Edito

  • Un peu de tout avec Roger Lespagnard...

    Fléron Trooz (457)bis.JPGBourgmestre de Fléron, ancien sportif de haut niveau, coach emblématique de Nafissatou Thiam, Roger Lespagnard assistait ce dimanche 19 novembre 2017 au derby opposant Trooz, la commune voisine et Fléron.

    Nous avions échangé quelques mots avec lui afin qu'il nous livre son analyse de la rencontre (revoir ici) mais la conversation n'avait pas tourné qu'autour du ballon rond !

    POLITIQUE

    Les élections, c'est pratiquement demain. En serez-vous en 2018 ?

    "On est d'accord pour que je sois tête de liste donc oui je me représente."

    Et dans le cadre de Liège-Métropole, que pensez-vous du SDALg (Schéma de Développement de l'Arrondissement de Liège) ?

    "C'est un projet très important qui je crois est dans ses balbutiements. C'est au-delà de la Ville de Liège puisque ça concerne toutes les communes. On essaye, comme chaque commune, d'en retirer le meilleur pour les différents projets que nous avons. Mais je crois qu'une sorte de no man's land  va se faire pendant un certain temps puisque ça va être les élections communales en 2018 puis les régionales. Liège Métropole; Liège Europe Métropole, je crois que cet ensemble va devoir un petit peu s'organiser afin que chaque commune reçoive quand même ce qu'elle doit recevoir en fonction de ses projets et de sa situation naturellement. Fléron n'est pas Trooz, n'est pas Chaudfontaine, etc."

    Selon certains, c'est encore un machin en plus. Est-ce que ça ne devrait pas être quelque chose qui dépendrait des provinces ?

    "Les provinces font du bon travail. Au niveau sportif, je constate que les provinces travaillent beaucoup. Je suis entraîneur d'athlétisme, je suis aussi au Football Club Liégeois donc athlétisme à Naimette et je crois que là, on a le projet de refaire le revêtement de la piste en 2019."

    SPORT

    2017 11 24 thiam.jpg

    Vous avez quand même vous une carte de visite qu'il est difficile d'ignorer, notamment avec les exploits extraordinaires de votre protégée, Nafissatou Thiam.

    "Oui, mais le problème, c'est que nous n'avons toujours pas de salle. Avec Nafi, à Naimette, parfois nous nous entraînons dans la neige et nous attendons la construction de la salle à Louvain-la-Neuve mais ce sera dans deux ans. J'aurai 73-74 ans... Pour le moment, elle est championne olympique et championne du monde et on n'a pas de salle alors que les autres s'entraînent dans des conditions bien plus étudiées et plus profitables..."

    2017 11 24 Lespagnard thiam.pngQuelques mots sur Nafissatou ?

    "C'est une fille qui n'a pas changé, elle est restée comme elle l'était, simple et intelligente. Au point de vue entraînement, elle vient à tous les entraînements que je lui demande de venir et ça fait neuf ans que je l'entraîne, elle n'a jamais manqué un entraînement. Je crois qu'elle a encore une marge de progression assez importante. Elle a quand même fait la troisième performance mondiale de tous les temps (NDLR 7.013 points à Götzis). Il nous reste 20 pts de plus pour être deuxième et le record du monde, c'est je crois 7.291. Dans trois ans, aux Jeux Olympiques, j'espère qu'elle sera encore championne olympique..."

    Avec vous ?

    "Ah oui, j'espère bien mais on ne saurait jamais dire hein." (rires)

    Avez-vous des codes pour échanger en compétition ?

    "Oui, bien sûr, on a des codes. Il faut savoir qu'en athlétisme on ne peut pas donner des conseils enfin si on peut les donner mais il faut que l'athlète vienne vers vous. Et le problème, c'est que parfois on essaye de communiquer mais on n'entend pas. Les gens crient, il y a d'autres compétitions, etc. Donc, oui, nous utilisons des codes, comme si nous étions sourds et muets, on essaye de communiquer par des gestes convenus.  Et j'essaye d'avoir un petit peu le geste qu'elle doit produire. Et c'est très important parce qu'il y a des moments où l'athlète est un peu perdu et nous sommes là pour cela. Je suis entraîneur et coach"

    Oui, de fait, à la TV, on vous voit souvent mimer quelques gestes.

    "Oui, on m'a dit cela. On est dans le trip comme on dit. J'ai été sauteur moi-même, j'avais le record de Belgique en 71 avec 2m09 donc je sais ce qu'elle fait et ce qu'elle ne fait pas bien. Et elle comprend ce que je lui dis par le geste..."

    * * *        

    Pour info complémentaire, une autre récompense attend peut-être Nafissatou Thiam ce vendredi 24 novembre 2017. En effet, elle qui a connu une saison 2017 incroyable, avec notamment un titre européen en salle du pentathlon, une victoire avec un total record de 7.013 pts à Götzis et un titre mondial de l’heptathlon à Londres est finaliste pour être honorée du titre d'Athlète mondiale de l’année. Les deux autres candidates sont la perchiste Ekaterini Stefanidi (Grèce) et la coureuse de fond Almaz Ayana (Ethiopie).

    Les deux autres candidates...

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    Ekaterini Stefanidi

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    Almaz Ayana

    Chez les hommes, les nominés sont Mutaz Essa Barshim (Qatar, hauteur), Mo Farah (Grande-Bretagne), 5.000/10.000 m) et Wayde van Niekerk (Afrique du Sud), 400 m.

  • Le point 8 du Conseil communal de ce mardi 7 novembre 2017

    Le point 8. Liège Métropole - Schéma de Développement de l'Arrondissement de Liège (SDALg) de la séance du Conseil communal de ce 7 novembre 2017 se révèle particulièrement intéressant.

    En effet, il est question pour le politique de prendre des décisions qui devraient impacter les vingt prochaines années.

    Pour mieux comprendre, il convient d’effectuer un petit saut au mois de septembre car c’est ce 13 septembre 2017 qu’avait lieu la présentation du schéma de développement territorial de Liège Métropole, en présence des conseillers communaux et provinciaux de l’arrondissement de Liège.

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    Comme le déclarait Willy Demeyer au sujet de ce projet qui lui tient à cœur, il s’agit que les 24 communes de l’arrondissement puissent s’accorder sur le développement de l’habitat (45.000 logements d’ici 2035 pour faire face à l’augmentation de population) ainsi que sur le développement du commerce au plan large et des centres commerciaux en particulier. Au menu figurent également la réhabilitation et la réaffectation des friches industrielles. Il est également question de la gouvernance aliment-terre, de la gestion des terres agricoles dont il conviendrait d’enrayer la perte estimée à 100 ha par an et, dans la foulée, du développement durable.

    Et bien évidemment, l’objectif déclaré est d’adhérer à ce schéma avant les élections 2018.

    Il apparaît comme une évidence qu’il est souhaitable que ce projet soit débattu en profondeur par tous les élus au plan large.

    capture_studio_palais_des_congres_15.jpg

    Un document résumé de 45 pages a été confectionné par un bureau d’études privé.

    On pourrait supposer qu’il a suscité un vif intérêt auprès de nos conseillers et qu’il a nourri un débat positif dont les résultats seront communiqués ce mardi en séance.

    Ce schéma de développement qui va concerner notre mode de vie pendant 20 ans est également largement financé par les communes donc, par v(n)ous, les citoyens.

    Je pense qu’à Trooz, nos représentants n’ont pas pris suffisamment conscience de l’importance du problème. En effet, quand j’ai demandé à trois d’entre eux ce qu’ils pensaient du SDALg, tous trois n’ont répondu qu’ils ne savaient pas de quoi je parlais.

    De là à dire que les décisions sont prises et que le débat se réduira à une simple communication, il n’y a qu’un pas que je me garderai de franchir…

    Bref, on ne sait jamais, pour les conseillers décideurs à qui la chose aurait peut-être échappé, voici ci-dessous, le résumé du SDALg qui a été publié et imprimé sur papier recyclé (c’est ce qui est écrit dessus).

    Bien qu'ayant fouiné, je n'ai pas trouvé le budget futur (ni déjà dépensé) de ce projet d'avenir qui va être soumis aux votes de nos élus...

    Autant qu'ils sachent de quoi il est question, non ?

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  • L'heure d'hiver, c'est ce week-end !

    heure d'hiver.jpgC'est au cours de la nuit de samedi à dimanche que nous passerons à l'heure d'hiver.

    Donnez votre opinion sur ce changement via les commentaires (voir en bas de page)

    En clair, le dimanche 29 octobre à 03h00 du matin, il faudra reculer vos montres d'une heure, il sera donc 02h00.

    L'heure d'hiver sera effective jusqu'au week-end du 24 mars 2018.

    Pour rappel, le changement d'heure a été instauré dans les années 70 dans le but de limiter la consommation d'éclairage artificiel et donc réaliser des économies d'énergie. En effet, en hiver nous bénéficions d'une heure de luminosité supplémentaire en début de journée. Les matinées sont donc plus ensoleillés bien que la nuit tombe plus vite.

    En Belgique, depuis 1996, ce changement d'heure s'applique à 03h00 du matin car cela correspond à la période d'activité économique la plus faible.

    En Europe, ce changement d'heure est harmonisé, depuis 1998, pour l'ensemble des Etats membres afin de faciliter la communication et les transports. Néanmoins, tous les pays ne sont pas concernés par ce changement d'heure, la Russie, l'Iran et l'Egypte par exemple ont abandonné cette pratique, tout comme la Turquie qui y a renoncé en octobre 2016 et s'aligne à présent sur La Mecque et Médine ce qui ne devrait pas déplaire aux religieux conservateurs qui se réjouissent de vivre à l’unisson avec les frères du Golfe et de l'Arabie saoudite. De la sorte, les prières, les grandes fêtes religieuses, le lancement et la fin du ramadan auront lieu en même temps qu’à La Mecque et à Médine. 

    Chypre, c'est encore plus particulier. En effet, cette île de la Méditerranée vit divisée depuis 1974. Au nord de l’île, la République turque de Chypre du Nord (RTCN), autoproclamée, reconnue seulement par la Turquie, a annoncé son intention de vivre à l’heure d’Ankara tandis que, au sud, la République de Chypre, membre de l’UE depuis 2004, restera à l’heure de Bruxelles.

