Imprévisible Louis Maraite...

J'en ai cherché des qualificatifs avant de choisir "imprévisible" pour l'accoler au personnage de Louis Maraite car pour un personnage, c'en est un. J'avais tout d'abord pensé "L'indispensable Louis Maraite" mais c'est déjà pris par Achille Talon. "L'homme-orchestre" était aussi dans la ligne de mire mais Louis De Funes est passé par là. Bref, je pense que Louis Maraite est imprévisible donc voilà.

Le dire, c'est bien, le démontrer, c'est mieux.

En 2012, alors en campagne électorale, Louis Maraite avait décidé de se mouiller pour sa bonne ville de Liège et de fait, il s'était mouillé comme en témoignent les images ci-dessous : 

 

A Liège, un politique qui se mouille sans être mouillé... Avouez que c'est surprenant.

Mais tout cela n'est qu'une facette du personnage multifonctions qu'est Louis Maraite.

En effet, dans le désordre, Louis Maraite est Consul honoraire d’Allemagne (depuis décembre 2015) et Directeur de la Communication au CHU de Liège (depuis juin 2014). Il a aussi été porte-parole SNCB-Holding, après avoir été journaliste à la Libre Belgique, Chef d'Edition à la Gazette de Liége, porte-parole du ministre wallon de l'environnement Michel Foret, rédacteur en chef de La Meuse et rédacteur en chef adjoint de Sud-Presse. 

Louis Maraite est aussi Président du RFCL TC, Président de l'asbl RFCL 120-125 sans oublier que ce quadrilingue (FR-All-Ndl-Ang) est aussi auteur de plusieurs livres qu'il joue au foot en vétérans à Beaufays et même parfois à Cointe et que le tennis ne le rebute pas.

Avant de poursuivre, d'aucuns ajouteront probablement à juste titre qu'il s'agit également là d'une communication politique en période pré-électorale mais, pour ce qui est du Conseiller communal Louis Maraite, il conviendra également d'ajouter qu'il publie sur sa page Facebook le compte-rendu complet du Conseil communal de Liège, quelques heures à peine après la fin de ce dernier sans oublier qu'il a également publié, sur sa page Facebook également, ses mandats et leur rémunération...

La question mérite d'être posée, que nous prépare ce prince de la comm pour les prochaines échéances ? N'oublions pas non plus qu'en mai 2017, Louis Maraite a été à l'initiative d'une opération de solidarité pour aider un fermier de Lierneux en difficultés... tout ça valait bien les quelques lignes ci-dessous !

Sur les traces de Louis Maraite (Histoire complète)

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Le 24 juillet dernier, un article de La Meuse relatait la future activité médiatisée de Louis Maraite, accompagné de Gilles Foret et en fin d'article, le lecteur était invité à suivre l'expédition via les notes que "nos deux cyclistes posteraient".

Aussitôt lu, aussitôt fait. La balade devient ballade...

Premier communiqué de Louis Maraite !

A vélo pour 500 km en bords de Meuse.

0.jpgGilles Foret m’a suggéré de partager avec lui la réalisation de cette idée bienvenue de vacances intelligentes : descendre la Meuse à vélo depuis sa source à Pouilly-en-Bassigny (Haute Marne) jusqu’à Liège. En cinq jours.

Ce lundi 24 juillet 2017 de la source à Commercy (117 km), mardi de Commercy à Verdun (63 km), mercredi de Verdun à Charleville-Mezières (116 km), jeudi de Charleville à Namur (127 km) et vendredi de Namur à Liège-Trilogiport (77 km). Au total 500 km si on ne se trompe pas dans les itinéraires… ou si le fléchage ne nous joue pas de tours.

Un voyage lié à divers anniversaires que nous célébrerons à notre manière : celui du 300e anniversaire de la visite du Tsar Pierre Le Grand en France puis à Liège et Spa en descendant la Meuse en bateau de Charleville-Mézières le 23 juin 1717 pour atteindre Liège quatre jours plus tard ;

celui du 200e anniversaire de la venue de John Cockerill à Liège et l’impact du fleuve sur la sidérurgie ;

celui du 200e anniversaire de l’Université de Liège par un hommage au Pr. Albert Pissart (1930-2014), Professeur ordinaire de « Géomorphologie et géologie du Quaternaire » (1977 – 40 ans) et formateur de nombreuses générations d'étudiants géographes, géologues, ingénieurs-géologues et ingénieurs des mines, spécialiste des « Terrasses de la Meuse » (l’évolution du cours de la Meuse depuis le Quaternaire) ;

celui du 100e anniversaire de la Bataille de Verdun, passage obligatoire pour comprendre l’importance de l’Europe d’aujourd’hui ;

celui du 80e anniversaire du port de Liège que nous traverserons d’amont en aval. Un anniversaire par jour !

