Hugo Koster, un p'tit gars de Trooz en Coupe Davis

2018 02 10 (5).JPGKoster.jpgOui, c’est bien un petit gars de La Brouck qui était sur le terrain lors du match de Coupe Davis disputé récemment au Country Hall du Sart Tilman entre la Belgique et la Hongrie.

Bien sûr, Hugo Koster, 14 ans, n’était pas sur le terrain la raquette à la main mais il officiait en tant que ramasseur de balles. Il nous a raconté sa belle aventure...

 

2018 02 10 (11).JPGENTRETIEN

Hugo, peux-tu tout d’abord nous présenter ton parcours scolaire ?

« J’ai effectué mes primaires à La Brouck puis deux ans au Collège Saint Louis à Liège avant de me diriger vers l’IPES de Huy et la section « Sports études tennis ».

Comment se passent tes horaires ?

« Je suis en internat du dimanche soir au vendredi après-midi. En sus des cours, le tennis est au programme le lundi et le vendredi après-midi ainsi que le conditionnement physique le jeudi après-midi. Il nous arrive notamment de monter le mur de Huy. J’aime beaucoup même si c’est parfois un peu fatigant. »

2018 02 10 (12).JPGTon papa Sébastien est lui aussi bien ancré dans le domaine du sport.

« Oui, maintenant il est directeur d’école dans le primaire à Lierneux mais il a aussi été coach de basket, notamment à Prayon, Andrimont, Sainte Walburge. »

Que des sportifs dans la famille  ?

« Mon grand-père Daniel a joué au foot à Prayon et il a aussi arbitré pendant de nombreuses années. »

Et Hugo qui ne manque pas d’humour d’ajouter « Maintenant il est plutôt fan de son divan. »

Pour en revenir à ce match de Coupe Davis, comment se fait-il que tu aies été sélectionné en tant que ramasseur de balles ? Rappelons-le, la Coupe Davis est assurément une compétition mondiale, l’équivalent d’une coupe du monde !

« Je suis actuellement en 3ème année et j’avais posé ma candidature. Au départ il n’y avait pas de tests précis puis la sélection a été effectuée par les professeurs parmi les élèves des 3ème, 4ème, 5ème et 6ème années. Cependant la priorité était donnée à ceux qui avaient déjà fonctionné en tant que ramasseurs de balles les années précédentes, ce qui n’était pas mon cas. Nous étions deux remplaçants de 3ème et j’ai pris la place d’une fille qui s’est blessée. »

Je suppose que vous avez reçu un entraînement bien spécifique car ce n’est pas aussi évident qu’il n’y parait.

« Oui, nous avons eu plusieurs entraînements avec beaucoup d’exercices et les profs qui étaient là pour nous aider et nous diriger. On se faisait des passes en courant tout autour du terrain pour attraper les balles et nous apprenions aussi les règles à appliquer. Par exemple, c’est celui qui est au plus près qui va chercher la balle quand la balle tombe au filet puis recule et bien d’autres détails encore concernant la position à adopter, la façon de présenter les essuies aux joueurs quand ils les demandent, de placer les mains bien écartées et l’essuie tendu pour que le joueur puisse le prendre au milieu, etc. »

Il n’y avait que des ramasseurs de Huy ?

« Non, nous étions douze de Huy mais il y avait aussi un groupe de six de l’IPES de Herstal. »

Peux-tu nous parler de tes débuts en compétition ?

« Le premier jour, le vendredi, nous étions six de Huy et j’ai participé aux deux matches. On changeait tous les cinq jeux soit à peu près toutes les trente ou quarante minutes. »

JQAG5027.JPGVous aviez des contacts avec les joueurs ?

« Au début, les joueurs n’étaient pas trop disponibles pour nous et c’est normal. On n’a pas pu les rencontrer le vendredi et le samedi mais on a pu les côtoyer de plus près après le dernier match, faire des photos, demander des autographes... Ils étaient sympas. »

L’ambiance était bonne sur place ?

« Oui, nous prenions nos repas avec les juges de lignes. On mangeait des frites et des boulettes puis des frites et du vol au vent. »

Des menus pas vraiment très diététiques mais pour être bien lourds sur le terrain… As-tu eu des problèmes pendant tes matches ?

« Non, j’étais seulement un peu stressé le premier match. Une personne du public a fait tomber une boucle d’oreille. Je l’ai ramassée et comme je ne savais pas trop qu’en faire puisqu’on n’avait jamais abordé ce cas-là, j’ai dû la ramener à la juge-arbitre qui m’a appelé « Boule-boy » mais je ne devrais peut-être pas vous le dire… »

Mais non mais non, je n’en parlerai à personne. Et si c’était à refaire ?

« Oui, avec plaisir. Au début, c’était un peu stressant mais à la fin, c’était super, facile et nous nous amusions beaucoup. »

Une anecdote ?

« Oui, dans le deuxième set avec David Goffin pendant une pause. J’étais debout devant lui et je lui ai dit « Continue comme ça. » et il m’a répondu « Tracasse… », vraiment très gentiment. Le coach de l’équipe, aussi il m’a arrêté deux trois fois des balles qui étaient passées. Ils étaient gentils. C’est une super belle expérience. »

PHGS0701.JPGDonc, dans l’ensemble, il y avait les joueurs, les dirigeants, le public, les ramasseurs de balles mais aussi les filles d’Adecco ?

« Ah oui. Les filles étaient très jolies, très belles. On a même pu faire des photos avec elles. »

Et ça ne t’a pas dérangé ?

« Non, pas du tout… (dans un grand éclat de rires et les yeux dans les étoiles) ».

Et toi, Hugo, ton projet d’avenir, quel est-il ?

« Tout d’abord, bien travailler à l’école et réussir pour avoir un bon travail. Mais aussi continuer le tennis et aller le plus haut possible. Pour le moment, je joue à Tennissimo à Sprimont. Je joue en moins de 15 ans, C34. J’ai gagné deux tournois l’année passée. Les interclubs arrivent dans 3 mois, on verra ce que ça donnera mais je vais travailler pour. »

Et Sébastien, le papa, de clôturer : « Hugo vient quand même de vivre une aventure extraordinaire. Au début, il était un peu stressé car les compétitions étaient quand même télévisées mais il commence seulement à se rendre compte que c’était vraiment une aventure extraordinaire où il a pu côtoyer des stars. C’est une bonne expérience qu’il a vécue car il fallait être concentré tout le temps, très réactif, ne pas commettre d’erreur, savoir quand il y a des changements de côté, et gérer beaucoup de petits détails. Au final, je pense qu’il s’en est bien tiré. »

Ce qui est certain mais Hugo ne s’en rend pas encore vraiment compte, c’est qu’il s’est forgé là un souvenir qu’il n’est pas près d’oublier.

Ci-dessous, quelques images prises du haut des tribunes par Sébastien, le père de Hugo.

Commentaires

  • Félicitation à Hugo

  • Felucitations à Hugo et c est choutte les réseaux sociaux pour apprendre ce genre de détails sur les habitants de sa commune !

  • Félicitations m et m Overath

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