. C’est l’échevin Etienne Vendy qui a souligné l’implication potentielle de CHB. »

    Et Jean-Pierre Larose d’ajouter, amer : «Je suis outré de constater, de manière évidente, que les pouvoirs publics manipulent de la sorte les élus afin de voir votées leurs manigances. Lorsque j'ai questionné Monsieur Heuskin à propos de l'omission délibérée de parler du projet CHB totalement englobé dans la présentation mais sans jamais être cité, il a balbutié quelques mots pour enfin me retrouver un slide qui n'avait pas été montré jusque-là, où figure le nom du projet CHB. »

    Et Jean-Pierre Larose de clôturer :

    « A cela, le bourgmestre me fait remarquer que j'ai voté ce point en .... 2014, de la même manière que présenté cette fois-ci, c'est à dire de manière volontairement cachée. Depuis la campagne électorale de 2012, où j'étais déjà opposé au projet CHB, je n'ai évidemment pas changé d'avis. J'y suis toujours opposé. Il est évident que la majorité en place à Trooz, n'est pas consciente ou n'ont pas le choix de ce qu'ils signent. Bien sûr, dans sa globalité, ce projet est très intéressant, mais il est impératif que tous les acteurs affichent une honnêteté sans faille, ce n'est manifestement pas le cas. »

    blog.pngLa conclusion de votre blog

    Il est un fait que cette présentation du projet par une des personnes qui travaillent notamment dessus peut s’avérer insuffisante que pour émettre un vote qui engagera la commune pour vingt ans.

    Il est vrai que CHB n’a aucunement été évoqué spontanément par l’orateur.

    Il est aussi vrai que CHB ne figure pas dans le résumé.

    Il est vrai que plusieurs conseillers, avant la séance, ne savaient pas de quoi il retournait alors qu'une présentation avait été faite le 13 septembre. La communication aurait quand même pu circuler intra-muros avant le Conseil. 

    Si un résumé enchanteur mais très théorique du projet est bien accessible sur Internet (d’ailleurs votre blog vous l'avait présenté (ici), pourquoi le document global n’est-il pas accessible ?

    SDALG CHB.jpgPourquoi cette image, ci-contre et ci-dessous, qui est la seule à reprendre le trajet de CHB en pointillé, figure-t-elle sur la présentation du 13 septembre par Willy Demeyer et pas sur le lien disponible proposé sur Internet ?

    Alors que Trooz est concernée au premier chef par CHB ?

    PUM 2008.jpg

     

     

  • Le point 8 du Conseil communal de ce mardi 7 novembre 2017

    Le point 8. Liège Métropole - Schéma de Développement de l'Arrondissement de Liège (SDALg) de la séance du Conseil communal de ce 7 novembre 2017 se révèle particulièrement intéressant.

    En effet, il est question pour le politique de prendre des décisions qui devraient impacter les vingt prochaines années.

    Pour mieux comprendre, il convient d’effectuer un petit saut au mois de septembre car c’est ce 13 septembre 2017 qu’avait lieu la présentation du schéma de développement territorial de Liège Métropole, en présence des conseillers communaux et provinciaux de l’arrondissement de Liège.

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    Comme le déclarait Willy Demeyer au sujet de ce projet qui lui tient à cœur, il s’agit que les 24 communes de l’arrondissement puissent s’accorder sur le développement de l’habitat (45.000 logements d’ici 2035 pour faire face à l’augmentation de population) ainsi que sur le développement du commerce au plan large et des centres commerciaux en particulier. Au menu figurent également la réhabilitation et la réaffectation des friches industrielles. Il est également question de la gouvernance aliment-terre, de la gestion des terres agricoles dont il conviendrait d’enrayer la perte estimée à 100 ha par an et, dans la foulée, du développement durable.

    Et bien évidemment, l’objectif déclaré est d’adhérer à ce schéma avant les élections 2018.

    Il apparaît comme une évidence qu’il est souhaitable que ce projet soit débattu en profondeur par tous les élus au plan large.

    capture_studio_palais_des_congres_15.jpg

    Un document résumé de 45 pages a été confectionné par un bureau d’études privé.

