• P4F Trooz B - Grâce-Hollogne B sous le signe du fair-play et du respect mutuel

    2017 08 13 Trooz B - Grâce-Hollogne B 3-1 (126).JPGP4F FC Trooz B – US Grâce-Hollogne B 3-1

    Ce match de quatrième provinciale entre Trooz B et Grâce-Hollogne B peut être sans conteste qualifié de match de propagande pour le foot à ce niveau.

    En plus du comportement exemplaire des joueurs et des dirigeants des deux clubs ainsi que des supporters, les deux formations ont essayé de pratiquer un beau football.

    Et si on ajoute que l'arbitre, Olivier Schmitz, excellent arbitre de P1 était aux commandes, on peut le dire, ce fut une après-midi agréable mais, avant d'en venir au match, jetons un petit coup d’œil dans le rétroviseur afin de préfacer cette reprise partielle des championnats provinciaux. 

    En effet, il s'en est passé des choses du côté de l’extra-sportif...

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  • Fais pas l'oeuf

    oeufs.jpgLes œufs contaminés c’est quoi ?

    Nous vivons dans une société où le scandale se fait une place de choix et ce dans bien des domaines, qu’ils soient sportifs, politiques ou autres. Très (trop ?) souvent, le citoyen n’y comprend pas grand-chose. Voici donc un petit résumé d’un des feuilletons de l’été mais qui nous concerne tous : les œufs contaminés.

    Au moins quinze pays de l'Union européenne, dont la Belgique, sont touchés. A l'origine du scandale : le fipronil. Cet antiparasite, pourtant strictement interdit dans les élevages de poules de l'Union européenne, a été utilisé par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas et en Belgique. 

    D’où est parti le scandale ?

    Le 1er août 2017, l’organisme néerlandais de sécurité alimentaire révèle qu'une substance toxique a été retrouvée dans des centaines de milliers d'œufs. En Allemagne, la chaîne Aldi retire brusquement tous ses œufs de la vente outre-Rhin (Une "mesure de précaution" après la découverte, dans certains œufs néerlandais, d'un taux élevé de fipronil, un insecticide toxique dont l'usage est pourtant interdit par l'Union européenne dans le traitement des animaux destinés à la chaîne alimentaire.

    Un coupable potentiel est immédiatement montré du doigt : la société néerlandaise ChickFriend, spécialisée dans la désinfection d'élevages qui proposait aux exploitants avicoles un traitement spécial (commercialisé sous l’appellation Dega-16) pour éradiquer efficacement le pou rouge, un parasite très néfaste pour les poules pondeuses. Selon les médias belges et néerlandais, la société en question aurait acheté son désinfectant dans le nord de la Belgique, auprès de la société Poultry-Vision.

    Les œufs contaminés ont ensuite été exportés dans différents pays européens. Au moins trois millions en Allemagne, près de 700 000 au Royaume-Uni, environ 250 000 en France… D'autres se sont retrouvés en Belgique, en Suède, en Suisse, en Autriche, au Luxembourg, en Roumanie, en Slovaquie ou encore au Danemark. C’était parti sans grand espoir de retour.

    Mais c'est quoi, au fait, le fipronil ? 

    C'est anti-parasitaire très puissant, couramment utilisé dans des produits vétérinaires destinés aux animaux de compagnie. Il permet de lutter efficacement contre puces, poux, tiques et acariens. Ce biocide, synthétisé par le groupe français Rhône-Poulenc dans les années 1980, a été commercialisé à partir de 1993. 

    En 2004, la plupart des pays européens ont interdit son utilisation dans l'agriculture – le fipronil était accusé d'entraîner une surmortalité des abeilles – mais il reste autorisé en Belgique et aux Pays-Bas. Son usage chez des animaux destinés à la consommation humaine, comme les poules, est néanmoins interdit dans l'ensemble de l'UE.  

    Dans sa classification, l'OMS (Organisation Mondiale de la santé) estime ce produit "modérément toxique" pour l'être humain. A forte dose cependant, l'exposition à cet insecticide peut entraîner des "troubles neurologiques et des vomissements", selon la RTBF. Ingéré en grande quantité, il peut causer des "dommages" au niveau du foie, de la thyroïde et des reins, précise l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire en Belgique qui estime néanmoins le risque faible. En effet, il faudrait ingérer dix œufs contaminés par jour pour qu'un adulte ressente des effets négatifs.

    A ce jour, les investigations sanitaires continuent.