Nous vous conterons le périple au jour le jour sur nos murs facebook avec photos et explications, accompagnés par le site internet « la Meuse à Vélo » mais aussi par deux ouvrages de référence : « Les Châteaux de la Meuse » de Lily Portugaels et Charles Mahaux (Editions du Perron) et celui de Robert Planchar, « Ce que le Port de Liège doit à la Meuse» (Editions Noir Dessin).

Nous logerons à Commercy, à Verdun, à Charleville-Mézières, à Namur. Pour chacune de ces étapes, vous pouvez nous rejoindre pour faire quelques (dizaines de) kilomètres avec nous. Par exemple, le 28 juillet, de Namur à Liège. Il suffit de nous suivre sur facebook. Nous partirons de la place d’Armes à 8h30 du matin pour arriver au Trilogiport à 14 h 30.

Nous remercions « Bicyclic » (Hognoul ; Remouchamps) qui met à notre disposition des vélos électriques exceptionnels. En route sur les traces du Tsar de toutes les Russies, des soldats de 14, des chercheurs de l’ULg, de la Révolution industrielle des makas aux haut-fourneaux et le long des quais du Port de Liège.

La Meuse à vélo. Etape 1. Avec Gilles Foret

2.jpgPédalons contre les idées reçues (et commentées par d’aucuns qui n’ont sans doute jamais effectué le parcours) : la première étape de notre périple des sources de la Meuse (de Pouilly en Bassigny à Commercy) n’a rien de ce que les cyclistes de Wallonie appellent un « Ravel ». Ici, durant toute cette étape, point question de quais de halage parce que de halage, il n’y a évidemment point. A sa source, la Meuse est une « picherotte », un petit ru qui coule sur ses premiers mètres dans un fossé et puis qui, sur des dizaines de kilomètres, serpente dans des prés. Il s’élargit progressivement pour, à Commercy, atteindre la largeur de l’Amblève où les quais de halage se cherchent aussi. La Meuse papillonne, célèbre par un enfleurissement de nénuphars, l’arrivée d’affluents encore moins importants, salue au passage des ponts parfois séculaires. Mais il est impossible de la suivre, même du regard. Et quand elle est visible des cyclistes sur les routes voisines, ceux-ci sont …en hauteur et tout occupés à pousser les pédales. C’est là qu’interviennent les théories géologiques (qui font référence) du Pr. Albert Pissart (ULg). Au quaternaire et au tertiaire, la Meuse a creusé son lit tortueux et formé les « terrasses » dont nos jambes se souviennent autant que nos moteurs électriques.4.jpg

Au bout du chemin, c’est 143,13 kilomètres que nous avons avalés, à une moyenne de 19 km. Nous avions quitté Liège à 5h30 du matin, vaincu les bouchons du Luxembourg (merci aux frères Pelligrini, chauffeur un jour, chauffeur toujours) pour être à la source à 11 h et débuter l’aventure une demi-heure plus tard, le temps d’immortaliser et le lieu et l’instant. Nous avons mis les pieds à la résurgence, marquée d’une belle pierre commémorative (gravée par… Wagelmans à Visé) dont l’ancien curé de Souxhon, Justin Evrard, était, en 1980, à l’origine. Depuis lors, ce précurseur n’a pas vraiment fait des émules : la première plaque de fléchage « La Meuse à vélo – Maasfietsroute » se trouve …80 km plus loin, en deçà de Neufchateau. C’est dire que le tourisme cycliste a encore de beaux jours devant lui. La Haute Marne gagnerait à s’inspirer de la Drôme provençale où le vélo touristique et sportif est roi.