    On pourrait supposer qu’il a suscité un vif intérêt auprès de nos conseillers et qu’il a nourri un débat positif dont les résultats seront communiqués ce mardi en séance.

    Ce schéma de développement qui va concerner notre mode de vie pendant 20 ans est également largement financé par les communes donc, par v(n)ous, les citoyens.

    Je pense qu’à Trooz, nos représentants n’ont pas pris suffisamment conscience de l’importance du problème. En effet, quand j’ai demandé à trois d’entre eux ce qu’ils pensaient du SDALg, tous trois n’ont répondu qu’ils ne savaient pas de quoi je parlais.

    De là à dire que les décisions sont prises et que le débat se réduira à une simple communication, il n’y a qu’un pas que je me garderai de franchir…

    Bref, on ne sait jamais, pour les conseillers décideurs à qui la chose aurait peut-être échappé, voici ci-dessous, le résumé du SDALg qui a été publié et imprimé sur papier recyclé (c’est ce qui est écrit dessus).

    Bien qu'ayant fouiné, je n'ai pas trouvé le budget futur (ni déjà dépensé) de ce projet d'avenir qui va être soumis aux votes de nos élus...

    Autant qu'ils sachent de quoi il est question, non ?

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  • Après le SPDT, le SDALG...

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    Citoyens, à vos abréviations...

    Mais, outre ces abréviations que tout un chacun ne maîtrise pas, ce sont les projets de territoire et la stratégie pour les vingt prochaines années qui seront à l'ordre du jour de ce Conseil communal du mardi 7 novembre 2017 à 20 heures... ça vaut la peine de venir s'informer, non ? 

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  • Wallonie insoumise aux communales à Trooz ?

    Rencontre avec William Hays

    Hays William 2017 10 26 (2).JPGIl fallait s'y attendre. Les scandales répétitifs qui éclaboussent nos partis politiques dits traditionnels depuis des mois, ajoutés en fond d'écran à l’avènement des Macron et Mélenchon qui font des émules chez nous, suscitent bien des vocations...

    C'est ainsi qu'en juin 2017, le mouvement citoyen « Wallonie insoumise » a réuni sa convention collective à Namur et s'est constitué en mouvement politique.

    William Hays, de Trooz, est l'un de ces citoyens désireux de s'impliquer pour faire changer les choses. 

    "Je voudrais que le mouvement auquel j'appartiens qui s'appelle Wallonie insoumise puisse se développer dans la région de Trooz. Je voudrais que les citoyens prennent conscience qu'ils doivent absolument s'impliquer. Il est nécessaire si on veut voir les choses évoluer dans un sens positif socialement parlant que le citoyen puisse avoir droit à la parole dans les orientations politiques qui sont prises à tous les niveaux de pouvoir."

    Néophyte en politique et membre d'un parti nouveau, William Hays est actuellement à la recherche de personnes susceptibles de partager son projet qu'il nous dévoilera bientôt dans le détail.

    "Wallonie insoumise" qui a été initié à Liège commence tout doucement à s'étendre dans les principales villes de Wallonie et même dans les communes plus petites, comme Trooz par exemple.

    Hays William 2017 10 26 (3).JPGSi vous êtes intéressé par le projet de William Hays, vous pouvez soit consulter sa page Facebook soit contacter William Hays par mail ou l'appeler par téléphone, le numéro 0495 65 28 70.

    Le programme de Wallonie insoumise est ici.

    Nous y reviendrons, bien évidemment.

  • Pour la reconnaissance du Parc du Ry-Ponet

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    Le Ry-Ponet s'invite aux Conseils communaux de Liège, Beyne-Heusay et Chaudfontaine

    C’est, appuyé par trois conseillers communaux, que Jean Peletier, un des membres actifs de la plateforme citoyenne Ry-Ponet, a redit ce mercredi lors d'une conférence de presse, non seulement ses inquiétudes quant au futur mais a aussi insisté sur la persistance de la mobilisation des citoyens. Qui plus est, à la table des orateurs, François Schreuer (Liège Vega), Lionel Thelen (Chaudfontaine Ecolo) et Serge Francotte (CDH-Ecolo) ont été rejoints par Fabrice Drèze (Liège MR) et Olivier Baltus (Trooz Indépendant mais attenant Vega).