    Mais comment je fais pour acheter de bons œufs ?

    Vous voilà avec votre caddie, au rayon œufs, avec l’embarras du choix. Impossible de deviner lesquels sont contaminés, mais vous pouvez en savoir plus sur leur grâce à un code imprimé sur chaque coquille. Le premier chiffre indique le mode d’élevage de la poule, suivi de deux lettres correspondant au pays où l'œuf a été enregistré puis trois caractères identifient l’élevage d’origine et les deux derniers donnent le numéro d’identification du bâtiment.

    oeuf.jpgLe premier chiffre (0, 1, 2 ou 3) est donc capital, voici comment les décrypter : 0 pour les œufs bio ; 1 pour les œufs issus d’élevages en plein air ; 2 pour les élevages "au sol", où les poules ne vont pas à l'extérieur ; et enfin 3 pour les œufs provenant d'élevages en cage.

    Les autorités étaient-elles au courant ?

    Les autorités sanitaires belges ont été alertées le 2 juin de la contamination d’une production. Une découverte fortuite, selon Jean-Marc Nollet, député écologiste belge interrogé par l'Obs. "C'est parce qu'un exploitant belge a signalé qu'il y avait un problème à l'Afsca (Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire) que celle-ci s'est mise en branle." "Nous sommes au courant depuis début juin qu'il y avait potentiellement un problème de fipronil dans le secteur avicole", a confirmé Katrien Stragier, porte-parole de l'Agence belge pour la sécurité alimentaire, sur une chaîne de télévision flamande. 

    Depuis, chaque pays se renvoie la responsabilité dans une guerre de communication. Alertée début juin, la Belgique a attendu le 20 juillet pour informer les autres pays, un délai critiqué par l’Allemagne et la France. En retour, Denis Ducarne, le ministre belge de l’Agriculture, a désigné les Pays-Bas comme responsable. Selon lui, les autorités étaient au courant depuis novembre 2016, document interne à l’Agence néerlandaise de santé à l’appui. Une information démentie par La Haye. Nous sommes donc bien entrés dans le jeu politique habituel où chacun se renvoie la balle. C’est pas moi chef, c’est lui…

    Pourquoi l’information a-t-elle a mis autant de temps à sortir ?

    La communication entre les pays a fait défaut. En France, on se demande si la Belgique a fait de la rétention d’information ? Elle dit avoir agi de la sorte afin de préserver le secret de l’instruction de l’enquête pour fraude qui était en cours depuis le signalement, début juin. Assez de temps, malheureusement, pour laisser entrer sur les territoires étrangers et chez nous bien évidemment des œufs contaminés.

    Quant aux Pays-Bas, accusés par la Belgique d'être au courant depuis 2016, ils prétendent qu’à cette époque, il ne s'agissait "que d'un signalement anonyme, un soupçon de fraude".

    Et c’est parti pour la fuite aux non-responsabilités

    Est-ce que des décisions ont été prises ?

    Des millions d’œufs ont été retirés du commerce en urgence et des analyses ont ensuite été lancées un peu partout dans les entreprises touchées par la contamination.

    Des enquêtes ont été lancées dans plusieurs pays pour retracer les circuits de commercialisation des lots contaminés.

    Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes en Belgique et aux Pays-Bas. En Belgique, onze perquisitions ont été menées et l'enquête cible désormais vingt-six personnes et entreprises suspectes, selon le parquet d'Anvers.

    Des opérations concertées ont aussi été menées entre la Belgique et les Pays-Bas. Jeudi 10 août, des perquisitions ont mené à l’interpellation, aux Pays-Bas, de deux dirigeants d’une des entreprises incriminées, ChickFriend. La Commission européenne va elle lancer une réunion de crise au sommet.  

    En résumé

    La contamination des œufs touche désormais quinze pays. Partie de Belgique et des Pays-Bas, l’infection concerne le fipronil, un antiparasite interdit dans l’Union européenne pourtant utilisé frauduleusement. La contamination a été signalée début juin à la Belgique, qui a attendu le 20 juillet pour transmettre l’information à ses voisins, officiellement pour ne pas troubler une enquête interne. Entre temps, des œufs contaminés ont pu entrer dans différents pays dont la France où 250 000 ont été mis sur le marché français depuis avril. Des enquêtes ont été lancées et des perquisitions menées. Le danger est limité – à moins, pour un adulte, de consommer plus de dix œufs par jour.