Retour sur le match Fléron Trooz

Ce mardi 22 novembre 2017, dans La Meuse

2017 11 21 dardenne delangre lespagnard.jpgLe mathématicien et le jovial neutralisés

Etienne Delangre face à Claudy Dardenne : le duel d'ex-Standarmen tacticiens s'est terminé sur un 2-2

En infligeant à Rechain sa première défaite la semaine passée, le FC Trooz a ravivé l’intérêt du championnat pour la conquête des lauriers puisque, selon les apparences, à ce jour, six équipes restent en course, dont Fléron et Trooz qui s’affrontaient ce dimanche.

Les coaches, Etienne Delangre et Claudy Rackham Dardenne sont deux anciens Rouches ayant participé à la rédaction de pages mémorables au Standard et c’est volontiers qu’ils se sont quelque peu plongés dans leurs souvenirs communs. « C’est avec beaucoup de plaisir et de satisfaction que je me remémore cette époque », avance Claudy Dardenne. « Avec des résultats qui sont certainement meilleurs qu’à l’époque actuelle un peu plus sombre du Standard. Enormément de bonnes choses avec notamment deux finales de Coupe de Belgique, une gagnée et une perdue mais aussi une finale de Coupe d’Europe à Barcelone. » Le coach de Trooz ne tarit pas d’éloges à l’égard de son adversaire du jour. « Etienne est un bouloteur, un garçon très appliqué dans le travail et dans sa philosophie de progresser. En un mot, je le définirais comme un mathématicien hors pair. »

Fléron Trooz (456).JPG

Quant à Etienne Delangre, il émet un avis fort semblable sur leurs souvenirs communs. « Moi je suis arrivé au Standard en 1979 et je suis passé par l’équipe réserve mais Claudy faisait partie du noyau de l’équipe première et il venait disputer avec nous les matches de réserve. Au moment où il jouait, c’était un grand pro, un mec avec une grosse mentalité. Par après, je l’ai recroisé à plus d’une reprise dans le football, c’était un gai luron, un gars qui met de l’ambiance et qui est toujours prêt pour faire la fête. Si je devais définir Claudy en un seul mot, je dirais ‘jovialité’. D’ailleurs pour préparer le match contre Trooz, j’ai rappelé à mes joueurs que j’avais joué avec le coach adverse au Standard et qu’ils s’en souvenaient tous très certainement ce qui était évidemment une boutade puisque la majorité d’entre eux n’étaient pas nés, c’était il y a 38 ans… Mais ça m’a permis de leur demander de jouer un peu pour moi et à voir leur engagement, je pense que le message est passé. ».

Deux passionnés qui s’apprécient, deux mentalités qui tirent vers le haut, le match n’en pouvait qu’être prometteur et il le fut.

Fléron a pris à son compte le premier quart d’heure puis Trooz est entré dans le match et a profité de dix minutes de relâchement de Fléron pour porter son avance à 0-2. Par la suite, le match s’est emballé avec d’incessantes attaques des deux côtés pour aboutir au final à un partage équitable. Un match plein et agréable qui s’est conclu par une anecdote puisque peu avant l’égalisation finale. Etienne Delangre avait sauté de joie en criant « but » alors que la balle était déviée en corner. Et c’est sur ce corner que Fléron est revenu à 2-2. « Vous voyez, je l’avais annoncé avant », s’est écrié un Delangre goguenard à l’adresse des supporters massés derrière lui et qui l’avaient gentiment chambré après sa fausse joie intempestive mais finalement prémonitoire.

Et les deux Rouches, le mathématicien et le jovial de se quitter avec la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, c’est selon.

CHARLES CLESSENS

Oui, vraiment, un match très Rouche...

Fléron Trooz (457).JPGPrésent au match, Roger Lespagnard, bourgmestre de Fléron mais aussi le coach emblématique de Nafissatou Thiam analysait la rencontre avec détachement et sérénité. « Fléron a pris deux buts consécutifs puis a été relancé dans le match grâce à un penalty justement sifflé avant la pause. Fléron a dominé la seconde mi-temps et est revenu à égalité peu avant la fin mais le match aurait pu basculer d’un côté comme de l’autre, c’était assez équilibré. J’ai d’ailleurs eu un peu peur à la dernière minute quand il y avait un gars de Trooz seul devant Labarbe qui est allé pêcher le ballon sinon, c’était foutu pour nous. » Même s’il est très performant et bien connu en tant que coach de sa protégée, Roger Lespagnard a aussi goûté quelque peu au football. «J’aime bien le football aussi. J’ai fonctionné comme préparateur physique pendant treize ans au Standard et j’y ai vu beaucoup d’entraîneurs différents. J’espère cette saison qu’ils vont un peu remonter la pente pour finir dans les six premiers. Quant à Fléron, pour la commune, c’est aussi heureux que le club fasse de bons résultats, il faut dire qu’ils bénéficient de belles installations pour s’entraîner.  »

CH.CL.   

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