    Pour rappel, la plateforme Ry-Ponet a été créée début 2015 et elle réunit des habitants et des citoyens autour de trois objectifs, à savoir empêcher la destruction du site des Haïsses-Piedroux à Chênée par un projet immobilier mais aussi protéger définitivement la globalité de ce site de plus de 300 hectares, à cheval sur Chênée, Grivegnée, Romsée, Beyne-Heusay et Vaux-sous-Chèvremont et ceci tout en promouvant des alternatives pour un logement réfléchi et respectueux de l’environnement et des habitants.

    Le cheval de bataille de la plateforme est de demander aux autorités compétentes de refuser tout permis d’urbanisation pour ce projet immobilier et de protéger durablement ce site magnifique.

    Dans un premier temps, la société Neufcour a retiré son projet de lotissement de 520 logements à Chênée, peut-être un peu poussée par la mobilisation des 4700 personnes et associations qui ont agi pendant l’enquête publique de juin dernier.

    Il y a néanmoins de fortes chances pour que la société Neufcour représente son projet peut-être très légèrement amendé dès 2019. On se demande pourquoi.

    « Cette victoire du retrait n’est que temporaire », avance Jean Peletier. « En effet, ce retrait tombé du ciel permet à la Ville et aux différentes autorités de ne pas devoir prendre une position claire et motivée par une argumentation détaillée ». Il est clair que pour certains, avant les élections communales de 2018, c’est un fameux poids dont les futurs candidats au pouvoir sont provisoirement débarrassés. Il est pourtant évident que ce projet, qualifié de calamiteux par la plateforme ne sera absent de la campagne électorale.

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    Pour preuve, cette -sans doute- première salve de communication ce 25 octobre 2017 à la Maison de la Presse, un projet de délibération conjoint porté par François Schreuer (Liège Vega), Lionel Thelen (Chaudfontaine Ecolo) et Serge Francotte (CDH-Ecolo).

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    Le Conseil communal de Chaudfontaine, sollicité hier soir (25 octobre 2017), a adopté la délibération à l’unanimité. Le lundi 30 octobre, François Schreuer (Vega) la défendra à Liège et le lundi 6 novembre, c’est Serge Francotte qui poursuivra l’opération à Beyne-Heusay.

    Il est à noter que Fabrice Drèze (MR) défendra aussi ce projet de délibération avec quelques amendements…

    « Ce projet du Ry-Ponet concerne toute l’agglomération » ajoutait Olivier Baltus qui souligne que Liège, en tant que métropole a une influence bien plus étendue qu’aux frontières de la ville.

    Histoire à suivre…

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    Ces deux photos, source site La Passeur (d'idées)

  • Denise Laurent, le retour ?

    2017 10 09 (2).JPGAlors qu'elle n'y était plus venue depuis très longtemps, l'ancienne bourgmestre de Trooz, Denise Laurent, est revenue assister à une séance du Conseil communal.

    Hasard ou volonté, qui plus est en ce début d'année électorale ?

    Autant le lui demander, à la sortie de ce Conseil, dès la fin de la séance publique.

    Madame Laurent, dites-moi : votre retour au Conseil communal ? 

    "Non, non. Pas du tout. Je revenais de Liège, d'une réunion. Alors, je me suis dit, c'est le Conseil donc je vais y aller. Mais je n'imagine pas que je suis restée 24 ans sur la chaise."

    Alors on reverra Denise Laurent sur les listes ?

    "Les provinciales, ils voudraient bien. Enfin, les provinciaux, les députés et tout ça hein. Parce qu'à la Province, naturellement je fais beaucoup de voix. J'ai fait le deuxième score la dernière fois."

    Pas sur la liste communale alors ?

    "Ils ne m'ont pas voulue la dernière fois. Ils ne m'ont pas voulue alors pourquoi est-ce qu'ils me voudraient maintenant ? La dernière fois je leur avais dit hein. Moi je veux bien aller en fin de liste. Je fais beaucoup de voix et on aura une majorité absolue. Ils n'ont pas voulu, alors ? Je ne vais pas insister à moins qu'il n'y aurait vraiment un couac. Je crois qu'il y en a qui ne se remettront pas sur la liste. Et puis maintenant, je n'ai plus l'âge non plus hein. Mais on verra bien. S'il fallait vraiment, je le ferais parce que ça ne me dérangerait pas encore, mais..."

