Entretien avec Etienne Vendy

Vendy (1).JPGJoseph Berton, ancien imprimeur bien connu de notre commune vient d’offrir à la commune une ancienne machine de typographie « vieille » de plus de 125 ans comme l'a annoncé sur sa page Facebook le bourgmestre Fabien Beltran.

Que va-t-elle devenir ? C’était l’occasion de poser la question à Etienne Vendy, l’échevin concerné que nous avons rencontré dans les locaux du Syndicat d'Initiative. Celui-ci en a profité pour aborder quelques autres points qui vous sont répercutés ci-dessous.

Entretien

« Outre l'arrivée de cette magnifique pièce qui pourrait être placée peut-être dans la bibliothèque, je pense qu’effectivement il est temps de communiquer sur le projet du Musée du Patrimoine qui est une de mes compétences. C’est un projet qui n’est pas en train de naître mais qui est en cours depuis maintenant deux ans et qui est en voie de concrétisation. »

Au fait, quelles sont vos différentes compétences d'échevin ? Ce n’est pas toujours clair pour le public.

« Il y a l’échevinat du Patrimoine, la Culture, les Bibliothèques, le Tourisme, l’Ecologie et les Cultes. »

Nouvel échevin en cette législature, comment avez-vous abordé ces différentes fonctions ?

« Dès le début, je me suis dit qu’il fallait d’abord avoir une vision globale quant à ce qu’il fallait faire par rapport à ces départements-là. Il fallait ensuite y mettre de l’énergie parce que ces dossiers-là, ça prend du temps et enfin obtenir le plus de collaboration possible. Voilà un peu mes lignes de force dans mon travail. Pour ce qui est du Patrimoine au plan large, il était initialement prévu de travailler sur le devenir du Musée de la Radio, vieux dossier qui traînait, un peu poussiéreux mais qui a eu ses heures de gloire au 64 Grand’Rue. »

DSC_0001.JPGOui, c’était à l’époque où ce musée était signalé par une gigantesque coupole si je me souviens bien… (sourire).

«Et donc, il y a trois ans, la décision a été prise de le déménager dans les locaux de la gare de Trooz. Il a tout d’abord fallu construire le modèle, c’est-à-dire les locaux. Historiquement il était prévu de faire un Musée de la Radio ici (à la gare) sur deux étages, moi je pensais qu’il fallait construire un projet un peu plus moderne, non pas seulement autour du bâtiment mais aussi de la scénographie. De bien déterminer ce que nous voulions faire avec les radios. Et comme l’autre dossier culturel, celui relatif aux expositions avec des artistes locaux qui viennent, ne fonctionnait pas trop mal, il nous a semblé, avec l’administration communale, que ce serait bien de réunir les deux pour en faire à la fois un musée autour de la radio et des télécommunications puisque nous avions de très belles pièces mais aussi de mettre en avant le patrimoine. »

Les idées étaient donc en place mais comment se sont alors déroulées les choses ?

« La première étape a été de faire un dossier à la Province, parce que ça coûte, dès qu’on veut insérer des technologies un peu nouvelles, un peu modernes. Après bien des tribulations et des discussions pour en arriver à positionner correctement ce dossier car ce Musée sera un musée communal, le dossier a finalement abouti. Le Député permanent, Paul-Emile Mottard, est venu visiter les lieux. Il a considéré que le dossier était solide et nous avons obtenu un subside. Il restait alors à mettre tout cela en musique, ce qui n’était pas aisé avec beaucoup d’acteurs autour du projet. Le Greova (Groupement Régional Economique Ourthe-Vesdre-Amblève) a aussi alors été contacté. Le Greova, c’est un peu l’acteur touristique et culturel impliqué sur quatorze communes. »

Et l’échevin de poursuivre après une courte respiration : « Le Greova a alors accepté d’introduire la conception du musée dans ce qu’on appelle le Lot Zéro PCDR. Ce sont des termes un peu compliqués mais ce sont des projets citoyens, là où des bénévoles, des citoyens s’inscrivent. Ils le faisaient déjà depuis deux ou trois ans dans le groupe de travail Patrimoine. Et le Greova (voir ci-dessous) a considéré qu’il y avait un avenir pour ce projet. »

Greova.jpg

Et au plan large, quel est le devenir de la gare ?

« Concrètement, ici à la gare de Trooz, dans les espaces muséaux, c’est-à-dire le deuxième et le troisième, on va concevoir l’exposition de neuf thématiques qui sont en lien avec le Patrimoine de la commune. »

Quelles sont-elles ?

« Nous avons les voies d’eau, c’est-à-dire la Vesdre, les voies de fer (la construction du chemin de fer) et les voies de terre. »

Oui, les voies de terre… On connaît l’intérêt de l’échevin pour les randonnées et les sentiers de grande randonnée. Et ensuite ?

« On reprend les grottes Fonds-de-Forêt et Walou, avec les fouilles archéologiques qu’il y a eues là-bas. Nous avons Forêt-Village avec l’église Sainte-Catherine mais aussi les deux Tragédies qui ont eu lieu durant les deux guerres 14-18 et 40-45. Nous avons aussi Damas (les fusils, les canons) auquel nous allons associer Tinlot ainsi qu’Imperia. Et on y ajoute les réserves naturelles Natagora avec la réserve de la Rochette et Goffontaine, une dimension plus écologique. Et aussi, sans oublier bien évidemment la Métal, les makas et la Fenderie. »

On dépasse les neuf là…

« Mais non, pas si on englobe toutes les industries métallurgiques dans le même thème. »

Comment ont été déterminées ces neuf thématiques ?

« Ce sont les neuf thématiques qui ont été repérées avec le groupe Greova qui, j’insiste, a animé le PCDR Patrimoine, groupe dont je faisais partie. »

Comme on peut le constater à la lecture de cet entretien avec l’échevin Etienne Vendy, non seulement de nombreux projets ont pris naissance au cours de cette législature mais d’autres sont également en chantier.

Pour ce qui est de l’aspect strictement touristique, la mise à jour des cartes ainsi que leur distribution est aussi dans les cartons mais si Rome n’y est pas arrivée, Trooz ne s’est pas non plus construite en un jour.

Force est de constater qu’en un an, tout le stock des cartes touristiques a été écoulé alors qu’en cinq ans, on en a gardé des centaines, voire des milliers.

Pour en revenir aux radios, ne vont-elles pas prendre beaucoup de place physiquement ?

« Tout à fait. Alors voilà comment nous allons essayer de régler le problème avec le Greova et les personnes qui étaient dans le groupe de travail. On va séquencer l’histoire de la radio par décennies, de 1900 à 2000. A chaque fois, il y aura au deuxième étage un appareil qui date de ces années et une petite explication sur la radio mais, avec la technologie, si ça marche, mais je crois qu’on peut y arriver, le touriste, quand il viendra visiter et qu’il décrochera par exemple 1900-1910, on va lui parler du Patrimoine de Trooz et ce sera ça le lien. Il visitera les radios mais aura accès à un complément audio qui lui parlera du patrimoine de Trooz de cette époque. »

Bref, et c’est fort bien ainsi, le Syndicat d’Initiative, la Culture et le Tourisme sont vraiment sur les bons rails pour faire leur grande entrée dans le tourisme mémoriel, le tourisme patrimonial...

Une belle avancée, non ?

Commentaires

  • Bel interview, les enfants ! à relire, pcq c'est déjà bien copieux !

  • Beaucoup d'infos expliquées clairement. Merci monsieur clessens pour ce travail. Une belle mise en évidence du travail important qu'a accompli l'échevin.

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