C'est la Zone de police Secova qui vous avertit : Le « Momo Challenge » le nouveau jeu dangereux du net...

39883585_2140289722862441_3012625580517490688_n.jpgLe « Momo Challenge » le nouveau jeu dangereux du net… Attention danger !

Depuis plusieurs semaines, un nouveau jeu stupide et dangereux fait un malheur chez les adolescents du monde entier.

« Salut, je suis Momo, veux-tu jouer avec moi ! ».

Tout commence avec ce simple message reçu sur l’application de messagerie WhatsApp. Pour le recevoir, il suffit de rentrer le numéro de Momo dans son répertoire (en général un numéro japonais commençant par +81) et attendre que celui-ci vienne vers vous. Avec son visage tout droit tiré d’un film d’horreur et inspiré d'une sculpture japonaise, l’interlocuteur commence à lancer des défis au joueur, lui donnant des instructions strictes afin de continuer le challenge. Mais attention, un seul refus et une toute autre facette du « jeu » se met alors en route.
Afin de faire obéir ses utilisateurs sans discussion, Momo les menace de divulguer des informations personnelles recueillies sur les réseaux sociaux et en piratant leurs téléphones. A partir de là, le « joueur » se retrouve harcelé par des dizaines de messages pouvant être reçus à toute heure du jour ou de la nuit : vidéos violentes, photos terrifiantes, menaces, chantage… tout est fait pour que le joueur passe sous l’influence totale de Momo.
Ce « jeu » a ainsi pour objectif de profiter du mal-être des plus jeunes afin de les pousser à se mettre dans des situations dangereuses ou même à commettre l’irréparable.

En Argentine, une fillette de douze ans s’est suicidée, le dimanche 29 juillet, après avoir « joué » avec Momo. Plusieurs vidéos, tournées juste avant son suicide, ont été retrouvées sur son téléphone, dans sa discussion avec son harceleur.
Nul ne sait qui se cache derrière Momo. Il pourrait s’agir de l'œuvre de pirates informatiques. Les messages pourraient être générés de manière automatique, après avoir puisé des informations directement dans le smartphone de l’utilisateur. Des appels peuvent également être effectués.
L'image utilisée pour incarner le personnage provient en réalité du détournement d’une créature imaginée par Link Factory, une société japonaise spécialisée dans les effets spéciaux. L’œuvre, qui n’a aucun lien avec le jeu Momo, avait été exposée en 2016 à Tokyo et des visiteurs avaient publié des photos sur les réseaux sociaux.

Comment arrêter le harcèlement ?

La manière la plus simple semble être de bloquer le numéro du correspondant sur l’application lorsque le « jeu » est déjà commencé mais tout simplement de ne pas se lancer dans l’aventure. Il faut être bien conscient qu’ouvrir son application à Momo, c’est donner accès aux pirates à toutes vos informations personnelles.
Si vous deviez être confronté à ce phénomène, n’hésitez pas à déposer plainte auprès des services de police, pensez à garder les discussions passées. Notez le numéro de téléphone qui vous a contacté. N’hésitez pas à en parler à vos ados et à les avertir du danger.

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