    Est-ce que ce sera une liste PS ?

    "Je ne sais pas? J'ai déjà demandé mais je ne sais pas. Il y en a qui font des listes "progrès" ou alors peut-être une liste autour du bourgmestre. Je ne sais pas."

  • La démocratie participative…

    Baltus Olivier.jpgComme vous le savez, le blog Sudinfo de Trooz se veut ouvert, aussi bien aux candidats politiques à titre individuel qu'au plan collectif (partis) et bien entendu aux citoyens qui souhaitent s'exprimer et ce, sans restriction si ce n'est de respecter les règles élémentaires de la bienséance. 

    La démocratie participative est un sujet qui tient Olivier Baltus beaucoup à cœur.

    "J'essaie de voir ce que font les communes wallonnes afin d'encourager ma propre commune à progresser dans cette voie", explique-t-il. "Comme Dorian Kempeneers, Premier Echevin à Olne, je suis persuadé que l'avenir de la politique et de notre communauté sociale passe par une participation accrue des citoyens dans la gestion communale..."

     

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  • Trooz : lettre ouverte d'un conseiller communal au bourgmestre

    baltus ol1.JPGOlivier Baltus, conseiller communal de l'opposition à Trooz, a envoyé une lettre Beltran Bourgmestre2.jpgouverte au bourgmestre, Fabien Beltran.

     

    Il nous a transmis copie (voir ci-dessous)

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  • Eaux usées en Wallonie... VEGA dénonce un gros mensonge par omission !

    Taux d’épuration des eaux usées en Wallonie 

    VEGA dénonce un gros mensonge par omission !

    116255721.jpg400 millions d’euros : c’est le montant du nouveau programme d’investissements 2017-2021 de la Société Publique de Gestion de l'Eau (SPGE) que vient d’approuver le Gouvernement wallon. Cette somme s’ajoute aux presque 4 milliards d'euros déjà investis dans l'assainissement des eaux usées domestiques depuis la création de la SPGE en 1999, dont 539 millions pour l’égouttage.

    La Wallonie va-t-elle ainsi enfin se conformer aux obligations européennes de la Directive 91/271/CEE qui fixent au 31 décembre… 2005 l’échéance pour l’assainissement des 213 agglomérations wallonnes d’au moins 2.000 équivalents-habitants (EH) ? La Wallonie va-t-elle ainsi atteindre l’objectif du « bon état » des 354 masses d’eau de surface et 33 ME souterraines wallonnes, comme l’impose pour le 22 décembre… 2015 la Directive Cadre 2000/60/CE ?

    Ces investissements y contribueront assurément mais cela risque fort de ne pas suffire !

    La construction de dizaines de nouvelles stations d’épuration collective et de stations de pompage et la pose de kilomètres de collecteurs vont compléter les équipements situés à l’aval de la filière d’assainissement. Mais c’est aussi et surtout au niveau de la partie amont que le bas blesse ! En effet, les réseaux d’égouttage communaux sont bien souvent vétustes, non étanches, ou incomplets, et les raccordements particuliers des habitations défectueux, avec pour conséquence le rejet sans traitement d’une partie des eaux usées domestiques directement dans la nature. La situation est la plus défavorable dans le centre des villes et des villages qui n’ont pas fait l’objet d’investissements de modernisation et où subsistent de très vielles canalisations, d’une capacité pas toujours suffisante, et parfois même posées sans joints afin d’être drainantes.

    Malgré le système de financement de l’égouttage prioritaire mis en place par la SPGE depuis fin 2002, qui permet la réduction de la quote-part communale dans les projets de pose ou de rénovation d'égouts qu'elles souhaitent réaliser (préfinancement et exemption de la TVA), les investissements demeurent largement insuffisants. En 2016, 39 millions d’euros ont ainsi été adjugés pour 140 chantiers d’égouttage en Wallonie. Il en faudrait au moins le double !

    Deux exemples concrets, parmi d’autres, permettent de comprendre pourquoi le chemin à parcourir sera encore long et coûteux, du fait notamment de l’étalement urbain.