    Au plan large, si le passage à l'heure d'hiver permet de réaliser quelques économies, il reste impopulaire et ses effets sur l'organisme ne sont certes pas à négliger.

    Et vous, qu'en pensez-vous ?

    N'hésitez pas à donner votre avis !

    Comment ressentez-vous physiquement ce changement horaire aussi pour votre organisme ?

     

  • Fier d'être Belge, oui mais...

    Belgique Creation Audrey Clessens.jpgDimanche 18 septembre 2017 17h45

    Ce week-end, notre pays accueille les Australiens pour disputer un événement sportif de renommée mondiale, à savoir une demi-finale de Coupe Davis.

    Nous sommes dimanche et le score est actuellement de 2-2 donc tout reste possible pour jouer la finale contre la France.

    Il reste un match.

    Ce que je trouve regrettable, c'est que pendant que les Australiens portent fièrement lesans-titre.png drapeau et le nom de leur pays sur leur équipement, nos tennismen, eux affichent la pub de Décathlon, de Peugeot, d'Ethias, Asics et d'autres sponsors... Coupe Davis oblige.
    Pas même un petit drapeau belge, pas même le nom Belgium écrit en petit.

    A l'heure où d'aucuns n'ont de cesse que d'essayer de nous diviser, je trouve cela navrant; d'autant plus que le Roi a assisté vendredi à une partie des joutes.

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  • Imprévisible Louis Maraite...

    J'en ai cherché des qualificatifs avant de choisir "imprévisible" pour l'accoler au personnage de Louis Maraite car pour un personnage, c'en est un. J'avais tout d'abord pensé "L'indispensable Louis Maraite" mais c'est déjà pris par Achille Talon. "L'homme-orchestre" était aussi dans la ligne de mire mais Louis De Funes est passé par là. Bref, je pense que Louis Maraite est imprévisible donc voilà.

    Le dire, c'est bien, le démontrer, c'est mieux.

    En 2012, alors en campagne électorale, Louis Maraite avait décidé de se mouiller pour sa bonne ville de Liège et de fait, il s'était mouillé comme en témoignent les images ci-dessous : 

     

    A Liège, un politique qui se mouille sans être mouillé... Avouez que c'est surprenant.

    Mais tout cela n'est qu'une facette du personnage multifonctions qu'est Louis Maraite.

    En effet, dans le désordre, Louis Maraite est Consul honoraire d’Allemagne (depuis décembre 2015) et Directeur de la Communication au CHU de Liège (depuis juin 2014). Il a aussi été porte-parole SNCB-Holding, après avoir été journaliste à la Libre Belgique, Chef d'Edition à la Gazette de Liége, porte-parole du ministre wallon de l'environnement Michel Foret, rédacteur en chef de La Meuse et rédacteur en chef adjoint de Sud-Presse. 

    Louis Maraite est aussi Président du RFCL TC, Président de l'asbl RFCL 120-125 sans oublier que ce quadrilingue (FR-All-Ndl-Ang) est aussi auteur de plusieurs livres qu'il joue au foot en vétérans à Beaufays et même parfois à Cointe et que le tennis ne le rebute pas.

    Avant de poursuivre, d'aucuns ajouteront probablement à juste titre qu'il s'agit également là d'une communication politique en période pré-électorale mais, pour ce qui est du Conseiller communal Louis Maraite, il conviendra également d'ajouter qu'il publie sur sa page Facebook le compte-rendu complet du Conseil communal de Liège, quelques heures à peine après la fin de ce dernier sans oublier qu'il a également publié, sur sa page Facebook également, ses mandats et leur rémunération...

    La question mérite d'être posée, que nous prépare ce prince de la comm pour les prochaines échéances ? N'oublions pas non plus qu'en mai 2017, Louis Maraite a été à l'initiative d'une opération de solidarité pour aider un fermier de Lierneux en difficultés... tout ça valait bien les quelques lignes ci-dessous !

    Sur les traces de Louis Maraite (Histoire complète)

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    Le 24 juillet dernier, un article de La Meuse relatait la future activité médiatisée de Louis Maraite, accompagné de Gilles Foret et en fin d'article, le lecteur était invité à suivre l'expédition via les notes que "nos deux cyclistes posteraient".

    Aussitôt lu, aussitôt fait. La balade devient ballade...

    Premier communiqué de Louis Maraite !

    A vélo pour 500 km en bords de Meuse.

    0.jpgGilles Foret m’a suggéré de partager avec lui la réalisation de cette idée bienvenue de vacances intelligentes : descendre la Meuse à vélo depuis sa source à Pouilly-en-Bassigny (Haute Marne) jusqu’à Liège. En cinq jours.

    Ce lundi 24 juillet 2017 de la source à Commercy (117 km), mardi de Commercy à Verdun (63 km), mercredi de Verdun à Charleville-Mezières (116 km), jeudi de Charleville à Namur (127 km) et vendredi de Namur à Liège-Trilogiport (77 km). Au total 500 km si on ne se trompe pas dans les itinéraires… ou si le fléchage ne nous joue pas de tours.

    Un voyage lié à divers anniversaires que nous célébrerons à notre manière : celui du 300e anniversaire de la visite du Tsar Pierre Le Grand en France puis à Liège et Spa en descendant la Meuse en bateau de Charleville-Mézières le 23 juin 1717 pour atteindre Liège quatre jours plus tard ;

    celui du 200e anniversaire de la venue de John Cockerill à Liège et l’impact du fleuve sur la sidérurgie ;

    celui du 200e anniversaire de l’Université de Liège par un hommage au Pr. Albert Pissart (1930-2014), Professeur ordinaire de « Géomorphologie et géologie du Quaternaire » (1977 – 40 ans) et formateur de nombreuses générations d'étudiants géographes, géologues, ingénieurs-géologues et ingénieurs des mines, spécialiste des « Terrasses de la Meuse » (l’évolution du cours de la Meuse depuis le Quaternaire) ;

    celui du 100e anniversaire de la Bataille de Verdun, passage obligatoire pour comprendre l’importance de l’Europe d’aujourd’hui ;

    celui du 80e anniversaire du port de Liège que nous traverserons d’amont en aval. Un anniversaire par jour !

    Nous vous conterons le périple au jour le jour sur nos murs facebook avec photos et explications, accompagnés par le site internet « la Meuse à Vélo » mais aussi par deux ouvrages de référence : « Les Châteaux de la Meuse » de Lily Portugaels et Charles Mahaux (Editions du Perron) et celui de Robert Planchar, « Ce que le Port de Liège doit à la Meuse» (Editions Noir Dessin).

    Nous logerons à Commercy, à Verdun, à Charleville-Mézières, à Namur. Pour chacune de ces étapes, vous pouvez nous rejoindre pour faire quelques (dizaines de) kilomètres avec nous. Par exemple, le 28 juillet, de Namur à Liège. Il suffit de nous suivre sur facebook. Nous partirons de la place d’Armes à 8h30 du matin pour arriver au Trilogiport à 14 h 30.

    Nous remercions « Bicyclic » (Hognoul ; Remouchamps) qui met à notre disposition des vélos électriques exceptionnels. En route sur les traces du Tsar de toutes les Russies, des soldats de 14, des chercheurs de l’ULg, de la Révolution industrielle des makas aux haut-fourneaux et le long des quais du Port de Liège.

    La Meuse à vélo. Etape 1. Avec Gilles Foret

    2.jpgPédalons contre les idées reçues (et commentées par d’aucuns qui n’ont sans doute jamais effectué le parcours) : la première étape de notre périple des sources de la Meuse (de Pouilly en Bassigny à Commercy) n’a rien de ce que les cyclistes de Wallonie appellent un « Ravel ». Ici, durant toute cette étape, point question de quais de halage parce que de halage, il n’y a évidemment point. A sa source, la Meuse est une « picherotte », un petit ru qui coule sur ses premiers mètres dans un fossé et puis qui, sur des dizaines de kilomètres, serpente dans des prés. Il s’élargit progressivement pour, à Commercy, atteindre la largeur de l’Amblève où les quais de halage se cherchent aussi. La Meuse papillonne, célèbre par un enfleurissement de nénuphars, l’arrivée d’affluents encore moins importants, salue au passage des ponts parfois séculaires. Mais il est impossible de la suivre, même du regard. Et quand elle est visible des cyclistes sur les routes voisines, ceux-ci sont …en hauteur et tout occupés à pousser les pédales. C’est là qu’interviennent les théories géologiques (qui font référence) du Pr. Albert Pissart (ULg). Au quaternaire et au tertiaire, la Meuse a creusé son lit tortueux et formé les « terrasses » dont nos jambes se souviennent autant que nos moteurs électriques.4.jpg

    Au bout du chemin, c’est 143,13 kilomètres que nous avons avalés, à une moyenne de 19 km. Nous avions quitté Liège à 5h30 du matin, vaincu les bouchons du Luxembourg (merci aux frères Pelligrini, chauffeur un jour, chauffeur toujours) pour être à la source à 11 h et débuter l’aventure une demi-heure plus tard, le temps d’immortaliser et le lieu et l’instant. Nous avons mis les pieds à la résurgence, marquée d’une belle pierre commémorative (gravée par… Wagelmans à Visé) dont l’ancien curé de Souxhon, Justin Evrard, était, en 1980, à l’origine. Depuis lors, ce précurseur n’a pas vraiment fait des émules : la première plaque de fléchage « La Meuse à vélo – Maasfietsroute » se trouve …80 km plus loin, en deçà de Neufchateau. C’est dire que le tourisme cycliste a encore de beaux jours devant lui. La Haute Marne gagnerait à s’inspirer de la Drôme provençale où le vélo touristique et sportif est roi.

