"Il n'y a plus personne de Sarone", nous explique Alex Polese

Polese Alex (1).JPGEn 2016, sur ce blog, l'histoire des 150 Saronesi venus du Nord de l'Italie en 1946 vous avait été contée par Alex Polese, fils d’immigrés italiens.

Alex avait voulu nous raconter leur histoire telle qu’elle lui a été rapportée mais aussi telle qu’enfant, il l’a vécue, ceci afin de rendre hommage à ses parents, sachant ce qu’il leur doit et conscient des sacrifices et des privations que ceux-ci ont endurés pour simplement offrir une vie meilleure à leur famille.

Ce récit vous avait été proposé en une série d'articles intitulés "DE SARONE AU BAY-BONNET", vous pouvez en relire l'intégralité en cliquant ici. 

Mais, pour retrouver tous ces articles, il vous suffit d'introduire SARONE dans la case RECHERCHER ci-contre.

 

sarone 1.png

Aujourd'hui, Alex Polese m'a fait parvenir un long courrier qu'il a introduit comme suit :

Polese Alex (3).JPG"Charles, bonjour,

Juste pour t'informer qu'il n' y a plus personne de Sarone à 4870 Trooz Liège - Belgique en ce lundi 14-5-2018.

Avec mon affection,

Alex Polese"

Je vous propose ce texte tout empreint d'émotion dans son intégralité ci-dessous.

Il est rédigé en italien et en français :

*     *     *

Carissime Saronese e Saronesi

Très Chers Saronese e Saronesi

Ci sono delle novità che non sono sempre piacevoli da dire ma che si devono fare sapere. E con tanta tristessa che vengo verso Voi per annunciarVi che da questo Lunedi 14-5-2018, non c’è più nessuno di Sarone (33070 Caneva) Pordenone – Italia nel Bay-Bonnet (4870 Trooz) Liègi - Belgio. 

Il y a des nouvelles qui ne sont pas toujours bonnes à donner mais qui doivent être dites, c’est avec beaucoup de tristesse que je viens vers vous pour vous annoncer qu’à partir de ce jour lundi 14-5-2018, il n’y a plus personne de Sarone (33070 Caneva) Pordenone - Italia au Bay-Bonnet (4870 Trooz) Liège - Belgique.

Ero rimasto solo e unico gaurdiano di questa bella generazione degli 150 Saronesi partiti  da Sarone  il 22 Luglio 1946 fino a questo Lunedi 14-5-2018.

J’étais resté le seul et dernier gardien de cette belle génération des 150 Saronesi partis de Sarone le 22 Juillet 1946 jusqu’à ce lundi 14-5-2018.

Vi pregho di scusarmi di parlare del sottoscritto,ma questo per introdure quello che segue :

Je vous prie de m’excuser de parler de ma personne, ceci afin d’introduire ce qui va suivre :

Ho venduto la casa e gli terreni.La casa ben pulita,tutto a suo posto,ho chiuso le porte.Furtivamente,nel cortile,con la mano tremante ho scritto per terra con un pò di calce: ”Grafie par tut, Poupa, Grafie par tut Mama”(grazie per tutto,Papa,Grazie per tutto Mama) – Sarone 22-7-1946 – Bay-Bonnet 14-5-2018.

Crudelmente,fra qualche giorno la pioggia ed il vento porterano via l’iscrizione come se non avessimo mai esistiti.Non resterà niente.

Sono andato via.

Piangevo tutte le lacrime del mio cuore, avevo un fazzoletto nella mia mano, però un fazzoletto non era abbastanza per asciugare tutte queste lacrime. Ho lasciato li tutte le mie gioe, le mie pene, i miei riccordi. Probabilmente una delle cose le più difficile della mia vita, andare via li da andove avevo cresciuto con la mia famiglia, le mie conoscenze, la nostra comunità Saronese. Ci ho lasciato la mia anima e il mio cuore.   

J’ai vendu la maison et les terrains. La maison bien propre, tout à sa place, j’ai fermé les portes.

Furtivement, dans le jardin, d’une main tremblante j’ai écrit par terre, avec un peu de chaux  “Grafie par tut, Poupa, Grafie par tut, Mama (Merci pour tout mon père, merci pour tout, ma mère) – Sarone 22-7-1946 – Bay-Bonnet 14-5-2018.

Cruellement, dans quelques jours, la pluie et le vent emporteront l’inscription comme si on n’avait jamais existé. Il ne restera rien.

Je suis parti.