    -     L’agglomération de Fraipont-Nessonvaux-Trasenster (Commune de Trooz), d’une taille de 1.700 équivalents-habitants (EH), ne dispose pratiquement d’aucun égout digne de ce nom ; des km de canalisations d’égout devront être posés et des millions d’euros dépensés pour acheminer les eaux usées aux points de reprise par un futur collecteur de la SPGE. Or, la Commune peine déjà à rénover et compléter le réseau dans son autre agglomération de La Brouck-Prayon, équipée depuis 2010 d’une station d’épuration de 13.600 EH, et qui couvre aussi une partie des territoires de Fléron et Chaudfontaine.

    -     La longue Rue de Jupille / des Moulins / de Fléron qui relie Fléron à Beyne-Heusay puis Liège dans l’étroit vallon urbanisé du ruisseau des Moulins. Malgré la construction d’égouts et de collecteurs, les eaux usées provenant des centaines de maisons des quartiers traversés sont mélangées aux eaux du ruisseau ; trop diluées, ces eaux usées ne peuvent être traitées dans la station d’épuration de Liège-Oupeye, plus grande centrale de Wallonie, et sont donc directement rejetées en Meuse au niveau de la station de pompage de Jupille

    Le taux d'épuration des eaux usées domestiques en Wallonie est en réalité bien inférieur aux 91% régulièrement avancés par les autorités, chiffre qui n’est rien d’autre que l’addition des capacités théoriques de traitement des stations existantes. Or, tant que les réseaux d’égouts ne seront pas réhabilités et complétés, des dizaines de ces stations d’épuration collective resteront largement sous-alimentées.

    Ce chiffre ne tient pas non plus compte des 11 % de la population wallonne soumise au régime d’ « assainissement autonome ».

    Le travail de la SPGE qui coordonne et favorise les investissements en matière d’assainissement et d’égouttage, et des 8 organismes d’assainissement agréés qui opèrent sur le terrain, doit être salué.

    Mais les communes doivent également poursuivre leurs efforts en rénovant et complétant les réseaux d’égouttage, en privilégiant les investissements ramenant de la charge dans les stations d’épuration existantes, en cadastrant leurs égouts, en obligeant les propriétaires à se raccorder leur maison à l’égout… et en informant la population par rapport à cette question de l’épuration des eaux usées.

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    Olivier Baltus, pour

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  • VEGA salue le retrait de la demande de permis au Ry-Ponnet

    vega.pngRy-Ponet : une victoire citoyenne et une bonne nouvelle pour le développement territorial liégeois

    Communiqué, 6 septembre 2017

    Le retrait de la demande de permis du projet immobilier «Haïsses-Piedroux» est une très bonne nouvelle pour l’urbanisme liégeois.

    «Haïsses-Piedroux» était en effet la caricature de ce qu’il ne faut plus faire en matière d’urbanisme : monofonctionnalité, faible densité, urbanisation de terres utilisées par l'agriculture et éloignement du transport public. «Haïsses-Piedroux», c’était la garantir de voir des centaines de voitures supplémentaires venir accroître l’engorgement du réseau routier. «Haïsses-Piedroux», c’était une nouvelle fuite en avant et la fragilisation de projets plus difficiles à monter mais essentiels pour la qualité de la vie des urbains.

    Le retrait de ce projet est en phase avec le mouvement de planification territoriale qui est en cours, notamment à travers le Schéma de développement territorial d’arrondissement (SDT) ou le Schéma provincial de développement territorial (SPDT) qui prévoient clairement — et nous nous réjouissons qu’un consensus puisse se former à ce propos — de localiser les nouveaux développements immobiliers à proximité des gares, existantes ou à rouvrir. Ce principe est salutaire. Pour la première fois, une perspective concrète est sur la table pour mettre fin à l’étalement urbain.

    VEGA salue une victoire importante des mouvements associatifs et citoyens qui se sont fortement mobilisés pour faire barrage à ce projet destructeur. Loin du «Nimby» auquel d’aucuns cherchent à les ramener, leur combat a de toute évidence servi l’intérêt général. Nous les en remercions.