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    Clefmont

    En fait de Drôme provençale, hormis les cols, notre parcours en avait pris quelques aspects. Les villages se succèdent, à flancs de collines, aux noms qui témoignent du relief : les visites de Clerfmont et de Bourmont, après quelques efforts physiques intenses –non compensés par les descentes trop rapides pour être récupératrices, se méritent. Mais qu’est-ce que c’est beau. Puis on redescend vers la Meuse qui s’étoffe petitement à chaque retrouvaille. Sans fléchage, avec un relief accidenté, nous avons puisé dans nos batteries, allongeant le parcours prévu de 20 km et filant par monts et par val mosan. L’arrêt de midi à Neufchâteau a permis de recharger pendant une heure les unes et les estomacs (cracottes/fromage au café/PMU, tout était fermé) des autres. Ce n’était pas assez. Le clash a eu lieu sur la départementale 964, au km 122, entre Vaucouleurs et Bois d’Ourches. En pleine côte. Nous avions privilégié la Départementale à la route touristique pour gagner des kilomètres. Low battery. Quand cela arrive sur un gsm, on s’en fiche un peu. Sur un vélo de 25 kg avec 20 kilos de barda, cela se paye cash. Du k122 au k123, on s’est demandé ce qu’on faisait là… Il restait 20 km pour rejoindre, « à la ramasse », Commercy. A 22h10. Seul le Kebab était encore ouvert. Heureusement, il était bon et le patron fort agréable.

    15.jpgNous sommes aussi passés par Goncourt (sans prendre de prix) et par Domrémy la Pucelle (en étant bénis du ciel). C’est en effet là que l’averse nous a touchés. Un miracle : à part ces dix minutes de pluie drue, nous sommes passés entre les gouttes. Ce que nous allons faire aussi aujourd’hui (après petit-déjeuner aux Madeleines de Commercy): la pluie est annoncée à 11 h et nous partons tôt pour une étape plus courte qui nous mène à Verdun. Belle journée.

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    La Meuse à vélo. Etape 2 : Commercy-Verdun. Avec Gilles Foret

    L'ossuaire de Douaumont est un monument à la mémoire des soldats de la bataille de Verdun de 1916. Il abrite les restes de 130.000 soldats inconnus, Français et Allemands. Un fabuleux monument en face duquel reposent, dans la nécropole nationale, 16 142 soldats français catholiques. Une grande croix marque le monument en forme d’obus sur chaque face, un mémorial est consacré aux soldats de confession musulmane (inauguré par Jacques Chirac en juin 2006), un autre aux soldats de confession israélite (inauguré en juin 1938). Verdun se dit « capitale de la paix » et il n’existe pas de paix sans réconciliation. Verdun est le lieu des rencontres entre autorités françaises et allemandes : François Mitterrand et Helmut Kohl en septembre 1984, François Hollande et Angela Merkel en mai 2016 pour le centenaire de la bataille. Ils ont parlé de pardon.

    Douaumont. Le mont verdunois est en effet aujourd’hui plein de douceur et l’on pourrait penser que le nom lui a été donné après la « Grande Guerre ». Il n’en est rien : Douaumont est un village qui existe depuis l’époque gallo-romaine : Douaumont vient de « Divus Mons », mont divin. On en trouve trace dans les écrits du XIIè siècle ! Le « mont doux » a donc très mal porté son nom voici un siècle et, si la Ville de Verdun a multiplié les lieux de mémoire, l’Ossuaire de Douaumont est le plus fameux d’entre eux. Il porte, à sa porte de droite, l’écusson de Liège. Un écusson un peu spécial avec trois têtes de félin mais on y reconnait en son cœur, sous la mention « LIEGE », le Perron, symbole des libertés. Liège se retrouve aux côtés de Bordeaux, Chicago et Metz. Quand il s’agissait, au sortir de la guerre, de trouver les fonds pour réaliser le monument, Liège fut la première ville non-française à apporter son soutien financier. Les concepteurs du monument, inauguré en 1932 par le président Albert Lebrun (qui restera davantage dans l’histoire pour avoir cédé le pouvoir, en 1940, à Pétain), ne l’ont pas oublié.

    verdun iege.jpgLiège, par contre, a tendance à oublier. Et pourtant. Il y a beaucoup plus à faire, à Liège, avec les lieux de mémoire. A l’instar de Verdun, Liège pourrait aussi créer un ensemble mémorial : le Fort de Loncin, le Monument Interallié, Le Carré d’honneur de Robermont, le Fort de la Chartreuse, les cimetières de Rabosée et de Chaudfontaine, les Forts de la position fortifiée. Il y a lieu de s’inspirer de Verdun pour mettre tous ces lieux sous la houlette d’une seule structure supracommunale spécifique. En demandant à la Régie des Bâtiments de rendre le Monument Interallié aux citoyens liégeois. Cela figurera dans notre programme, en toutes lettres.

    C’est à Verdun que nous sommes arrivés pour cette deuxième étape depuis Commercy, capitale de la Madeleine et donc de la nostalgie proustienne qu'évoque, chez tout supporter du RFC Liégeois, un stade-vélodrome. Nous avions allégé l’étape pour consacrer du temps à Verdun et nous avions décidé de partir tôt pour éviter la pluie. Nous avions par deux fois vu juste. Si jusqu’à Saint-Mihiel, nous avions longé le canal de l’Est (dans un début de Ravel tel qu’il est conçu chez nous) et la Meuse, toujours avec un fléchage approximatif (mais des paysages à couper le souffle), à partir de Saint-Mihiel (cathédrale remarquable, avec des orgues patrimoniales …à restaurer, comme notre Le Picard de Saint-Lambert dont on ne sait plus où il décrépit), la « Maasroute » emprunte la Départementale 34 sur 29 km où nous cotoyons voitures, camions et une belle cycliste anglaise malheureusement non motorisée (et accompagnée). Frustration que cette route fort fréquentée : elle longe sur toute la distance une ligne de chemin de fer désaffectée qui pourrait devenir un Ravel magnifique. A quelques kilomètres de Verdun, à Dugny-sur-Meuse, une usine du groupe …Lhoist utilise encore la ligne pour ses besoins industriels. A peine arrivé à l’hôtel, il pleut des seaux, le temps de nous changer et d’entamer le « city-tour ». La chance nous poursuit : nous sommes à nouveau passés entre les gouttes.

    e2 orgues.jpg

    Après les sites mémoriels de la guerre 14-18, nous visitons la cathédrale (Notre Dame, grandes orgues Jacquot, visites guidées gratuites de l’édifice tous les jours,…) et le centre-ville qui a fait, comme Liège, une superbe rénovation de ses quais …de Meuse et où on voit déjà sur les quais les travaux d’une future voie cyclable.

    Un jumelage entre Liège et Verdun serait positif pour ces deux villes, unies par le rôle essentiel qu’elles ont joué en 14-18, pour aussi réfléchir à l’après-2018 afin de ne pas attendre 2064 pour remettre l’ouvrage mémoriel sur le métier.

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    Hôtel « Jardin du Mess » exceptionnel, restaurant « le Clapier » à recommander avec la dégustation des « Vins de Meuse » en accompagnement. Ce mercredi, la troisième étape s’annonce délicate : 116 km de Verdun (où la Meuse ressemble presqu’à un fleuve) à Charleville-Mézières. Comme nos batteries ont une autonomie de 120 km, il va falloir jouer serré ! Charleville-Mézières, c’est la ville de Rimbaud. D’où ces quelques vers, tirés du « Bateau Ivre » (1871), que nous vous dédions (prolongés des nôtres) :

    "Comme je descendais des Fleuves impassibles,

    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :

    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,

    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

    J'étais insoucieux de tous les équipages,

    Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.

    Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,

    Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais".

    Aujourd'hui, sur une Meuse enfin navigable,

    Nous ne croiserons de sueur que la nôtre.

    Rêvons de quais plutôt que de champs d'épeautre

    Aménagés pour être à vélo praticables. 

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    La Meuse à vélo. Etape 3 : Verdun-Charleville-Mézières. Avec Gilles Foret

    Troisième étape, troisième anniversaire. Après le 200e anniversaire de l’U Liège et l’évocation des « Terrasses de Meuse » du Pr. Pissart, après le 100e anniversaire de la Bataille de Verdun et plus généralement de la guerre 14-18, c’est le 300e anniversaire du voyage du Tsar de « toutes les Russies », Pierre le Grand, à Liège et à Spa qui nous préoccupe aujourd’hui.

    Le Tsar était, en mai 1717, en séjour à Paris, logé à Versailles, au Grand Trianon. Il y a, au passage, à cet endroit et jusqu’au 24 septembre prochain, une exposition dont on ne dit que du bien et qui relate 300 ans de relations franco-russes. Avec la participation du Musée de l’Ermitage. Pierre le Grand arriva de Hollande par bateau à Dunkerque (le 25 avril) avant de réclamer des « chaises à porteur à deux roues » pour effectuer le voyage jusqu’à Paris. Il les attendit jusqu’au 4 mai en visitant Calais. Le voyage devait durer quatre jours avec des haltes à Abbeville, Amiens, Breteuil et Beauvais. Il snoba Amiens et Beauvais, laissant les pouvoirs locaux tout penauds sur les parvis des cathédrales alors que le Tsar optait pour une auberge « pour 18 francs ». A Beaumont-sur-Oise, une escorte royale, avec des calèches à six chevaux, l’attendait pour l’enmener à Paris. Il y arriva le 7 mai et y resta jusqu’au 20 juin. Il devait rejoindre la Tsarine Catherine à Spa pour prendre les eaux. Il remonta en calèche par Soissons, Livry, Reims et Rethel pour arriver à Charleville-Mézières où l’attendait son bateau sur lequel il embarqua le 23 juin. Et il descendit la Meuse jusque Liège. Escale à Bouvignes (le 24), arrêt à Dave, escale à Namur au Grognon (le 25), arrêt à Huy puis escale à Chockier (le 26) pour arriver à Liège le 27, rejoindre Spa le 28 et s’y refaire une santé pendant près d’un mois puisqu’il repartira le 25 juillet (soit il y a 300 ans cette semaine). Le médecin personnel du Tsar attestera solennellement que son illustre patient repartait guéri, contribuant au passage et plus que tous les autres « Bobelins » à la renommée mondiale de la Cité thermale. Un pouhon au cœur de Spa lui rend hommage.