Je pleurais toutes les larmes de mon coeur. J’avais un mouchoir dans ma main, mais un mouchoir, ce n’était pas assez pour essuyer toutes ces larmes. J’ai laissé tout là, mes joies, mes peines, mes souvenirs. Probablement une des choses les plus difficiles de ma vie, partir de là où j’ai vécu avec ma famille, mes connaissances, notre communauté Saronese. J’y laissais mon âme et mon coeur.

Arrivato davanti alla cava, mi sono fermato, precisamente sul binario della ferrovia,oggi abbandonata, come gli forni a calce, testimoni di un passato remoto, là andovè transitavano gli vagoni caricati di calce con la palla. Questa calce che ha contribuito in grande parte a rilevare il paese di Sarone.

Istintivamente, mi sono girato, come se la Divina Providenza mi avesse detto:Alex,tu che hai saputo esportare il tuo nome in tutti in continenti, e ancora tempo, è l’ultima volta, guarda il passato, è li, dietro a te, non dimenticarti di andove vieni.  

Arrivé devant la carrière, je me suis arrêté, justement sur les rails du chemin de fer, abandonnés, comme les fours à chaud, témoins d’un passé déjà lointain, là même où les wagons chargés à la pelle transitaient et emportaient la chaux. Cette chaux qui a contribué en très grande partie à relever le village de Sarone. Instinctivement je me suis retourné, comme si la Divine Providence m’avait dit: “Alex,toi qui as su exporter ton nom sur tous les continents, il est encore temps, c’est la dernière fois, regarde le passé, il est là, derrière toi, n’oublie pas d’où tu viens”.

Ho guardo la cantina,intatta, immutata, per niente cambiata, come era nel 1946, silenziosa e austera conservera per sempre in Lei il passaggio della nostra comunità. La cantina, il cuore di Sarone nel Bay-Bonnet, ho rivisto gli giochi di carte, tre sette, la briscola, il ramino, la bestia, la mora, la scopa.

Il gioco delle boccie, ( Al dogo delle balle) oggi ricoperto di rovaglie e di arbusti. Si può a pena distinguere qualche lamiere di legno, marcite, limitando il contorno,nascoste in terra.

In fatti: chi lo aveva costruito ? E terribile non me lo riccordo.

La ferrovia, il treno a vapore, gli vagoni caricati di calce, il prato andovè si giocava essendo banbini,andovè gli uomini si riunivano per parlare delle loro pene, i loro sogni,le loro speranze, le loro illusioni.

Anche lei oggi ricoperta di rovaglie e di arbusti.La natura ha ripreso i suoi diritti.

Ho rivisto il vino, il sala, il formai, la polenta, gli ozei (ucelli) al baccala (il pesce) gli orti, la salata, i radici, le pite (i polami) i counich (i conigli), i staulet (le stie per i poli e gli conigli).

Ho risentito le storie delle streghe che ci facevano tanta paura, oga barca, oga,che tu riva al palo (Rema barca, rema, che arrivi alla tua fine), le bestemmie tipiche di Sarone, le sere di vigiglie, deliziose in estate,ascoltando i più anziani con tanta sollecitudine il racconto di fatti diversi veri e forse probabilmente ad delle volte un po esagerati,varda nini, se tu scolta quel là,al tin conta liù su una dornada… e na no par quel al è bon,al è bon (Mio figlio, se ascolti quello li, te ne racconta su una giornata,per quello e famoso).Devo dire che per me non mi era sempre facile di distinguere il reale del’ irreale.

J’ai regardé la cantine, intacte, immuable, pour rien changée, comme elle était en 1946. Silencieuse et austère, elle conservera à jamais en son intérieur le passage de notre communauté. La cantine, le coeur de Sarone au Bay-Bonnet, j’ai revu les jeux de cartes, tre sette, la briscola, il ramino, la bestia, la mora, la scopa.

Le jeu de boules, aujourd’hui recouvert de broussailles, d’arbustes. On peut à peine distinguer quelques planches en bois pourries délimitant le contour, à moitié enfouies dans la terre.

En fait: qui l’avait construit ? C’est terrible je ne m’en souviens pas.

Le chemin de fer, le train à vapeur, les wagons chargés de chaux, la prairie où on jouait quand nous étions enfants, où les hommes se réunissaient, parlaient de leurs joies, de leurs peines, de leurs rêves, de leurs espérances, de leurs illusions. Elle aussi aujourd’hui recouverte de broussailles et d’arbustes. La nature a repris ses droits.