    Face au risque de voir le projet «Haïsses-Piedroux» revenir sur la table après les élections communales, nous appelons tous les groupes politiques liégeois à se positionner sans ambages en faveur de la sauvegarde du site exceptionnel du vallon du Ry-Ponet.

    Nous appelons aussi la Ville de Liège à veiller à ce que la dépollution du site «LBP» soit suffisante pour y installer un nouveau quartier mixte, associant, autour de la gare de Chênée, logements, bureaux, activité artisanale, espaces verts et commerce de proximité.

    François Schreuer, conseiller communal de la Ville de Liège

     

  • Commission d'enquête parlementaire : le rapport

    Même si nous, citoyens de Trooz, n'avons malheureusement pas eu l'opportunité d'entendre Madame Laurent s'exprimer devant la Commission parce que malade lors de sa convocation, c'est avec un vif intérêt que nous avons pu suivre ces débats.

    Ci-dessous, le Rapport de la Commission d’enquête parlementaire  chargée d’examiner la transparence et le  fonctionnement du Groupe PUBLIFIN dans sa totalité : cliquez ici

    Voici également une synthèse réalisée par un des membres de la Commission, Stéphane Hazée

    "Il y a eu des jours, il y a eu des nuits. Du temps sans compter.
    Il y avait et il y a toujours de la colère et de l'écoeurement.
    Aujourd'hui, le Parlement a adopté les conclusions de la Commission d'enquête.
    Aujourd'hui, c'est la fin et c'est en même temps
    le début",
    conclut-il.

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  • L'opposition à Trooz ne lâche rien

    baltus3.JPGPeu nombreuse à Trooz puisque seuls deux Conseillers communaux (Olivier Baltus et Jean-Pierre Larose) en font partie, l'opposition se signale surtout par sa réactivité.

    Ci-dessous, un courrier transmis par Olivier Baltus.

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  • Louis Maraite... l'homme transparent

    maraite car wash.jpgLouis Maraite (MR), l'homme qui n'a pas peur de se mouiller pas seulement au car-wash mais aussi pour afficher ses convictions, publie ses mandats.

     A l'heure où, poussés par les nombreuses affaires qui ne cessent d'éroder la confiance du citoyen à l'adresse du politique, les partis politiques dits traditionnels se déchirent pour savoir jusqu'à quelS pointS ils pourront ou pas cumuler, un Conseiller communal bien connu pour ses nombreuses et diverses actions, Louis Maraite, n'hésite pas à publier non seulement ses mandats mais aussi ce qu'ils rapportent.

    TRANSPARENCE.

    "Mes mandats ? 7.093,2 € bruts en 2016 !
    Pour le 30 juin, les élus doivent rentrer au Service public de Wallonie, Direction générale opérationnelle des Pouvoirs locaux et de l'Action sociale, Direction du contrôle des mandats locaux, leur déclaration de mandats et de rémunérations.

    J'ai donc fait l'exercice que j'enverrai par recommandé demain, l'envoi par internet n'étant pas considéré comme sécurisé.

    J'ai donc précisé mon mandat d'origine (conseiller communal) - qui m'a rapporté, en 2016, 4.555,86 € bruts (11 séances du Conseil communal et au moins 30 commissions), mon mandat dérivé au Port autonome de Liège (2.537,13 € bruts - une séance du Conseil d'Administration par mois) et tous mes mandats dans les asbl où je représente la Ville de Liège. Il y en a 9 : Liège-Patrimoine, Ecetia, CIAC, les Musées de Liège, RTC, Liège-Sports, Angleur-Sports (ACSA), Grivegnées -Sports ( Sports et Santé) et le Tennis Club de Cointe. Tous sont exercés à titre bénévole. A cela s'ajoutent mes mandats dans des asbl qui n'ont rien à voir avec la Ville et qui étaient antérieurs à mon engagement communal : Europa Nostra Belgium, RFC Liégeois 120-125, également non rémunérés. Puis j'ai déclaré ma fonction de Consul honoraire d'Allemagne (toujours sans honoraires) et mon activité professionnelle au CHU de Liège. Ajoutez à cela le GASP de Cointe, le Chemin de Fer des Trois Frontières et SOS Agriculteurs en détresse (trois activités évidemment non rémunérées) où je retrouve et implique mes amis et vous aurez le relevé complet de mes activités "politiques" que je préfère appeler "sociales". Je vous rassure, je ne fais pas cela pour l'argent mais pour le plaisir de faire plaisir et de rendre service.
    7093,02 € bruts par an.