    Nous sommes arrivés ce mercredi soir à Charleville-Mézières (au fait, comment en appelle-t-on les habitants ?) pour entamer la descente de la Meuse telle que la fit l’ « intermodal » Tsar. Pierre le Grand avait en effet opté pour les moyens de transport les plus adaptés à ses besoins : la chaise à porteurs, le calèche, puis le bateau. Nous resterons quant à nous avec nos vélos qui, ce mercredi, ont roulé 140 km au lieu des 116 annoncés. Mais cette fois, nous avons modifié notre stratégie en roulant les 40 premiers kilomètres en quittant Verdun sur nos seules ressources physiques. Nous profitions de parcours sans relief afin d’éviter toute mauvaise surprise en fin de journée. Bien nous en prit puisque mon assistance électrique stoppa tout service …en descendant vers le musée Rimbaud de Charleville.

    Nous quittâmes Verdun vers 10h30. Nous avions demandé une entrevue avec la Municipalité pour apprendre de leur expérience en matière de tourisme de Mémoire. La rencontre, avec l’adjoint au maire en charge des commémorations, Pierre Jacquinot, et la cheffe du protocole, Sonia Rousseau, dura 90 minutes à l’Hôtel de Ville. Liège a beaucoup à apprendre de Verdun pour la mise en valeur de ses propres atouts mémoriels. Verdun est la ville la plus décorée au monde et elle consacre, au sein même de son hôtel de ville, trois salles à la guerre 14-18. Au centre trône le livre d’or de la Ville avec, sur la dernière page en date, les messages de François Hollande et d’Angela Merckel.

    2017 07 28 la meuse.jpgAnecdote savoureuse : quand la cheffe du protocole de Verdun téléphona à son homologue à Liège pour connaître les deux élus qui demandaient audience, il lui fut répondu qu’ils étaient …inconnus ! Deux conseillers communaux dont un député fédéral… On en rit encore.

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    A la Mairie de Verdun avec l'adjoint au Maire Monsieur Pierre Jacquinot (relations publiques et commémorations) et la cheffe du protocole Sonia Rousseau avant de prendre la direction de Charleville-Mézières (Étape3 120km)

    Verdun a le même problème que de nombreuses autres villes : pour en sortir à vélo, il n’y a aucun fléchage. Nous avons évoqué ce problème, avec les édiles verdunoises, comme ceux de la mauvaise qualité du fléchage de la « Route de la Meuse – Maasroute » depuis la source jusqu’à Verdun (soit quand même sur 213 km). La « capitale de la paix » en est consciente qui aménage ses quais. Mais la supracommunalité connait en France les mêmes ratés que chez nous. Sauf dans le Département des Ardennes. Nous sommes au km 309 de notre périple et nous découvrons le premier « Ravel » dans le sens où nous l’entendons : un quai de halage aménagé pour les modes doux. C’est à Remilly-Aillicourt, juste à l’entrée du Département que ce miracle se produit. 40 km plus loin, nous voilà en moins de deux heures à Charleville. En croisant des familles, des cyclistes, des rollers, un marchand de glaces. La vie quoi… Jusque-là, nous avions un peu galéré avec nos cartes et nos GPS. (Merci aux successeurs de Steve Jobs d’insérer les vélos dans les moyens de transport sous l’onglet « Plans »). Nous avions quitté Verdun par le Mort Homme et la Côte 304, haut-lieux de batailles. Les forêts traversées portent en elles encore, cent ans après, les stigmates du conflit. Les tranchées qui zigzaguent entre les arbres sont comme des cicatrices. Indélébiles. Des clochers d’église portent encore les traces des tirs comme dans ce magnifique village de Beaumont en Argonne.

    Nous ruminons tout cela quand nous croisons cinq gamins à vélo qui vont se baigner dans la Meuse à Martincourt-sur-Meuse. Ils nous montrent le chemin vers une très belle plage de petits galets et un pont en acier duquel ils sautaient dans le fleuve. Nous avons donc nagé dans la Meuse à notre tour. Ce n’est qu’en repartant que nous avons vu le panneau « Baignades interdites »…

    Puis nous filons sur Mouzon, son abbatiale prestigieuse, son orgue et … sa pâtisserie où nous nous jetons sur les éclairs et les tartelettes. Il est 16 h, nous avons 85 bornes au compteur et rien mangé depuis le petit-déjeuner. Rechargés de glucose, nous fonçons d’une seule traite (par une route départementale 4 qui jouxte tout le long une voie de chemin de fer désaffectée – futur Ravel ?) jusqu’à la ville d’arrivée où nous attendent, outre la presse locale, nos amis carolomacériens (qui a trouvé ?), les Braidy, dont la fille Charline joue au tennis dans la performante équipe du TC Embourg en lice pour la montée en 1ère division nationale. Nous dînons sur la magnifique Place Ducale avec un excellent plat local : des pennes au boudin blanc.

    Ce jeudi, étape importante puisque nous rejoignons Namur, soit une descente de 140 kilomètres entièrement sur les quais de halage aménagés ! Nous rencontrerons une autre joueuse de tennis, Claire Makhloufi, à Givet, notre ami liégeois Pierre André à Hastières, pour arriver à Namur. Nous y féliciterons tout le nouveau gouvernement …vendredi matin, avec une mention spéciale à notre ami, Willy Borsus, Ministre-Président.

    Rappel à ceux qui veulent nous rejoindre, vendredi, pour la dernière étape Namur – Liège. Vous avez un train aux Guillemins à 7h51 qui arrive à Namur à 8h43. Nous vous attendons à vélo sur la place d’Armes d’où nous rejoindrons le Grognon, lieu d’accostage de Pierre-le-Grand (et de désallage de Paul M). 

    La Meuse à vélo. Etape 4 : Charleville-Mézières/ Namur. Avec Gilles Foret et Xavier Gérard, Claire Makhloufi, Pierre André, Richard Fournaux, Cha Braid,

    etape 4.jpg<--- Départ de notre 4ème étape depuis le phare de la très belle Place Ducale à Charlesville-Mézières. Direction Namur au fil de la Meuse sur 144km

    Retour en Belgique programmé et arrivée en Wallonie par ce que l’on nomme aujourd’hui assez stupidement une « autoroute vélo ». L’appellation vient vraisemblablement de la traduction spontanée et peu pertinente du Néerlandais « Fietssnelweg ». Il s’agit de voies rapides vélo, des « voies vertes » disent les Français, des bandes de bitume de qualité « Tour de France » exclusivement réservées aux modes doux, avec vitesse max pour les usagers de 30 km/h. De Charleville-Mézières que nous quittons à 9h45 après un dernier coup d’œil à la place Ducale, à Givet et la frontière belge, ce sont 80 km de plaisir : la seule voiture que nous avons vue est celle de l’éclusier qui accompagnait un « six avec barreur » allemand qui rejoignait Liège depuis… Sedan (en une semaine). On a trouvé plus déjantés que nous !

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    Chers Amis, c'est à Givet que j'apprends cette nouvelle exceptionnelle : il faut un an pour réparer le garde-corps de la passerelle "La Belle Liégeoise". Pas un jour, ni un mois, ni un siècle : un an. Bravo. On l'inaugure quand avec le nouveau ministre ?

    Ni dénivelé, ni nid de poules, ni véhicules motorisés, cette dernière journée en France, sur 78 km, a été le paradis. Et les deux autres kilomètres ? C’est l’effort que doivent effectuer les responsables de ces infrastructures : soigner les sorties de ville. La Meuse fait de telles boucles qu’il ne faut pas se fier à un quelconque sens de l’orientation. La seule solution est un fléchage adéquat pour rejoindre les « voies vertes » depuis les hyper-centres. On a hésité à Charleville, on a aussi hésité à Givet. Avoir un réseau bien balisé ne suffit pas. Et il faut aussi terminer le chaînon manquant de Chooz, magnifique village à côté de deux réacteurs nucléaires (qui auraient été quatre sans une bataille acharnée d’Anne-Marie Lizin). Arrivés en Wallonie par Hastières et après les 62 km avalés jusque Namur, nous constatons avec bonheur que le réseau wallon jusqu’à la capitale n’a, hormis le revêtement, des courts chaînons manquants (dont la réalisation est programmée comme à Freyr et à Dinant) et par endroits quelques balisages amateurs, rien à envier à celui des Ardennes françaises. On verra ce vendredi ce qu’il en est jusque Liège. Il est un autre constat à l’avantage des Wallons : notre réseau de barrages et d’écluses est bien plus moderne que celui de nos voisins français. Ils y travaillent mais cela ne va pas tout seul.

    La Meuse sur son territoire français reste très « nature » et il faut encore attendre quelques kilomètres pour voir se développer des trafics fluvial et cycliste, avec le développement des structures Horeca qui les accompagne. Mais les bords de fleuves de Fumay, de Vireux-Walleyrand et de Givet sont très accueillants, avec des maisons en style …mosan qui ont vu passer le Tsar Pierre le Grand en 1717. Nous avons d’ailleurs déjeûné à Givet (dont le développement Horeca est notamment assuré par un Belge) avec des amis du tennis qui nous y attendaient pour ensuite filer vers d’autres amis journalistes à Hastières : Pierre André et Françoise Carton de Wiart. Henry Carton de Wiart, son grand-père, est celui qui, le premier – en 1905, relayé par le prince Albert lors de l’inauguration de l’Exposition universelle, qualifia Liège de « Cité ardente ». Une plaque commémorative rappelle cela sur le mur extérieur de la bâtisse familiale en bord de Meuse (qui fut peinte par Wurth (1869-1933), de l’école liégeoise du paysage). En bord de Meuse se trouve également une magnifique église (avec des parties du XIe siècle) dédiée à Saint-Walhère, invoqué hélas pas pour les douleurs musculaires mais pour les maux de tête. Dans cette église abbatiale se trouve un superbe triptyque d'un autre bon peintre liégeois,’Auguste Donnay, de 1902.

    Nous filons alors sur Namur en longeant les « tartines » et le château de Freyr, le château de Dave, le Knokke-le-Zoute namurois qu’est assurément Profondeville, et les ports des yachts/clubs nautiques qui, sur toute la Meuse namuroise, montrent combien les habitants retrouvent physiquement leur fleuve.