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Clefmont

En fait de Drôme provençale, hormis les cols, notre parcours en avait pris quelques aspects. Les villages se succèdent, à flancs de collines, aux noms qui témoignent du relief : les visites de Clerfmont et de Bourmont, après quelques efforts physiques intenses –non compensés par les descentes trop rapides pour être récupératrices, se méritent. Mais qu’est-ce que c’est beau. Puis on redescend vers la Meuse qui s’étoffe petitement à chaque retrouvaille. Sans fléchage, avec un relief accidenté, nous avons puisé dans nos batteries, allongeant le parcours prévu de 20 km et filant par monts et par val mosan. L’arrêt de midi à Neufchâteau a permis de recharger pendant une heure les unes et les estomacs (cracottes/fromage au café/PMU, tout était fermé) des autres. Ce n’était pas assez. Le clash a eu lieu sur la départementale 964, au km 122, entre Vaucouleurs et Bois d’Ourches. En pleine côte. Nous avions privilégié la Départementale à la route touristique pour gagner des kilomètres. Low battery. Quand cela arrive sur un gsm, on s’en fiche un peu. Sur un vélo de 25 kg avec 20 kilos de barda, cela se paye cash. Du k122 au k123, on s’est demandé ce qu’on faisait là… Il restait 20 km pour rejoindre, « à la ramasse », Commercy. A 22h10. Seul le Kebab était encore ouvert. Heureusement, il était bon et le patron fort agréable.

15.jpgNous sommes aussi passés par Goncourt (sans prendre de prix) et par Domrémy la Pucelle (en étant bénis du ciel). C’est en effet là que l’averse nous a touchés. Un miracle : à part ces dix minutes de pluie drue, nous sommes passés entre les gouttes. Ce que nous allons faire aussi aujourd’hui (après petit-déjeuner aux Madeleines de Commercy): la pluie est annoncée à 11 h et nous partons tôt pour une étape plus courte qui nous mène à Verdun. Belle journée.

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La Meuse à vélo. Etape 2 : Commercy-Verdun. Avec Gilles Foret

L'ossuaire de Douaumont est un monument à la mémoire des soldats de la bataille de Verdun de 1916. Il abrite les restes de 130.000 soldats inconnus, Français et Allemands. Un fabuleux monument en face duquel reposent, dans la nécropole nationale, 16 142 soldats français catholiques. Une grande croix marque le monument en forme d’obus sur chaque face, un mémorial est consacré aux soldats de confession musulmane (inauguré par Jacques Chirac en juin 2006), un autre aux soldats de confession israélite (inauguré en juin 1938). Verdun se dit « capitale de la paix » et il n’existe pas de paix sans réconciliation. Verdun est le lieu des rencontres entre autorités françaises et allemandes : François Mitterrand et Helmut Kohl en septembre 1984, François Hollande et Angela Merkel en mai 2016 pour le centenaire de la bataille. Ils ont parlé de pardon.

Douaumont. Le mont verdunois est en effet aujourd’hui plein de douceur et l’on pourrait penser que le nom lui a été donné après la « Grande Guerre ». Il n’en est rien : Douaumont est un village qui existe depuis l’époque gallo-romaine : Douaumont vient de « Divus Mons », mont divin. On en trouve trace dans les écrits du XIIè siècle ! Le « mont doux » a donc très mal porté son nom voici un siècle et, si la Ville de Verdun a multiplié les lieux de mémoire, l’Ossuaire de Douaumont est le plus fameux d’entre eux. Il porte, à sa porte de droite, l’écusson de Liège. Un écusson un peu spécial avec trois têtes de félin mais on y reconnait en son cœur, sous la mention « LIEGE », le Perron, symbole des libertés. Liège se retrouve aux côtés de Bordeaux, Chicago et Metz. Quand il s’agissait, au sortir de la guerre, de trouver les fonds pour réaliser le monument, Liège fut la première ville non-française à apporter son soutien financier. Les concepteurs du monument, inauguré en 1932 par le président Albert Lebrun (qui restera davantage dans l’histoire pour avoir cédé le pouvoir, en 1940, à Pétain), ne l’ont pas oublié.

verdun iege.jpgLiège, par contre, a tendance à oublier. Et pourtant. Il y a beaucoup plus à faire, à Liège, avec les lieux de mémoire. A l’instar de Verdun, Liège pourrait aussi créer un ensemble mémorial : le Fort de Loncin, le Monument Interallié, Le Carré d’honneur de Robermont, le Fort de la Chartreuse, les cimetières de Rabosée et de Chaudfontaine, les Forts de la position fortifiée. Il y a lieu de s’inspirer de Verdun pour mettre tous ces lieux sous la houlette d’une seule structure supracommunale spécifique. En demandant à la Régie des Bâtiments de rendre le Monument Interallié aux citoyens liégeois. Cela figurera dans notre programme, en toutes lettres.

