Retour en P1 pour le FC Trooz des frères La Mantia

Braives… un bon souvenir du...12 mai 1974

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« Ascenseur ! » est un mot bien connu dans la région puisque depuis plus de 70 ans, les clubs de l’actuelle commune de Trooz (Wallonia Nessonvaux et Prayon devenus depuis le FC Trooz), ont pris l’habitude de prendre cet ascenseur qui conduit à l’étage supérieur mais qui a également la particularité de vous ramener au rez-de-chaussée, voire dans la cave.

Sous la direction de Claudy Rack Dardenne, le FC Trooz a remporté le titre en P2B la saison passée et reprend une nouvelle fois place parmi l’élite provinciale. Ce dimanche 12 août 2018, c’est l’ouverture du championnat et Trooz donne l’hospitalité au club de Braives.

Cette première journée sera tronquée parce que Aubel et UCE Liège poursuivent l’aventure en Coupe de Belgique. Ils entameront donc leur championnat ce jeudi.

12-08-2018

15:00

WANZE BAS-OHA A

BEAUFAYS A

12-08-2018

15:00

R.DC.COINTE LIÈGE A

FCB SPRIMONT B

12-08-2018

15:00

WEYWERTZ A

STER FRANCORCHAMPS A

12-08-2018

16:00

RAEREN-EYNATTEN

AMBLÈVE

12-08-2018

15:00

OUGRÉE A

RECHAIN A

12-08-2018

15:00

FC TROOZ A

BRAIVES A

16-08-2018

19:00

FIZOISE A

AUBEL A

16-08-2018

20:00

STADE DISONAIS A

UCE LIÈGE A

Plongeon dans le passé 

Pour Trooz, le club de Braives évoque un souvenir agréable, du moins lorsque le club fusionné s’appelait Prayon. En effet, il y a près de 44 ans, le 12 mai 1974, Prayon battait Braives en test-match pour la montée en Promotion. C’est comme si c’était hier. Hannut avait remporté le championnat tandis que Prayon et Braives terminaient à égalité.

Beaucoup de Prayonnais se souviennent de la saison 1973-74, celle de la montée en Promotion.

Certes, l’équipe de Prayon avait déjà quitté les provinciales par la grande porte en 1954 mais la consécration de 74 avait tout pour enthousiasmer car la formation d’alors était jeune, affichant moins de 24 ans de moyenne d’âge.

 

L’entente, sous la direction de Georges Duprez était parfaite mais les joueurs durent se battre jusqu’à la dernière journée et même au-delà pour accéder à la promotion.

Le début de saison s’était pourtant révélé laborieux. En effet, Prayon comptait, après 11 rencontres, 5, 7 et 8 points de retard sur ses principaux rivaux, à savoir Ferrières, Braives et Hannut. Mais, jamais les Prayonnais, avec leur attaque-mitraillette menée par Vinko Sabic ne baissèrent les bras et ne cessèrent d’y croire.

Rappelons qu’en ce temps-là, il y avait deux montants et que la victoire n’offrait que 2 points.

Derrière l’inaccessible Hannut, Prayon disputa la lutte pour le second strapontin gagnant.

Les «  Rouge et Bleu  »   avaient affiché leurs prétentions en allant gagner 2-3 à Ferrières et en atomisant Braives à domicile par 3-0.

Malgré une fin de saison en boulet de canon Prayon dut affronter Braives au cours d’un test-match mémorable sur terrain neutre, à Montegnée, le 12 mai 1974.

On comptabilisa ce jour-là 3625 entrées payantes, ce qui doit être un record au niveau provincial.

Grâce à la maturité de sa ligne offensive et à la détermination de tous ses éléments, Prayon l’emporta par 2-0, Sabic et Bissot inscrivant les buts les plus importants de l’histoire du club.

Avant la rencontre, les observateurs neutres n’accordaient que peu de chances à Prayon. Il est vrai que Braives alignait quelques éléments chevronnés tels Gino Di Stefano, ex-sérésien et hannutois et cerveau de l’équipe, Alphonse Plessers, une acquisition de Hoeselt tout comme Ludo Schils mais ce ne fut pas suffisant. 

Dès la fin du match, les Braivois offrirent le champagne aux Métallurgistes avant de saluer très sportivement leur public.    

Au cours de la première demi-heure, les Prayonnais, dont la correction faisait leur réputation, se rendirent coupables de quelques fautes assez spectaculaires avant de l’emporter méritoirement et d’accéder à la promotion. 

Prayon disposait alors d’un noyau assez conséquent dont Jean-Marie Doutrèwe, Karoly Selymes, Richard Maassen, Christian Brasseur, Jean Koster, Francesco Chacon, Manuel Perez, Guy Bastin, Norbert Borngen, Christian Brunson, Jean-Pierre Sougnez, Stephan Arimont et Gaby Kuzma faisaient aussi partie. 

20 ans auparavant, le FC Prayon (1953-54) avait forcé une première fois les portes de la promotion pour y rester trois saisons.

Cerise sur le gâteau, en observant les compositions des équipes, les Hesbignons alignaient une formation essentiellement composées de transferts, au contraire des Prayonnais.

A l’exception de Jacques Boué et de Francis Bissot, tous ces joueurs se côtoyaient depuis les équipes d’âge et le tout, sous la conduite depuis sept ans de Georges Duprez qui, à l’époque déclarait : « Notre force réside dans notre homogénéité. Mes garçons jouent depuis des années ensemble, me connaissent depuis très longtemps et instinctivement, ils évoluent en équipe soudée, se déplaçant inconsciemment pour assurer la couverture ou donner un coup de main à un coéquipier en difficulté. »

Si Georges Duprez se montrait souvent paternaliste, il savait aussi pousser une colère à même de faire trembler les murs des vestiaires d’alors comme par exemple, le jour où ses ouailles perdirent contre Vivegnis le point qui aurait pu leur coûter la montée. Paradoxalement, c’est peut-être ce dimanche-là que Prayon a gagné son billet pour l’étage supérieur car la leçon a été payante.

Quelle belle époque que celle-là où existait encore l’amour d’un club, l’amour de ses couleurs.  

En cette année mémorable, Vinko Sabic inscrivit 43 buts…

Qui dit mieux ?

Test-match pour la montée à Montegnée le 12 mai 1974 : Braives – Prayon 0 - 2

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Debout : F.Chacon, Boué, V. Sabic, Brasseur, Selymes, Seret, Stipulante     .                 

Accroupis : Paludi, Zambelli, Arnoldi, Bissot, Cuevas, I. Sabic, Bastin. 

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Revenons en 2018. Cette nouvelle aventure en première provinciale n'a pas démarré sous les meilleurs auspices pour Trooz qui, en matches officiels a successivement été écarté de la Coupe de Belgique par Stockay sur la marque de 7-0 puis à Malmundaria, en Coupe de la Province sur le score aussi lourd de 4-0.

Auront-ils retrouvé leurs esprits ce dimanche 12 août 2018 ?

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Commentaires

  • Bonjour,
    N’y avait-il pas aussi André Durieux dans cette brillante équipe ?
    Beaux et bons souvenirs.

  • Très bon souvenir avec un retour festif et une soirée mémorable dans la salle du Casino ... animée par l'équipe de Lucien Arnoldi (Christian Hanquet, Lulu & moi).

    Daniel

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