    La célébration du 200e anniversaire de l’arrivée de John Cockerill à Liège nous permet d’évoquer l’industrialisation de la Meuse. Le Département des Ardennes a énormément de similitudes avec la Wallonie. Leurs histoires économiques sont communes : si Sedan était spécialisée dans le textile, la "pointe" de Charleville à Givet est terre de sidérurgie avec les forges, des fonderies avec notamment Magotteaux à Aubrives, des produits finis avec les poêleries Arthur Martin à Revin, sans oublier les carrières et des ardoisières. Les années soixante-quinze, pour parler comme là-bas, marquent le début du combat pour la reconversion. Les lave-linges Electrolux organisent la lente agonie du méga-site emblématique de Revin jusqu’en 2012 , non sans secousses sociales. Le Département organise sa reconversion, au départ de la requalification de ses sites industriels désaffectés et la réorientation de la formation de sa main d’oeuvre vers le tertiaire, énergétique (la centrale nucléaire de Chooz), culturel (avec la difficulté de la reconnaissance du patrimoine industriel), touristique (fluvial et muséal). Toute ressemblance avec la Wallonie… Mais cela ne va pas assez vite, même comparé aux Ardennes belges, estiment les experts français. Et c’est vrai que requalifier les barrages et écluses de Meuse ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Les citoyens aspirent à ce changement puisque le candidat de Macron s’est imposé avec près de 55 % des voix lors du dernier scrutin. Et une des clés de cette grande région est assurément …européenne avec la « Grande Région ».

    Cette image économique est quasi invisible en longeant la Meuse namuroise. Dès Hastières, c’est de culture qu’il est question avec les fastes du château de Freyr, les saxos de Dinant (où nous croisons Richard Fournaux), les châteaux et demeures mosanes (Dave, Profondeville), les fraises de Wépion même si nous arrivons hors saison. Seules les carrières de Lustin rappellent que cela reste une activité économique importante. Elles sont aussi des livres d’histoire géologique, ce qui nous ramène au Pr. Pissart : le « synclinal » de Walgrappe, une structure en forme de U où l’on voit des couches de roches se distinguer par leurs couleurs et leur composition. Ces variations s’expliquent par les fluctuations du niveau de la mer qui ont engendré ces couches en arrachant des éléments à un continent situé au Nord du site il y a quelque 360 millions d’années. Les bancs, déposés horizontalement au fond de la mer, subirent alors l’évolution géologique faite d’écrasements et de plis par le mouvement des continents, l’érosion des reliefs et les incisions de la Meuse. Cela donne du grès d’excellente qualité mais aussi cette image impressionnante d’une carrière qui sourit.

    C’est tout souriant que nous rejoignons Namur sous le soleil : les pistes cyclables sont de bonne qualité et, si quelques petites jonctions peuvent être optimalisées, le trajet se fait en toute sécurité avec les plaisirs aquatiques pour décor. Une impression de vacances et de légèreté : il y a foule sur les quais depuis la Plante jusqu’au cœur de Namur. Nous arrivons de bonne humeur au Grognon après 149 km de balades. Nous avions rechargé les batteries au restaurant de Givet… Nous sommes logés à Salzinnes par un …ami facebook qui a voulu s’associer ainsi à notre périple. Merci Xavier pour ton hospitalité. Ce vendredi, un amical salut au nouveau Gouvernement wallon puis retour à Liège ! 

    De retour en Cité ardente après 5 jours au fil de la Meuse. Magnifique escapade de 560kms et 29h12 à vélo depuis la source de Pouilly-en-Bassigny sur le plateau de Langres jusqu'au Parc de la Boverie. Paysages extraordinaires, très chouettes rencontres et une météo plutôt clémente avec nous. Merci pour les encouragements et le soutien indispensable à notre périple mosan.

    La Meuse à vélo. Etape 5 : Namur/Liège. Avec Gilles Foret

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    En ce début de 5ème et dernière étape mosane, petite pause devant le Grognon....

    La dernière étape reliait Namur à Liège sur 70 km. La dernière fois que nous avions entrepris la promenade, il y a quatre ans, c’était l’enfer entre Andenne et Huy et entre Engis et Liège. On sautait d’une rive à l’autre en reliant des bouts de piste cyclable et des bribes de Ravel mais en passant plus de temps sur des routes nationales dangereuses et plutôt désagréables en slalomant entre les usines implantées dans une zone où, à cause du relief, la qualité de l’air est un vrai problème. Il y a deux ans, notre partenaire Bernard Lorquet (Bicyclic), le spécialiste de la mobilité douce, avait constaté des évolutions mais Tihange, Amay, Engis, et l’arrivée à Liège restaient de vrais lieux dangereux.

    Autant le dire de suite : cette dernière étape est la bonne nouvelle du séjour. De Namur à Seraing, soit sur plus de 50 km, les cyclistes qui empruntent le RAVEL en rive droite ne croisent aucune voiture ! Le revêtement est globalement bon et le trajet, vous allez vous en apercevoir, est intéressant. A l’entrée de Seraing, les choses par contre se gâtent : le parcours s’intègre dans la circulation pour rejoindre l’Hôtel de Ville, le nouveau bâtiment CMI (la vue est superbe) puis propose de traverser la Meuse sur le Pont de Seraing balayé par le vent. Se poursuit un véritable parcours dont les plaques signalétiques témoignent de la complexité : avant de traverser le pont, la plaque annonce Liège à …27 km. De l’autre côté du pont, Liège n’est plus qu’à 13 km, ce qui doit en faire un des plus longs ponts d’Europe… Le Ravel poursuit sa route avec un contraste saisissant : là où la Meuse est bien rectiligne, les « Routes de la Meuse » s’emberlificotent dans Jemeppe, Tilleur, Sclessin,… Il serait heureux que les Villes de Seraing et de Liège se concertent pour améliorer cette entrée de ville. Nous avons quant à nous pris le raccourci du Bld Ernest Solvay pour, après une photo de Gilles à la CCI au Standard de Liège (à chacun ses manies), nous ramener en direct jusqu’à la gare et le parc de la Boverie. La table était dressée à l’Union Nautique pour, en Meuse liégeoise, le dernier verre. Surprise, Michel Faway nous y attendait avec les coupes de Liège-Sport. Merci pour cette agréable attention.

    Nous quittons Namur à 9 h accompagnés de Bernard Lorquet. Places d’Armes, Parlement wallon, Pont de Jambes, Elysette,… Le fléchage (une sortie de ville clairement visible) nous mène sur la rive-droite de la Meuse, le long de l’écluse de Namur. Et c’est parti pour 50 km sur des quais de halage, hormis la traversée de Huy (qui est améliorable mais où l'entrée de ville est une véritable invitation à s'arrêter). Cette dernière journée est consacrée au 80e anniversaire du Port de Liège (et, puisque nous passerons à Seraing et terminerons à la Boverie, au 200e anniversaire de l’arrivée de John Cockerill à Liège). La Meuse avait été plaisante (entendez consacrée à la plaisance jeudi entre Dinant et Namur), ici, elle est laborieuse. Les usines de grande taille et qui ont recours à la voie d’eau se succèdent tandis que l’activité fluviale est intense et les péniches et autres barges s’acoquinent avec les quelques bateaux du tourisme fluvial dans les écluses rénovées et très bien équipées. Bravo la Wallonie.

    Le Port de Liège, vous en trouverez la présentation vidéo via le lien ci-dessous en version courte et en version longue, en différentes langues. Le film est remarquablement fait. https://www.youtube.com/user/DPVNIWallonie

    Le port est un atout économique majeur pour Liège avec 33 zones portuaires, 111 concessionnaires, 26km de quais et 370 ha de terrains. Le Trilogiport (reliant eau/rail/route), en Basse Meuse, va générer la création de 2000 emplois dans la logistique tandis que la réaffectation de Chertal viendra encore doubler les superficies. Si nous voyons les seize portsde Haute-Meuse (Statte, Tihange, Ampsin, Amay, Ombret, Hermalle-sous-Huy, Ehein, Awirs, Flémalle, Semeries, Ivoz-Ramet, Jemeppe, Seraing, Ougrée, Sclessin, Renory), nous en traversons physiquement sept, ceux de la rive droite où nous assistons aussi au merveilleux ballet aquatique que représente le fonctionnement d’une écluse. Dans celle-ci, à Yvoz-Ramet, Li Torè pousse une barge avec une traverse du nouveau pont de chemin de fer de Visé (chargée à Andenne). Et dans l’écluse se retrouvent en même temps quatre petits bateaux de plaisance. Le contraste est doublement saisissant : d’abord la taille des embarcations mais aussi le contraste avec le « six avec barreurs » que nous avions vu dans une écluse d’un autre siècle en dessous de Charleville-Mezières.

    Il faudrait citer toutes les entreprises qui ont investi dans le développement durable que représente le transport fluvial (une barge = 75 camions). Ce serait faire injure à celles que nous oublierions inévitablement. Elles se retrouvent parmi les membres de la MUPOL (Manutentionnaires et usagers du port de Liège – www.mupol.be). Sans eux, le Port n’existerait pas.

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    Epinglons juste, pour mieux y revenir une prochaine fois, à Flémalle l’évacuation des cendres du terril du Héna. Il s’agit de cendres d’une centrale à charbon du groupe Electrabel qui ont été stockées dans une carrière au Héna au milieu du siècle passé. Mais le crassier s’est montré instable. Il a été décidé d’évacuer les 2,3 millions de m3 de cendres par un tapis-roulant couvert de 1,7 km qui serpente depuis le terril jusqu’à la Meuse où des barges (chargées à raison de 2000 tonnes par jour) les évacuent vers des cimenteries. Les travaux dureront jusqu’en …2030. Combien de camions sont ainsi évités par ce « tapis-roulant » qui, sur les photos, ressemblent à une attraction de foire ?

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    Nous voilà la gare de Liège pour une photo d’arrivée devant le « Liège Together » placé devant la gare. Une autre photo sera faite devant le Musée de la Boverie et une troisième sur la magnifique terrasse de l’Union Nautique : elles évoquent, ensemble, les anniversaires que nous souhaitions célébrer, cette magnifique Meuse que nous avons donc suivie sur 560 km depuis sa source jusqu’à la ville que nous aimons. Et cette foi qui est la nôtre dans l’avenir de la Cité ardente : le meilleur est à venir.