J’ai revu le vin, le sala, le formai, la polenta, les oiseaux, le bacala (poisson), les potagers, les salades, les radis, les poules, les lapins, les cages à poules, à lapins.

J’ai réentendu les histoires des sorcières qui nous faisaient très peur, les jurons typiques de Sarone, les soirées de veille, délicieuses en été, écoutant les plus âgés avec beaucoup d’ égards racontant ces faits divers vrais et parfois certainement un peu exagérés: si tu écoutes celui-là, il va t’en raconter des vertes et des pas mûres sur toute la journée, pour çà il est fantastique et où en tous les cas en ce qui me concerne, il ne m’était pas toujours facile de faire la part des choses entre le réel et l’irréel.

La mame che restavano fra di loro in delle cucine esigue, se si poteva chiamarle cucine, che servivano anche di sala di soggiono per raccontarsi storie di donne.

Les mamans qui restaient entre elles dans des cuisines exiguës, si on pouvait appeler cela des cuisines qui servaient en même temps de salle à manger pour se raconter des histoires de femmes.

La cucina miserabile, una vecchia stuffa a carbone, una lastra di gas, più nera che bianca con da parte una damigiana, un tavolo in legno, quatro sedie, in legno,senza divano, qualche piatti, qualche bicchieri di taglie e grandezze differente, qualche tazze, nessuna decorazione sulle pareti. Le cucine erano sempre ben pulite. Non c’ era acqua corrente, la si doveva andare a prenderla alla pompa con un secchio. Il bagno: meglio non parlarne.

La cuisine, misérable, un vieux poêle à charbon, une plaque à gaz, plus noire que blanche avec une bonbonne à côté, une table en bois, quatre chaises, en bois,pas de divan, quelques plats, quelques verres de tailles et grandeurs différentes, quelques tasses, aucune décoration sur les parois. Les cuisines étaient toujours très propres. Pas d’eau courante, aller à la pompe la chercher avec un sceau. Les toilettes: n’en parlons pas.

Le camere, piutosto la camera per più persone, crescendo gli bambini avevano diritto allo solaio. Vi immaginate in inverno, il freddo che c’era. 

Les chambres, plutôt la chambre pour plusieurs personnes, en grandissant les enfants avaient droit d’aller au grenier. Vous vous imaginez le froid en hiver.

Ho rivisto mio padre, Angelo Polese (Belon), mia madre Rosina Santin, ho rivisto la Rossa, la Cisa che era la madre della nostra comunità che teneva di una mano di ferro.

Ho rivisto le famiglie Bessega (i Momi), Chiaradia, Dal Mas, Del Puppo (i Colombi,i Barnard) De Re (i Paoulin) Manfé (i Torri) Mella, Masutti (i Rolle) Polese (i Belon,i Bindol,i Poles) Santin (i Buzetta) Uliana, Viel (i Crepa) Vicenzi (i Bighet,i Vifent) Toffoli (i Bakin) Varnier, Zaghet, Zoldan e tanti altri.

J’ai revu mon père, Angelo Polese (Belon), ma mère Rosina Santin, j’ai revu la Rossa, la Cisa celle-là même qui était la mère de la communauté qu’elle tenait de main de fer, j’ai revu les familles Bessega (i Momi) Chiaradia, Dal Mas, Del Puppo (i Colombi,i Barnard) De Re (i Paoulin) Manfé (i Torri) Mella, Masutti (i Rolle) Polese (i Belon,i Bindol,i Poles) Santin (i Calotta,i Buzetta),Uliana, Viel (i Crepa), Vicenzi (i Bighet,i Vifent),Toffoli (i Bakin), Varnier, Zaghet,Zoldan et bien d’autres.

Casualmente, un giovane ingegnere responsabile della cava passava per li e visto il mio stato, mi ha chiesto: Signore cosa succede: allora le lacrime hanno versato ancora più forte e gli ho detto chi ero e raccontato la nostra storia, la storia degli Saronesi, della cantina, della cava, dei forni a calce, delle nostre gioe, delle nostre pene, degli nostri sogni, delle nostre illusioni.

Mi ha ascoltato con tanta attenzione e pudore. Quando ho avuto finito, mi pareva abbastanza emozionato, è andato via.Senza una parola, mi ha semplicemente detto: arrivederci Signore.

Dio mio, questo arrivederci come faceva male, che maledizione, non era solamente io che partivo, era anche Voi, erano tutti quanti, tutti gli Saronesi, tutto il nostro folclore, tutte le nostre tradizioni, tutta la nostra comunità che andava via. Tutto il nostro passato spariva, ormai non restava più niente.