    Vous comprendrez dès lors que les propos "tous les politiques sont des pourris" ne m'énervent pas : ils me désolent. Autant que d'apprendre, par la presse, qu'il y a des mandats autrement plus rémunérés qui s'attribuent "par le fait du prince", "par copinage", dans tous les partis, y compris le mien. Ce n'est pas tout de réclamer la transparence, il faut en appliquer le principe. Je fais ce que je dis, je dis ce que je fais ! Et si les jeunes membres du Conseil communal des Enfants n'ont qu'une maxime à retenir, n'est-ce pas celle-là ?", explique Louis Maraite, jamais en retard d'une initiative.

  • Olivier Baltus répond au MR et invite à débattre

    Jamagne Marc 2017 04 24 (3).JPGJe réponds oui…

    … à l’invitation du MR de débattre publiquement de la gestion communale à Trooz.

    Les Politiques ne doivent pas craindre la critique et expliquer leur action… et ses limites. La confiance entre les citoyens et leurs représentants est précieuse et doit sans cesse être entretenue… lorsqu’elle existe encore. Malheureusement, les incertitudes liées à notre époque et les excès du capitalisme fragilisent une part croissante de la population alors que les frasques et le manque d’éthique de quelques politiques et représentants d’institutions publiques portent préjudice à l’ensemble des élus et à la démocratie représentative. « Faire de la politique autrement », n’est-ce pas avant tout remettre les citoyens au centre du jeu ?

    Membres de l’opposition et de la majorité ne peuvent se limiter à échanger quelques propos et avis lors des conseils communaux ou dans les médias ! Les discussions informelles avec la population lors des événements culturels, commémoratifs et autres, aussi amicaux et agréables soient-ils, ne suffisent pas. Une information précise et une communication efficace, si elles sont attendues de longue date à Trooz, ne sont que 2 actions parmi bien d’autres à mettre en place.

    Les attributions de Christophe Marck, 1er échevin MR, sont le développement rural, l’urbanisme et l’aménagement du territoire, les affaires économiques et la mobilité (d’après le site de l’UVCW). Autant de sujets importants qui concernent des projets concrets à Trooz : le PCDR, les projets de lotissements, le commerce et sa promotion, la voie lente…

    De mon côté, j’ai beaucoup travaillé depuis près de 5 ans sur les questions de gestion citoyenne et de démocratie participative, d’aménagement du territoire et de respect du caractère rural de notre entité, de patrimoine, du tourisme diffus, d’espaces publics conviviaux et de qualité, de communication, de politique des déchets et de prévention, toujours dans une optique d’intérêt général. Ceci avec une cohérence qui ne souffre aucune exception, mais sans hésiter à pointer les points positifs comme négatifs de l’action du Collège, conformément à ma volonté annoncée sur mon blog « Le Passeur (d’Idées) » de mener une opposition critique mais constructive. Je n’attaque jamais les gens mais je ne me gène par pour m’exprimer quant à leur (in)action, vertement si nécessaire.

    Majorité et opposition, parlons ensemble et franchement de ces sujets, et de tous les autres ! Invitons les citoyens à en débattre avec nous. Allons à leur rencontre et écoutons-les. La majorité PS-MR-EcoVa a la main ; à elle d’organiser un débat ouvert en présence de toutes les forces politiques en présence à Trooz. Profitons du fait que les élections communales ne sont pas pour tout de suite pour éviter les caricatures et les postures.

    Je réponds oui à la discussion.

    Olivier Baltus Conseiller (opposition)

  • Le Président du MR réagit à l'adresse d'Olivier Baltus

    DSC_0010 (1).JPGCi-dessous, le document transmis par Marc Jamagne en réaction aux articles précédents relatifs aux échanges qui ont opposé l'échevin Christophe Marck au conseiller Olivier Baltus.

     

    Mot du Président de la section MR de Trooz : Marc Jamagne

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