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    Merci à tous de nous avoir et d’encore à l’avenir nous accompagner.

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    Louis Maraite, imité mais jamais égalé..

     

  • Entretien avec Daniel Bacquelaine, Ministre des Pensions et supporter du RCV Chaudfontaine

    Présent ce dimanche 12 juin 2017 à la présentation des prochaines gouvernance et saison du Racing Club Vaux Chaudfontaine, Daniel Bacquelaine, Ministre des Pensions, a accepté dix minutes d'entretien.

    Celles-ci vous sont répercutées ci-dessous dans leur intégralité.

    Le foot bien sûr mais aussi la commune de Chaudfontaine, les travaux sur les routes, le monde politique et ses pratiques ont été brièvement revisités.

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  • Des chantiers nécessaires, bien organisés ? Vous en êtes bien sûr ?

    LE MET/SPW... Organisation zéro point zéro

    Le citoyen contribuable est quand même en droit de se poser des questions sur l’utilisation des deniers récoltés dans sa poche par les autorités publiques.

    Les travaux publics effectués sur les voiries sont souvent de grands chantiers aux inconvénients multiples pour l’usager notamment en matière d'embouteillages mais il est permis également de se poser des questions sur la pertinence de ces travaux et sur leur organisation.

    Plusieurs chantiers ont ces derniers temps causé maints préjudices aux habitants de Trooz et environs.

    Passons-les en revue.

    1 La N61 à Chaudfontaine (durée 615 jours calendrier)... du 13 avril 2015 au 22 décembre 2016

    Si la pertinence de ce chantier n’a guère été remise en cause, par contre, son organisation a laissé plus qu’à désirer.

    Les problèmes subis par les commerçants n’ont pas vraiment (du tout ?) été pris en compte par l’autorité puisque au moins trois d’entre eux ont dû déposer le bilan.

    Le ou les cahiers des charges n’ont, à toute évidence, pas été suffisamment coercitifs avec des plages horaires très mal utilisées et/ou des intervenants en retard par rapport aux autres...Cela s'appelle aussi planification ou organisation.

    Le cabinet du ministre Prévot, sollicité à maintes reprises, notamment par les commerçants à l’agonie, a laissé entrevoir certaines solutions (accélération du chantier) en faisant des promesses qu’il n’a jamais tenues (preuves écrites à l’appui).

    La signalisation de ce chantier, notamment pour ce qui est des déviations a été en-dessous de tout.

    Une dernière anecdote, nous sommes le 14 juin 2017, ce chantier est clôturé depuis le 22 décembre 2016 et des vestiges des déviations sont toujours bien en place (notamment au pied de la côte d’Embourg). C’est dire si la surveillance de ce chantier par le MET a été optimale…

    2 La N61 à Chaudfontaine : Hauster - Général Jacques- Quai Borguet.

    Cette chaussée a été entièrement rénovée sur environ un kilomètre alors que cela ne se justifiait absolument pas mais Tour de France, prestige et gestion politique en ont décidé autrement.

    Des déviations ont été mises en place. Apparemment pas au grand bonheur des usagers qui ne connaissent pas la région.

    Pour le Tour de France, à relever cependant que pour ce chantier, les ouvriers ont œuvré samedi, dimanche et même de nuit, ce qui avait été refusé pour le chantier précédent.

    3 Quai des Grosses Battes de la sortie de la trémie au pont de Chênée

    S’il est un coin que je connais particulièrement bien, c’est cette route que j’emprunte plus que régulièrement. Je connais l’emplacement des taques d’égout ainsi que les dégradations éventuelles. Et là, il n’y en n’avait qu’une, à la sortie de la trémie (vers Chênée) à hauteur de l’arrête de bus.

    Le reste de la chaussée, jusqu’au pont de Chênée ne posait absolument pas problème.

    Alors pourquoi ce chantier d’un kilomètre qui créé embouteillages même en dehors des heures de pointe.

    En dehors de la réparation nécessaire (arrêt de bus), l’entrepreneur a gratté le sol à plusieurs endroits où il n’y avait strictement aucune raison de le faire, le revêtement étant en parfait état.

    Il faudrait vraiment se poser les bonnes questions quant à cette « commande », ses motivations, son utilité.

    Qui plus est, le dernier « trou » raclé est situé une trentaine avant le pont de Chênée, ce qui empêche l’utilisation des trois bandes et donc la file de gauche (ceux qui tournent à gauche au pont de Chênée) bloque tous les autres véhicules sur une incroyable distance.

    Ce mercredi 14 juin 2017, à midi, loin d'être une heure de pointe, la file s’étirait de la trémie au pont de Chênée.

    Ce chantier est une honte. D'aucuns avanceraient une tromperie voire une escroquerie.

    Photos et/ou vidéos de ces travaux avant et pendant à l’appui et disponibles.

    Echantillons ci-dessous.

    12 juin 2016 17h44 : il y avait un problème là mais les deux trous avaient été rebouchés

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    14 juin 2016  11h35... ici on a arraché... pourquoi ?

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    12 juin 2016 : même endroit... revêtement OK

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    14 juin 2016 ici aussi on a arraché... le revêtement était impeccable le jour avant...

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    12 juin 2016 même endroit

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    Autres photos de ce chantier inutile si nécessaire...

    Je suis certain que vous avez des dégradations bien plus importantes près de chez vous, où que vous habitiez...  

    EDITO Charles Clessens

     

  • Travaux à venir sur la N61 : le point

    Le moment est venu de faire le point quant à ces prochains travaux sur la N61 entre Chaudfontaine et Chênée. Travaux générés par le passage prochain du Tour de France.

    Pour ce faire, nous allons mettre en parallèle les communications officielles (voir ici) et observer si elles concordent avec les constats effectués sur le terrain.

    2017 06 03 n61 chaudf chenee (1).JPG1 La commune de Chaudfontaine annonce des travaux entre la rue Hauster et le quai Borguet du mardi 6 juin au lundi 12 juin inclus.

    A noter que le communiqué de la commune ne parle pas du tout de la rue des Grands-Prés. Bien sûr, ce n'est plus Chaudfontaine, c'est dans le prolongement. A chacun d'apprécier cette absence d'honnêteté intellectuelle...

    Constat sur la chaussée : deux panneaux lumineux donc modulables quant au texte annoncent simplement des travaux sur la N61 sans aucune précision malgré la modernité de ce panneau. Sur la N61... Heureusement qu'ils le disent. On aurait pu penser qu'il s'agissait de l'autoroute entre Lyon et Marseille...

    2 La police de la zone Secova annonce des travaux du mardi 6 juin au vendredi 16 juin inclus mais le communiqué de la police précise que le chantier sera, outre la rue Général Jacques, prolongé par la rue des Grands-Prés jusqu'au carrefour avec le boulevard de l'Ourthe.2017 06 03 n61 chaudf chenee (6).JPG

    Constat sur la chaussée : plusieurs panneaux disposés des deux côtés annoncent ces travaux du mardi 6 juin au vendredi 23 juin inclus. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose.

    Commentaire : s'il existe bien une volonté apparente de communication, force est de constater qu'elle n'est pas vraiment efficiente et parfois différentes selon qu'elle émane d'une entité ou d'une autre.

    La responsabilité de cette communication et sa globalisation dépendent bien évidemment du SPW (le MET) puisque c'est ce département qui coordonne (devrait coordonner ?) ces chantiers et là, on peut attribuer la mention "PEUT MIEUX FAIRE".

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    la rue des Grands-Prés

    Par ailleurs, un vent fiable et favorable mais qui désire garder l'anonymat, m'a rapporté que des sommes d'argent pour améliorer la chaussée lors du passage du Tour de France étaient affectées à certaines communes.

    Faut croire que la commune de Trooz n'était pas concernée alors que la portion de voirie en face du zoning est bien plus propice à l'organisation d'un cyclo-cross qu'à un passage de la Grande Boucle. Et pourtant, il faut aussi savoir que le tour de France impose des travaux comme le précise le SPW : "Nous décidons des types de travaux que nous voulons faire mais il est vrai que l’organisation nous impose de reboucher les nids-de-poule par exemple". 

    Par contre, sur Chaudfontaine, là c'est nickel. Une voirie qui n'était absolument pas dégradée (de la rue Hauster au quai Borguet) sera refaite. Les mystères des influences politiques ? Va savoir...

  • Point route... 15 mai 2017 fin de journée

    Les élites de la communication et de l'information ont frappé ce lundi 15 mai 2017 sur Belle-Île !

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  • Olivier Baltus rejoint VEGA

    Le Conseiller communal Olivier Baltus rejoint la formation politique VEGA

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    Ce matin, Olivier Baltus, Conseiller communal indépendant et de l'opposition à Trooz, a annoncé en conférence de presse qu’il rejoignait la coopérative politique VEGA. Rappelons qu’après avoir été élu sur la liste EcoVa avec 127 voix, Olivier Baltus avait quitté cette formation en novembre 2013 pour rejoindre l’opposition où il siégeait depuis lors en tant que conseiller indépendant relativement actif.

    S'il n'est pas encore question de projets d'envergure quant à la création d'une liste VEGA et à ses modalités dans notre localité, Olivier Baltus a franchi le pas et s'est engagé en cette coopérative politique fondée en 2012 et qui compte, à Liège, avec François Schreuer, un élu d'opposition également...

    Qui est VEGA et pourquoi rejoindre ce groupe à 18 mois des prochaines élections communales ?

    C’est ce que nous avons demandé à l’intéressé qui, fidèle à ses bonnes habitudes, n’a pas hésité à livrer son sentiment dans le détail.

    Voilà un ralliement auquel on ne s’attendait pas puisque Olivier Baltus avait laissé sous-entendre qu’il ne se représenterait plus.

    Olivier, pouvez-vous avant tout nous dire qui ou ce qu'est VEGA ?