C’est à Verdun que nous sommes arrivés pour cette deuxième étape depuis Commercy, capitale de la Madeleine et donc de la nostalgie proustienne qu'évoque, chez tout supporter du RFC Liégeois, un stade-vélodrome. Nous avions allégé l’étape pour consacrer du temps à Verdun et nous avions décidé de partir tôt pour éviter la pluie. Nous avions par deux fois vu juste. Si jusqu’à Saint-Mihiel, nous avions longé le canal de l’Est (dans un début de Ravel tel qu’il est conçu chez nous) et la Meuse, toujours avec un fléchage approximatif (mais des paysages à couper le souffle), à partir de Saint-Mihiel (cathédrale remarquable, avec des orgues patrimoniales …à restaurer, comme notre Le Picard de Saint-Lambert dont on ne sait plus où il décrépit), la « Maasroute » emprunte la Départementale 34 sur 29 km où nous cotoyons voitures, camions et une belle cycliste anglaise malheureusement non motorisée (et accompagnée). Frustration que cette route fort fréquentée : elle longe sur toute la distance une ligne de chemin de fer désaffectée qui pourrait devenir un Ravel magnifique. A quelques kilomètres de Verdun, à Dugny-sur-Meuse, une usine du groupe …Lhoist utilise encore la ligne pour ses besoins industriels. A peine arrivé à l’hôtel, il pleut des seaux, le temps de nous changer et d’entamer le « city-tour ». La chance nous poursuit : nous sommes à nouveau passés entre les gouttes.

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Après les sites mémoriels de la guerre 14-18, nous visitons la cathédrale (Notre Dame, grandes orgues Jacquot, visites guidées gratuites de l’édifice tous les jours,…) et le centre-ville qui a fait, comme Liège, une superbe rénovation de ses quais …de Meuse et où on voit déjà sur les quais les travaux d’une future voie cyclable.

Un jumelage entre Liège et Verdun serait positif pour ces deux villes, unies par le rôle essentiel qu’elles ont joué en 14-18, pour aussi réfléchir à l’après-2018 afin de ne pas attendre 2064 pour remettre l’ouvrage mémoriel sur le métier.

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Hôtel « Jardin du Mess » exceptionnel, restaurant « le Clapier » à recommander avec la dégustation des « Vins de Meuse » en accompagnement. Ce mercredi, la troisième étape s’annonce délicate : 116 km de Verdun (où la Meuse ressemble presqu’à un fleuve) à Charleville-Mézières. Comme nos batteries ont une autonomie de 120 km, il va falloir jouer serré ! Charleville-Mézières, c’est la ville de Rimbaud. D’où ces quelques vers, tirés du « Bateau Ivre » (1871), que nous vous dédions (prolongés des nôtres) :

"Comme je descendais des Fleuves impassibles,

Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :

Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,

Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,

Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.

Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,

Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais".

Aujourd'hui, sur une Meuse enfin navigable,

Nous ne croiserons de sueur que la nôtre.

Rêvons de quais plutôt que de champs d'épeautre

Aménagés pour être à vélo praticables. 

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La Meuse à vélo. Etape 3 : Verdun-Charleville-Mézières. Avec Gilles Foret

Troisième étape, troisième anniversaire. Après le 200e anniversaire de l’U Liège et l’évocation des « Terrasses de Meuse » du Pr. Pissart, après le 100e anniversaire de la Bataille de Verdun et plus généralement de la guerre 14-18, c’est le 300e anniversaire du voyage du Tsar de « toutes les Russies », Pierre le Grand, à Liège et à Spa qui nous préoccupe aujourd’hui.

Le Tsar était, en mai 1717, en séjour à Paris, logé à Versailles, au Grand Trianon. Il y a, au passage, à cet endroit et jusqu’au 24 septembre prochain, une exposition dont on ne dit que du bien et qui relate 300 ans de relations franco-russes. Avec la participation du Musée de l’Ermitage. Pierre le Grand arriva de Hollande par bateau à Dunkerque (le 25 avril) avant de réclamer des « chaises à porteur à deux roues » pour effectuer le voyage jusqu’à Paris. Il les attendit jusqu’au 4 mai en visitant Calais. Le voyage devait durer quatre jours avec des haltes à Abbeville, Amiens, Breteuil et Beauvais. Il snoba Amiens et Beauvais, laissant les pouvoirs locaux tout penauds sur les parvis des cathédrales alors que le Tsar optait pour une auberge « pour 18 francs ». A Beaumont-sur-Oise, une escorte royale, avec des calèches à six chevaux, l’attendait pour l’enmener à Paris. Il y arriva le 7 mai et y resta jusqu’au 20 juin. Il devait rejoindre la Tsarine Catherine à Spa pour prendre les eaux. Il remonta en calèche par Soissons, Livry, Reims et Rethel pour arriver à Charleville-Mézières où l’attendait son bateau sur lequel il embarqua le 23 juin. Et il descendit la Meuse jusque Liège. Escale à Bouvignes (le 24), arrêt à Dave, escale à Namur au Grognon (le 25), arrêt à Huy puis escale à Chockier (le 26) pour arriver à Liège le 27, rejoindre Spa le 28 et s’y refaire une santé pendant près d’un mois puisqu’il repartira le 25 juillet (soit il y a 300 ans cette semaine). Le médecin personnel du Tsar attestera solennellement que son illustre patient repartait guéri, contribuant au passage et plus que tous les autres « Bobelins » à la renommée mondiale de la Cité thermale. Un pouhon au cœur de Spa lui rend hommage.