Pieno di spreranze fino alla fine hanno creduto in un mondo dove la vita era migliore, in fatti erano rimasti solamente al canto del gallo ed a l’aurora del mattino.    

Par hazard, un jeune ingénieur responsable de la carrière passait par là et vu mon état s’est arrêté. Il m’a demandé: Monsieur que se passe-t-il: alors les larmes ont coulé encore plus fort et je lui ai dit qui j’étais et raconté notre histoire,l’histoire des Saronesi, de la cantine, des fours à chaud, de la carrière, de nos joies, de nos peines, de nos rêves, de nos illusions. Il m’a écouté avec beaucoup d’attention et de pudeur. Quand j’ai eu fini, il me paraissait assez émotionné, il est parti. Sans un mot, Il m’ a tout simplement dit: au revoir Monsieur.

Mon Dieu,cet au revoir que cela faisait mal, quelle malédiction, c’est pas seulement moi qui partais,c’était aussi vous, c’était tout le monde, tous les Saronesi, tout notre folklore, toutes nos traditions, toute notre communauté qui partaient, c’était tout notre passé qui disparaissait. Il ne restait désormais plus rien.

Plein d’espoir, ils ont cru jusqu’à la fin en un monde où la vie était meilleure, en faits ils n’en sont restés qu’au chant du coq et à l’aurore du matin. 

Portando via con me tutta la mia tristessa, sono andato verso Fléron,una volta si girava verso la destra

verso il Sud, verso Sarone: Bay-Bonnet – Sarone 1212 km.

Oggi,ho girato verso la sinistra, verso il Nord, verso Lanaken, là ci sono i mei due piccoli angeli che sono di una bellezza stupenda ed a chi raccontero in tempo voluto se la natura me lo permette, chi siamo e di andove veniamo.

Che contrasto: destra - Sud, sinistra – Nord, mio Dio …. per la prima volta le nostre strade si separavano. Come potevo ancora pensare al vecchio proverbio Saronese: nini,se tu va drio la veccia strada, no tu te sbaglia mai (mio figlio, se tu segui la vecchia strada, non ti sbaglierai mai) 

En emportant avec moi toute ma tristesse, je suis allé vers Fléron, là avant on tournait vers la droite, vers le Sud, vers Sarone: Bay-Bonnet – Sarone 1212 km.

Aujourd’hui,j’ai tourné vers la gauche, vers le Nord, vers Lanaken, là j’y ai mes deux petits anges qui sont merveilleusement beaux à qui je raconterai en temps voulu et pour autant que la nature me l’accorde, qui nous sommes et d'où nous sommes venus.

Quel contraste: droite - sud, gauche - nord,mon Dieu,….pour la première fois nos routes se séparaient.

Comment encore penser au vieux dicton Saronese: mon enfant, si tu suis la vielle route, tu ne te trompera jamais. 

Un giorno, forse cercheranno le loro origine, e verranno insieme nel paese andove in un tempo già lontano sono nati gli loro avi, in Via Montagna 18, la famosa Via Montagna, li andove tutto ha cominciato. Probabilmente che non lo sapro mai e che non saro li per vederlo.

La Via Montagna,la conoscete Voi ? Mio Dio… 

Un jour peut-être chercheront-ils leurs origines, viendront-ils ensemble dans le village où il y a bien longtemps sont nés leurs aïeux, in Via Montagna 18, la fameuse Via Montagna, là où tout a commencé. Probablement que je ne le saurai jamais et que je ne serai pas là pour le voir.

La Via Montagna, vous la connaissez vous ? Mon Dieu … 

E la casa di Sarone ? E li, che orgoglio, bella, maestosa, imponente, sola come lo siamo stato noi,lontana da noi. la storia si repete, bis repetita….. testimone unica di tutti i nostri sacrifici per niente, e loro che pensavano di ritirare un complemento di pensione,oggi nessuno la vuole…. Un giorno probabilmente la distruggero. 

Et la maison à Sarone ? Elle est là, quelle fierté, belle,majestueuse, imposante, seule comme nous l’avons été, loin de tout. L’histoire se repète,bis repetita …..témoin unique de tous nos sacrifices pour rien,et eux qui pensaient en retirer un complément de pension, aujourd’hui personne n’en veut….un jour probablement je la détruirai. 

….a proposito,pensavo,la prossima generazione di Sarone,si riccordera di noi ?Segretamente penso di conoscere la risposta. 

….tiens, à propos, je pensais, la prochaine génération de Sarone se souviendra-t-elle de nous ? Secrètement je crois connaître la réponse,….. 