    « VEGA est la contraction de « Verts et à Gauche ». Il s’agit d’une coopérative politique fondée en 2012 en prévision des élections communales à Liège. Elle compte un élu de l’opposition, François Schreuer, très actif sur une série de thèmes tels que la mobilité, les développements urbanistiques, la supracommunalité, le renouveau politique… Ce mouvement est ouvert à celles et ceux qui se reconnaissent dans les idées fondatrices que sont l’écologie, le socialisme et la démocratie (http://vega.coop/presentation/manifeste.html). La coopérative privilégie les échanges d’idées et le débat sans les contraintes et les lourdeurs des grands partis. VEGA est une initiative citoyenne dont les axes de travail la poussent naturellement à grandir et à s’investir dans la périphérie liégeoise. Le tram et les transports en commun en ville et dans son agglomération, les centres commerciaux, le projet de complexe cinématographique Médiaciné, CHB… : autant de sujets dont les répercussions s’étendent bien au-delà de la ville. »

    Quels sont vos objectifs en rejoignant VEGA ?

    « J’ai décidé de rejoindre la coopérative politique VEGA pour des raisons qui sont à la fois liées à mon travail politique à Trooz mais aussi à la coopérative elle-même. Nous sommes aux ¾ de cette législature et j’ai souhaité faire le bilan de mon travail. D’emblée, je fais le constat que malgré mon engagement, mes interpellations, les nombreux articles sur mon blog, des propositions…, il subsiste plusieurs domaines de compétences de la Commune dans lesquels cette dernière est peu ou pas investie. Je me répète mais la communication, la participation citoyenne, la prévention des déchets, l’intégration du parc d’activités économiques de Prayon par exemple me paraissent totalement délaissées. Soit on nous donne des raisons de cette inaction, soit on nous annonce des choses à venir. Toujours est-il qu’après 4 ans et demi, on ne peut plus vraiment y croire et de toute manière, le temps passé est définitivement perdu. J’ai eu bon évoquer ces sujets à de nombreuses reprises, cela semble n’avoir servi à rien. Idem pour l’aménagement du territoire, domaine dans lequel la Commune ne remet aucunement en cause un type de développement qui consomme de grands espaces et déstructure nos villages et hameaux, avec à terme la disparition du caractère rural de notre commune. Je dois donc bien admettre que mon travail manque... d’ efficacité. »

    Mais encore ?

    « J’ai beaucoup travaillé sur une série de sujets très locaux comme les petites infrastructures, l’entretien des sentiers, le petit patrimoine… Je pense que les choses se sont bien améliorées et que je devrais à l’avenir concentrer mes efforts sur les sujets aux implications plus larges. Je donne quelques exemples : le site de La Fenderie, les centres de village, l’attrait de la Grand Rue, le social…

    Est-ce que cela suffit ? Non. Car je fais un 2ème constat : une série d’enjeux nécessitent d’être appréhendés à une échelle plus large que celle de notre seul territoire communal. La mobilité dans la vallée de la Vesdre est un bon exemple : oui la ligne de chemin de fer n°37 dessert 3 arrêts à Trooz, le service des bus 31 est performant et des perspectives se dessinent pour le vélo mais plus de 95% des gens se rendent toujours à leur travail en voiture, dont beaucoup à Liège. L’aménagement du territoire, la participation citoyenne, le développement de l’emploi… sont d’autres sujets qui ne peuvent être appréhendés dans la seule commune de Trooz. »

    Et donc ?

    « Un dernier élément qui m’a interpellé est la manière avec laquelle la majorité vient de clôturer la phase de réalisation du PCDR (Plan Communal de Développement Rural) élaboré par une trentaine de citoyens au cours de ces 3 ou 4 dernières années. J’ai foi en la politique, malgré les critiques tout à fait compréhensibles et justifiées de nombreux citoyens qui doivent conduire à une réforme de certaines pratiques. Mais cette reprise en mains nonchalante du PCDR par la Commune malgré les difficultés rencontrées par l’organisme chargé de l’assister m’ont particulièrement étonné et déçu, d’autant plus que c’est la qualité du projet lui-même et les habitants de Trooz qui en pâtiront. »

    Et donc ?

    « Et donc, si je veux améliorer l’efficacité de mon action, j’ai besoin de me faire aider par des gens expérimentés, avec lesquels échanger et confronter mes idées, parler de mes propositions. Bref, j’ai besoin d’un appui que je n’ai absolument pas envie d’aller chercher dans un parti traditionnel. J’ai donc décidé de rejoindre VEGA et de me recentrer sur des enjeux importants qui s’inscrivent davantage dans la durée et dépassent le microcosme de Trooz. »

    Pouvons-nous en conclure qu'une liste VEGA verra le jour à Trooz aux élections communales de 2018 ?

    « Il est bien trop tôt pour le dire. D’ailleurs, ce n’est certainement pas moi qui donnerai le coup d’envoi de la campagne. J’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice et j’espère toujours que de vrais progrès pourront être accomplis dans toutes ces matières que j’ai citées. Evidemment, si la campagne devait être triste, mièvre et convenue en raison de la participation au pouvoir des trois partis et groupe PS, MR et EcoVa, je me ferais un plaisir de l’animer, que je sois ou non candidat. 

    Tiens, cela me fait penser à ce que pourrait entreprendre (toutes les composantes de) la majorité en prévision de ces élections : de vraies rencontres citoyennes animées par une personne neutre et qualifiée par exemple, centrées sur des sujets d’intérêt général et non strictement particulier. Je suis tout de même sidéré de voir le peu d’imagination de beaucoup d’élus politiques qui ne prennent aucune initiative sérieuse visant à rapprocher élus et citoyens, alors que la défiance de ces derniers est vertigineuse ! »

    N’aviez-vous pas dit que vous ne seriez pas candidat ? Encore une promesse non tenue ?

    « Vous avez raison, c’est ce que j’ai dit. Heureusement, on peut toujours changer d’avis..., ce qui n’est pas encore mon cas. De toute manière, comme on dit dans ces cas-là, ce sont les électeurs qui désigneront leurs représentants le moment venu et pour faire un bon choix, mieux vaut un bel assortiment. Mais je le rappelle encore une fois clairement, il reste 18 mois et la priorité est de répondre aux besoins et aux défis à relever à Trooz. Il n’en manque pas. Quant à moi, ma volonté est de poursuivre une opposition critique mais constructive, recentrée sur des enjeux importants pour l’avenir de la Commune.

    Vous qui assistez aux réunions du Conseil et qui suivez de près la politique communale, vous savez mieux que personne qu’une opposition est nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie. A Trooz pas moins qu’ailleurs. »

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    Olivier Baltus et François Schreuer

    Olivier Baltus, on peut être d'accord ou pas d'accord avec ses opinions et sa façon bien à lui de voir les choses. Mais, ce qu'on ne pourra lui enlever, ce sont ses actions, son investissement et sa mobilisation pour les causes auxquelles il adhère ou croit.

  • Bouleversements politiques en vue

    exclusif.jpgDes décisions fortes

    Conscients du fossé, qui s’apparente de plus en plus à un canyon et qui se creuse avec une régularité navrante entre le politique au plan large et le citoyen, mais aussi, sans doute poussé par la colère populaire ambiante qui laisse transparaître la crainte pour les partis traditionnels de prendre une solide branlée lors des prochaines échéances électorales, le Gouvernement a créé dans le plus grand secret une C.P.E. (Commission Particulière d’Enquête). Celle-ci a remis ce 1er avril 2017 un rapport préliminaire au M.B.G. (Ministère de la Bonne Gouvernance). C’est Max Lafouine (identité empruntée), un des membres de la CPE qui nous en a fait parvenir copie, sous le couvert de la garantie de son anonymat.

    Un projet fort

    1 LES MANDATS

    Partant du fait qu’exercer un mandat politique est une fonction plus qu’honorifique, TOUS les mandats seront dorénavant exercés à titre gracieux et ce, à partir du 1 janvier 2018 afin de laisser un temps d’adaptation.

    Par ailleurs, les mandats, quels qu’ils soient ne seront plus attribués qu’en rapport direct avec les compétences de la personne. Ce sera donc fini de placer dans des postes injustement mais grassement rémunérés des pantins qui, le doigt sur la couture du pantalon ou du jupon, avaient pour unique fonction d’avaler de bien étranges couleuvres tout en les avalisant.

    La part belle aux jeunes

    Qui plus est, une phase test sera mise en chantier dès la fin de cette année scolaire. En effet, les étudiants diplômés des universités, des hautes écoles commerciales et/ou techniques, des académies, (…) pourront exercer un mandat au sein d’une intercommunale. Mandat bien évidemment en rapport avec leurs compétences acquises lors de leur cursus scolaire.

    Ce mandat sera considéré comme un stage rémunéré et pourra durer de un à trois ans. Cette procédure permettra de la sorte à ces jeunes en fin de scolarité, non seulement de trouver un emploi directement mais aussi facilitera grandement leur insertion dans le monde du travail tout en leur octroyant un minimum d’expérience dans la vie active.

    2 LES ELECTIONS

    A dater des prochaines échéances électorales, le système de votation, comme on dit en Suisse, sera bouleversé.

    Fini les votes pour les partis, le citoyen votera dorénavant pour des postes.

    En effet, une liste des postes à pourvoir sera mise à la disposition de l’électeur qui fera son ou ses choix. Les modalités doivent encore être définies mais en bref, plutôt que voter pour un parti x ou y, vous devrez voter pour des candidats qui figureront sur les postes déterminés.

    Par exemple :

    Candidats bourgmestre

    Dupont

    Dupuis

    Durant

    Candidats échevinat des finances (...)

    Dupont

    Dupuis

    Durant

    Candidats échevinat des travaux publics (...)

    Dupont

    Dupuis

    Durant

    Candidat conseiller communal

    Dupont

    Dupuis

    Durant

    etc.

    Les modalités sont encore à l’étude et le nombre de postes à pourvoir sera en proportion directe avec le nombre d’habitants.

    Par exemple

    Pour les communes de – de 10.000 habitants, il y aura

    1 bourgmestre, 4 échevins parmi lesquels seront distribuées toutes les fonctions actuelles et 6 conseillers communaux. Il n'y aura plus d'opposition ni de majorité puisque tous les élus oeuvreront en équipe, sous le sceau du bon sens, dans l'intérêt collectif des citoyens. Ce sera donc aussi fini de rejeter une idée tout simplement parce qu'elle émane de "l'opposition", quitte à la reprendre six mois plus tard sous une autre forme.