Nous sommes arrivés ce mercredi soir à Charleville-Mézières (au fait, comment en appelle-t-on les habitants ?) pour entamer la descente de la Meuse telle que la fit l’ « intermodal » Tsar. Pierre le Grand avait en effet opté pour les moyens de transport les plus adaptés à ses besoins : la chaise à porteurs, le calèche, puis le bateau. Nous resterons quant à nous avec nos vélos qui, ce mercredi, ont roulé 140 km au lieu des 116 annoncés. Mais cette fois, nous avons modifié notre stratégie en roulant les 40 premiers kilomètres en quittant Verdun sur nos seules ressources physiques. Nous profitions de parcours sans relief afin d’éviter toute mauvaise surprise en fin de journée. Bien nous en prit puisque mon assistance électrique stoppa tout service …en descendant vers le musée Rimbaud de Charleville.

Nous quittâmes Verdun vers 10h30. Nous avions demandé une entrevue avec la Municipalité pour apprendre de leur expérience en matière de tourisme de Mémoire. La rencontre, avec l’adjoint au maire en charge des commémorations, Pierre Jacquinot, et la cheffe du protocole, Sonia Rousseau, dura 90 minutes à l’Hôtel de Ville. Liège a beaucoup à apprendre de Verdun pour la mise en valeur de ses propres atouts mémoriels. Verdun est la ville la plus décorée au monde et elle consacre, au sein même de son hôtel de ville, trois salles à la guerre 14-18. Au centre trône le livre d’or de la Ville avec, sur la dernière page en date, les messages de François Hollande et d’Angela Merckel.

2017 07 28 la meuse.jpgAnecdote savoureuse : quand la cheffe du protocole de Verdun téléphona à son homologue à Liège pour connaître les deux élus qui demandaient audience, il lui fut répondu qu’ils étaient …inconnus ! Deux conseillers communaux dont un député fédéral… On en rit encore.

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A la Mairie de Verdun avec l'adjoint au Maire Monsieur Pierre Jacquinot (relations publiques et commémorations) et la cheffe du protocole Sonia Rousseau avant de prendre la direction de Charleville-Mézières (Étape3 120km)

Verdun a le même problème que de nombreuses autres villes : pour en sortir à vélo, il n’y a aucun fléchage. Nous avons évoqué ce problème, avec les édiles verdunoises, comme ceux de la mauvaise qualité du fléchage de la « Route de la Meuse – Maasroute » depuis la source jusqu’à Verdun (soit quand même sur 213 km). La « capitale de la paix » en est consciente qui aménage ses quais. Mais la supracommunalité connait en France les mêmes ratés que chez nous. Sauf dans le Département des Ardennes. Nous sommes au km 309 de notre périple et nous découvrons le premier « Ravel » dans le sens où nous l’entendons : un quai de halage aménagé pour les modes doux. C’est à Remilly-Aillicourt, juste à l’entrée du Département que ce miracle se produit. 40 km plus loin, nous voilà en moins de deux heures à Charleville. En croisant des familles, des cyclistes, des rollers, un marchand de glaces. La vie quoi… Jusque-là, nous avions un peu galéré avec nos cartes et nos GPS. (Merci aux successeurs de Steve Jobs d’insérer les vélos dans les moyens de transport sous l’onglet « Plans »). Nous avions quitté Verdun par le Mort Homme et la Côte 304, haut-lieux de batailles. Les forêts traversées portent en elles encore, cent ans après, les stigmates du conflit. Les tranchées qui zigzaguent entre les arbres sont comme des cicatrices. Indélébiles. Des clochers d’église portent encore les traces des tirs comme dans ce magnifique village de Beaumont en Argonne.