Degli 150 Saronesi e le loro famiglie, non c’è più niente, se non un riccordo. Cosa è una generazione senza il suo passato ? 

Des 150 Saronesi et leurs familles, il n’y a plus rien, si ce n’est un souvenir. Qu’est ce que une génération sans son passé ? 

Sarà stato una bella storia,una magnifica storia,una incredibile storia, oggi, me lo ripeto, non c’è più niente, più nessuno se non che un bel riccordo…….Valeva la pena di esserci privato di tutto,di avere abandonato le loro famiglie,di essere partiti nel 1946,…..qualcuno ha la risposta ? 

Cela aura été une belle histoire, une magnifique histoire, une incroyable histoire. Aujourd’hui, je me répète, il ne reste rien, ni personne si ce n’est un beau souvenir…….Cela valait-t-il la peine de s’être privé de tout, d’avoir abandonné sa famille, d’être parti en 1946….quelqu’un a-t-il la réponse ? 

Che lezione di corraggio, di fraternità, d’amore ci hanno lasciato, che esempio: da raccomandare,da seguire 

Quelle leçon de courage, de fraternité, d’amour ils nous ont laissé. Quel exemple à recommander, à suivre. 

Et per l’ultima delle ultime,la domanda che amazza: Questi 150 Saronesi hanno avuto ragione di lasciare il loro paese di Sarone il 22-7-1946 ? 

Et pour la der des der,la question qui tue: Ces 150 Saronesi ont-t-ils réellement eu raison d’avoir quitté leur village de Sarone le 22-7-1946 ? 

Ogni giorno me lo chiedo, la posso girare come si vuole,devo riconoscere che non ho ancora  trovato la risposta. 

Tous les jours je me pose la question, je peux la retouner comme je veux, je dois bien avouer que je n’ai pas encore trouvé la réponse. 

Noi in Belgio,andremmo verso altri destini,altri challenge,ma mai,mai non dimenticheremo gli nostri avi e le nostre origini. 

Nous en Belgique, nous irons vers d’autres destins, d’autres challenges, mais jamais, jamais nous n’oublierons nos aïeux et nos origines.

Tutto ha una fine,niente e lineare,la continuità non è inifinità:non esiste.

Tout à une fin, rien n’est linéaire, la continuité n’est pas infinie, elle n’existe pas. 

Bay-Bonnet (4870 Trooz) Liegi - Belgio,siamo il Lunedi 14-5-2018,sono le ore 10 e 10, non c’è più nessuno di Sarone.

Bay-Bonnet (4870 Trooz) Liège - Belgique, nous sommes le lundi 14-5-2018,Il est 10 h 10, il n’y a plus personne de Sarone.

Arrivederci.

Au revoir.

Alex Polese (3770 Vroenhoven) Belgique.

accord de 1946.jpg

Commentaires

  • Quel bel hommage !Très émouvant !

  • Alex, ce n'est qu'un au revoir, mais j'espère que tu nous fera un jour une petite visite de courtoisie.
    Félicitation pour l'hommage rendu à tes compatriotes et merci pour ton histoire émouvante, mais c'est la dure réalité de la vie.
    Salut, profite bien de tes deux petits anges.

  • Bonsoir Monsieur,

    Je suis la fille de Rosalia Polese qui etait de Sarone..elle avait je pense 4 soeurs et 3 freres.
    Je ne sais pas grand chose . Elle est morte a 42ans j en avais 14 et j ai ete en i ternat a Bruxelles.
    Je compte aller faire un tour dans la region....cet automne. J ignore qui existe encore a part une cousine Anna maria fille d un frere de ma mere.
    Peut etre que vous pouvez m informer davantage et deja je vous en remercie. Tres cordialement. TB

  • Quel émouvant témoignage Alex ! Bon vent pour toi et ta grande famille venue de là-bas !

  • Bonjour,
    Je suis tombée sur votre récit en lors de mes recherches généalogiques sur mes aieux de caneva. Mon arrière grand-père luigi vicenzi detto bighet et sa femme Maria DE RE sont partis de caneva au début des années 20 et ont emmigré en france. Vous citez ces noms et je me demande si vous avez des renseignements sur cette famille. Pouvez-vous m'éclairer sur le surnom de "detto bighet" et sa signification. Vous voyez personne n'oublie et la nouvelle génération continuera à s'interesser à tous ceux partis dont je suis issue.
    Au plaisir de vous lire,
    Carole

  • Voir alexpolese@yahoo.com

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