    La grille complète et définitive est bien évidemment à l’étude et vous sera communiquée dès son officialisation.

    Pour info, la C.P.E. est présidée par Charles Poisson-Michel, Bart Lemerlan étant le vice-président, Elio Moncoeur-Saigne, le secrétaire et Raoul Lehareng-Saur, le secrétaire adjoint. Elle compte onze membres triés sur le volet de la bonne gouvernance.

  • Lettre ouverte au monde politique

    7 mars 2017

    LETTRE OUVERTE AU MONDE POLITIQUE

    Mesdames et messieurs les politiques,

    UN IDEAL, LA POLITIQUE ?

    Faire de la politique devrait s’apparenter à un idéal, une vocation, un sacerdoce. Pensez ! S’occuper de la gestion d’un pays, d’une région, d’une commune avec pour souci majeur le bien-être de la collectivité et ceci, dans la plus respectable des dignités. STOP ! Ne rêvons pas ! Depuis la mi-décembre 2016, l’actualité impliquant le monde politique secoue le citoyen avec une effrayante régularité. Or, il ne faut surtout pas l’oublier, le citoyen c'est votre employeur ! C'est lui qui vous rémunère, même si c’est vous qui fixez vos émoluments.

    Non, la politique n’est pas un idéal, c’est devenu un métier. Qui plus est, un métier lucratif qui, tout en permettant la satisfaction des passions et des besoins les plus exacerbés, autorise aussi les pires dérives quand certains de ces employés du Peuple confondent l’intérêt de la chose publique avec le leur ou ceux de leurs proches et obligés.

    Même des membres des comités d’éthique de certains partis dits traditionnels ont été touchés alors, du point de vue du citoyen que je suis, à qui encore faire confiance ?

    En ce début mars 2017, vous en êtes tou(te)s à vous demander comment regagner la confiance du citoyen avec bien évidemment, en toile de fond, les prochaines échéances électorales qui risqueraient de vous laminer tant le fossé qui sépare la population du politique est devenu canyon.

    Critiquer sans plus, c’est facile, même si ne pas dénoncer serait avaliser. Vous trouverez donc ci-dessous, en quelques lignes, mon analyse citoyenne sans pour autant revisiter l'actualité brûlante qui a notamment suscité la création d'une Commission d'enquête parlementaire.

    MANDAT ELECTIF = COMPETENCES ?

    En préambule, n’est-il pas étonnant de constater qu’il suffit  de se faire élire, à quelque poste que ce soit, pour automatiquement bénéficier de la science infuse et acquérir les compétences nécessaires à l’accomplissement d’une fonction, d’un mandat. N’est-ce pas formidable ? Quelles que soient vos qualités et/ou compétences, un mandat voire plusieurs vous sont attribués. Que la personne possède les prérequis ou pas, qu’importe. Et le pire, c’est que ce système, enfant d’une particratie aux commandes de laquelle très souvent les mêmes personnes et/ou familles se transmettent le témoin depuis des générations, fonctionne à tous les étages, à tous les niveaux de pouvoir.

    Pour rassurer (endormir ?) la population, il suffit de faire passer quelques lampistes devant une Commission qui les sanctionnera peut-être tout en les réaffectant en d’autres lieux puis, le temps aidant, on oubliera petit à petit et tout recommencera.

    Ces gens ne sont pas le problème, ils ne sont que des pions.

    LE PROBLEME C’EST LE SYSTEME.

    Système que vous les politiques avez contribué à créer depuis des lustres.

    Je ne développe pas plus avant, cela prendrait trop de temps mais il est clair que les MANDATS REMUNERES sont un des problèmes majeurs.

    DES SOLUTIONS ?

    1 STOP AUX MANDATS REMUNERES

    Ces mandats rémunérés sont une plaie qui entraîne chasse et course effrénée pour en bénéficier. Il y en a quand même quelques centaines de milliers en Belgique. Il conviendrait donc qu’ils soient exercés EXCLUSIVEMENT A TITRE GRACIEUX, avec, bien entendu, le remboursement des frais de déplacement sur base de justificatifs.

    Bien sûr, du coup, il y aurait probablement moins de candidats destinés à « œuvrer pour le bien-être du citoyen » mais ce serait beaucoup plus sain.

    2 DES MANDATS AUX ETUDIANTS

    Pourquoi ne pas octroyer certains mandats dans les organes de gestion aux étudiants qui sortent des universités ou des hautes études commerciales ou techniques, voire qui sont issus du domaine artistique ou des études sportives de haut niveau ?

    Un mandat comme un stage rémunéré de un à trois ans qui permettrait à ces jeunes, non seulement de trouver un emploi dès la fin de leurs études mais aussi qui faciliterait leur insertion dans la vie active tout en leur octroyant un minimum d’expérience.

    3 REVOIR LES TRAITEMENTS DES ELUS

    Plutôt que d’octroyer des mandats rémunérés dont personne n’en connaît soi-disant les montants (parfois même pas les bénéficiaires), il conviendrait de revoir les traitements de tous les élus dans leur globalité, en ce y compris les Conseillers communaux. De la sorte, tous les mandats pourraient être effectués à titre gratuit et la transparence serait totale. Et comme en Belgique, il y a quand même quelques centaines de milliers de mandats, les impacts positifs n'en seraient assurément que nombreux…


    clessensphoto.jpgCharles Clessens

    Citoyen (un de vos employeurs)

    Rue Laurentpré, 4

    4870 Trooz

    charles.clessens@skynet.be

    Copie transmise notamment par mail à messieurs

    Paul Magnette, Ministre-Président de la Wallonie, Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie Bruxelles, Elio Di Rupo, Président du PS, Olivier Chastel, Président du MR, Benoît Lutgen, président du CDH, Charles Michel, Premier Ministre.

  • Les élections 2018 approchent

    elections.jpgOui, les élections approchent à grands pas pour les candidats, même s’ils le nient pour la plupart, à plus petits pas pour les primo-votants et pour les citoyens ordinaires... quoique !

    Et puis, n’empêche, autant connaître les nouvelles règles.

    La législature n’en est qu’aux deux tiers à peine passés de son existence mais il est plus que probable que de nombreux politiques pensent déjà aux prochaines échéances, à savoir les élections communales et provinciales de 2018. Et ce, bien évidemment sans oublier les élections régionales, législatives et européennes à l’horizon 2019.

    Election ou réélection, tel est ou sera leur credo mais il conviendra de prendre en compte un élément important.

    En effet, l’abandon de l’effet dévolutif de la case de tête a été voté au Parlement wallon ce 14 février 2017. 

    Qu’est-ce ou qu’était-ce l’effet dévolutif ?

    D'aucuns le prétendent, c’était un effet pervers de la particratie et une bonne raison pour les candidats de revendiquer une place dans les premiers de la liste. En résumé, sans entrer dans les détails puisque ce sera supprimé pour les prochaines élections, les votes en case de tête étaient reportés (effets déjà modérés pour moitié depuis l’an 2000) sur les premiers candidats de la liste. La tête de liste puis le deuxième puis le troisième étaient les grands bénéficiaires de ce système, pudiquement appelé « pot commun ».

    Désormais seules compteront les voix de préférence réelles.

    En pratique, il restera une case de tête sur les bulletins de vote qui ne sera cependant d’aucune utilité pour la distribution des sièges à l’intérieur de la liste. A première vue, en cette période de défiance envers le politique, cela semble une bonne mesure.

    Puisqu’il n’y aura plus que les voix de préférence réelles qui compteront, on peut s’attendre à un renforcement des campagnes électorales, voire une personnalisation.

    La personne au détriment du programme ? Peut-être…

    Une compétition entre personnes d’un même parti ? Peut-être…

    La course à la visibilité personnelle va assurément jouer dans le chef des candidats, ce qui pourrait valoir de solides luttes internes car il serait fort étonnant que chaque candidat bénéficie du même soutien de campagne mais sait-on jamais...

    Est-ce vraiment la meilleure chose au plan local ? A tout un chacun de se forger son idée.

    Les collecteurs de voix seront lâchés, peut-être au détriment des « timides » qui se consacrent à leurs dossiers.

    N’est-ce pas là le simple constat de la défaillance des partis politiques qui, depuis de nombreuses années, privilégient les faiseurs de voix, vedettes de télévision ou du sport ou de toute autre chose au détriment d’une vraie élite politique dont la population a le plus grand besoin.

    En complément, le vote "papier" sera de retour et les électeurs seront invités à s'inscrire comme donneurs d'organes.

    EDITO Charles Clessens

  • Que nous reste-t-il ?

    Après les frasques à répétition, les mandats juteux distribués partout dans le pays sans discernement, après Publifin, après Publipart et bien d'autres encore; que nous reste-t-il, à nous citoyens, sinon la possibilité, le droit, voire le devoir d'en rire un peu ! Les relations entre les politiques et leurs employeurs (les citoyens) doivent être basées sur la confiance... C'est un peu comme avec les banques... La confiance... La confiance... 

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  • Entretien avec Galaad, un primo-votant

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    Elections 2018… à la fois si proches et tellement éloignées.

    Tous les 6 ans, nous votons pour élire les membres des 10 conseils provinciaux du pays ainsi que ceux des différents conseils communaux.

    Pourquoi en parler si tôt puisque le prochain scrutin local aura lieu en octobre 2018, presque le laps de temps qu’il a fallu pour exécuter les travaux sur la N61 à Chaudfontaine. Ne nous leurrons pas. Les grandes manœuvres ont déjà commencé dans le chef des partis lancés à la conquête des communes et provinces.

    2017 02 05 (0).JPGEntraînement avant les élections fédérales, régionales (…) de 2019 ? Pas du tout ! Les communes sont tout aussi importantes, ne serait-ce que pour la renommée des vainqueurs et les portes ouvertes vers d’éventuels autres objectifs.

    Pour ce faire, les partis développent différentes stratégies et n’hésitent pas à cibler des franges de la population, voire parfois des communautés.

    Avant d'aborder, dans un prochain article, l’intérêt que les primo-votants suscitent auprès des partis, donnons tout d'abord la parole à un jeune de la commune, Galaad Titeux qui fêtera ses dix-huit ans ce 16 février prochain.