Nous ruminons tout cela quand nous croisons cinq gamins à vélo qui vont se baigner dans la Meuse à Martincourt-sur-Meuse. Ils nous montrent le chemin vers une très belle plage de petits galets et un pont en acier duquel ils sautaient dans le fleuve. Nous avons donc nagé dans la Meuse à notre tour. Ce n’est qu’en repartant que nous avons vu le panneau « Baignades interdites »…

Puis nous filons sur Mouzon, son abbatiale prestigieuse, son orgue et … sa pâtisserie où nous nous jetons sur les éclairs et les tartelettes. Il est 16 h, nous avons 85 bornes au compteur et rien mangé depuis le petit-déjeuner. Rechargés de glucose, nous fonçons d’une seule traite (par une route départementale 4 qui jouxte tout le long une voie de chemin de fer désaffectée – futur Ravel ?) jusqu’à la ville d’arrivée où nous attendent, outre la presse locale, nos amis carolomacériens (qui a trouvé ?), les Braidy, dont la fille Charline joue au tennis dans la performante équipe du TC Embourg en lice pour la montée en 1ère division nationale. Nous dînons sur la magnifique Place Ducale avec un excellent plat local : des pennes au boudin blanc.

Ce jeudi, étape importante puisque nous rejoignons Namur, soit une descente de 140 kilomètres entièrement sur les quais de halage aménagés ! Nous rencontrerons une autre joueuse de tennis, Claire Makhloufi, à Givet, notre ami liégeois Pierre André à Hastières, pour arriver à Namur. Nous y féliciterons tout le nouveau gouvernement …vendredi matin, avec une mention spéciale à notre ami, Willy Borsus, Ministre-Président.

Rappel à ceux qui veulent nous rejoindre, vendredi, pour la dernière étape Namur – Liège. Vous avez un train aux Guillemins à 7h51 qui arrive à Namur à 8h43. Nous vous attendons à vélo sur la place d’Armes d’où nous rejoindrons le Grognon, lieu d’accostage de Pierre-le-Grand (et de désallage de Paul M). 

La Meuse à vélo. Etape 4 : Charleville-Mézières/ Namur. Avec Gilles Foret et Xavier Gérard, Claire Makhloufi, Pierre André, Richard Fournaux, Cha Braid,

etape 4.jpg<--- Départ de notre 4ème étape depuis le phare de la très belle Place Ducale à Charlesville-Mézières. Direction Namur au fil de la Meuse sur 144km

Retour en Belgique programmé et arrivée en Wallonie par ce que l’on nomme aujourd’hui assez stupidement une « autoroute vélo ». L’appellation vient vraisemblablement de la traduction spontanée et peu pertinente du Néerlandais « Fietssnelweg ». Il s’agit de voies rapides vélo, des « voies vertes » disent les Français, des bandes de bitume de qualité « Tour de France » exclusivement réservées aux modes doux, avec vitesse max pour les usagers de 30 km/h. De Charleville-Mézières que nous quittons à 9h45 après un dernier coup d’œil à la place Ducale, à Givet et la frontière belge, ce sont 80 km de plaisir : la seule voiture que nous avons vue est celle de l’éclusier qui accompagnait un « six avec barreur » allemand qui rejoignait Liège depuis… Sedan (en une semaine). On a trouvé plus déjantés que nous !

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Chers Amis, c'est à Givet que j'apprends cette nouvelle exceptionnelle : il faut un an pour réparer le garde-corps de la passerelle "La Belle Liégeoise". Pas un jour, ni un mois, ni un siècle : un an. Bravo. On l'inaugure quand avec le nouveau ministre ?

Ni dénivelé, ni nid de poules, ni véhicules motorisés, cette dernière journée en France, sur 78 km, a été le paradis. Et les deux autres kilomètres ? C’est l’effort que doivent effectuer les responsables de ces infrastructures : soigner les sorties de ville. La Meuse fait de telles boucles qu’il ne faut pas se fier à un quelconque sens de l’orientation. La seule solution est un fléchage adéquat pour rejoindre les « voies vertes » depuis les hyper-centres. On a hésité à Charleville, on a aussi hésité à Givet. Avoir un réseau bien balisé ne suffit pas. Et il faut aussi terminer le chaînon manquant de Chooz, magnifique village à côté de deux réacteurs nucléaires (qui auraient été quatre sans une bataille acharnée d’Anne-Marie Lizin). Arrivés en Wallonie par Hastières et après les 62 km avalés jusque Namur, nous constatons avec bonheur que le réseau wallon jusqu’à la capitale n’a, hormis le revêtement, des courts chaînons manquants (dont la réalisation est programmée comme à Freyr et à Dinant) et par endroits quelques balisages amateurs, rien à envier à celui des Ardennes françaises. On verra ce vendredi ce qu’il en est jusque Liège. Il est un autre constat à l’avantage des Wallons : notre réseau de barrages et d’écluses est bien plus moderne que celui de nos voisins français. Ils y travaillent mais cela ne va pas tout seul.

La Meuse sur son territoire français reste très « nature » et il faut encore attendre quelques kilomètres pour voir se développer des trafics fluvial et cycliste, avec le développement des structures Horeca qui les accompagne. Mais les bords de fleuves de Fumay, de Vireux-Walleyrand et de Givet sont très accueillants, avec des maisons en style …mosan qui ont vu passer le Tsar Pierre le Grand en 1717. Nous avons d’ailleurs déjeûné à Givet (dont le développement Horeca est notamment assuré par un Belge) avec des amis du tennis qui nous y attendaient pour ensuite filer vers d’autres amis journalistes à Hastières : Pierre André et Françoise Carton de Wiart. Henry Carton de Wiart, son grand-père, est celui qui, le premier – en 1905, relayé par le prince Albert lors de l’inauguration de l’Exposition universelle, qualifia Liège de « Cité ardente ». Une plaque commémorative rappelle cela sur le mur extérieur de la bâtisse familiale en bord de Meuse (qui fut peinte par Wurth (1869-1933), de l’école liégeoise du paysage). En bord de Meuse se trouve également une magnifique église (avec des parties du XIe siècle) dédiée à Saint-Walhère, invoqué hélas pas pour les douleurs musculaires mais pour les maux de tête. Dans cette église abbatiale se trouve un superbe triptyque d'un autre bon peintre liégeois,’Auguste Donnay, de 1902.

Nous filons alors sur Namur en longeant les « tartines » et le château de Freyr, le château de Dave, le Knokke-le-Zoute namurois qu’est assurément Profondeville, et les ports des yachts/clubs nautiques qui, sur toute la Meuse namuroise, montrent combien les habitants retrouvent physiquement leur fleuve.

La célébration du 200e anniversaire de l’arrivée de John Cockerill à Liège nous permet d’évoquer l’industrialisation de la Meuse. Le Département des Ardennes a énormément de similitudes avec la Wallonie. Leurs histoires économiques sont communes : si Sedan était spécialisée dans le textile, la "pointe" de Charleville à Givet est terre de sidérurgie avec les forges, des fonderies avec notamment Magotteaux à Aubrives, des produits finis avec les poêleries Arthur Martin à Revin, sans oublier les carrières et des ardoisières. Les années soixante-quinze, pour parler comme là-bas, marquent le début du combat pour la reconversion. Les lave-linges Electrolux organisent la lente agonie du méga-site emblématique de Revin jusqu’en 2012 , non sans secousses sociales. Le Département organise sa reconversion, au départ de la requalification de ses sites industriels désaffectés et la réorientation de la formation de sa main d’oeuvre vers le tertiaire, énergétique (la centrale nucléaire de Chooz), culturel (avec la difficulté de la reconnaissance du patrimoine industriel), touristique (fluvial et muséal). Toute ressemblance avec la Wallonie… Mais cela ne va pas assez vite, même comparé aux Ardennes belges, estiment les experts français. Et c’est vrai que requalifier les barrages et écluses de Meuse ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Les citoyens aspirent à ce changement puisque le candidat de Macron s’est imposé avec près de 55 % des voix lors du dernier scrutin. Et une des clés de cette grande région est assurément …européenne avec la « Grande Région ».

Cette image économique est quasi invisible en longeant la Meuse namuroise. Dès Hastières, c’est de culture qu’il est question avec les fastes du château de Freyr, les saxos de Dinant (où nous croisons Richard Fournaux), les châteaux et demeures mosanes (Dave, Profondeville), les fraises de Wépion même si nous arrivons hors saison. Seules les carrières de Lustin rappellent que cela reste une activité économique importante. Elles sont aussi des livres d’histoire géologique, ce qui nous ramène au Pr. Pissart : le « synclinal » de Walgrappe, une structure en forme de U où l’on voit des couches de roches se distinguer par leurs couleurs et leur composition. Ces variations s’expliquent par les fluctuations du niveau de la mer qui ont engendré ces couches en arrachant des éléments à un continent situé au Nord du site il y a quelque 360 millions d’années. Les bancs, déposés horizontalement au fond de la mer, subirent alors l’évolution géologique faite d’écrasements et de plis par le mouvement des continents, l’érosion des reliefs et les incisions de la Meuse. Cela donne du grès d’excellente qualité mais aussi cette image impressionnante d’une carrière qui sourit.

C’est tout souriant que nous rejoignons Namur sous le soleil : les pistes cyclables sont de bonne qualité et, si quelques petites jonctions peuvent être optimalisées, le trajet se fait en toute sécurité avec les plaisirs aquatiques pour décor. Une impression de vacances et de légèreté : il y a foule sur les quais depuis la Plante jusqu’au cœur de Namur. Nous arrivons de bonne humeur au Grognon après 149 km de balades. Nous avions rechargé les batteries au restaurant de Givet… Nous sommes logés à Salzinnes par un …ami facebook qui a voulu s’associer ainsi à notre périple. Merci Xavier pour ton hospitalité. Ce vendredi, un amical salut au nouveau Gouvernement wallon puis retour à Liège ! 

De retour en Cité ardente après 5 jours au fil de la Meuse. Magnifique escapade de 560kms et 29h12 à vélo depuis la source de Pouilly-en-Bassigny sur le plateau de Langres jusqu'au Parc de la Boverie. Paysages extraordinaires, très chouettes rencontres et une météo plutôt clémente avec nous. Merci pour les encouragements et le soutien indispensable à notre périple mosan.

La Meuse à vélo. Etape 5 : Namur/Liège. Avec Gilles Foret

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En ce début de 5ème et dernière étape mosane, petite pause devant le Grognon....

La dernière étape reliait Namur à Liège sur 70 km. La dernière fois que nous avions entrepris la promenade, il y a quatre ans, c’était l’enfer entre Andenne et Huy et entre Engis et Liège. On sautait d’une rive à l’autre en reliant des bouts de piste cyclable et des bribes de Ravel mais en passant plus de temps sur des routes nationales dangereuses et plutôt désagréables en slalomant entre les usines implantées dans une zone où, à cause du relief, la qualité de l’air est un vrai problème. Il y a deux ans, notre partenaire Bernard Lorquet (Bicyclic), le spécialiste de la mobilité douce, avait constaté des évolutions mais Tihange, Amay, Engis, et l’arrivée à Liège restaient de vrais lieux dangereux.

Autant le dire de suite : cette dernière étape est la bonne nouvelle du séjour. De Namur à Seraing, soit sur plus de 50 km, les cyclistes qui empruntent le RAVEL en rive droite ne croisent aucune voiture ! Le revêtement est globalement bon et le trajet, vous allez vous en apercevoir, est intéressant. A l’entrée de Seraing, les choses par contre se gâtent : le parcours s’intègre dans la circulation pour rejoindre l’Hôtel de Ville, le nouveau bâtiment CMI (la vue est superbe) puis propose de traverser la Meuse sur le Pont de Seraing balayé par le vent. Se poursuit un véritable parcours dont les plaques signalétiques témoignent de la complexité : avant de traverser le pont, la plaque annonce Liège à …27 km. De l’autre côté du pont, Liège n’est plus qu’à 13 km, ce qui doit en faire un des plus longs ponts d’Europe… Le Ravel poursuit sa route avec un contraste saisissant : là où la Meuse est bien rectiligne, les « Routes de la Meuse » s’emberlificotent dans Jemeppe, Tilleur, Sclessin,… Il serait heureux que les Villes de Seraing et de Liège se concertent pour améliorer cette entrée de ville. Nous avons quant à nous pris le raccourci du Bld Ernest Solvay pour, après une photo de Gilles à la CCI au Standard de Liège (à chacun ses manies), nous ramener en direct jusqu’à la gare et le parc de la Boverie. La table était dressée à l’Union Nautique pour, en Meuse liégeoise, le dernier verre. Surprise, Michel Faway nous y attendait avec les coupes de Liège-Sport. Merci pour cette agréable attention.

Nous quittons Namur à 9 h accompagnés de Bernard Lorquet. Places d’Armes, Parlement wallon, Pont de Jambes, Elysette,… Le fléchage (une sortie de ville clairement visible) nous mène sur la rive-droite de la Meuse, le long de l’écluse de Namur. Et c’est parti pour 50 km sur des quais de halage, hormis la traversée de Huy (qui est améliorable mais où l'entrée de ville est une véritable invitation à s'arrêter). Cette dernière journée est consacrée au 80e anniversaire du Port de Liège (et, puisque nous passerons à Seraing et terminerons à la Boverie, au 200e anniversaire de l’arrivée de John Cockerill à Liège). La Meuse avait été plaisante (entendez consacrée à la plaisance jeudi entre Dinant et Namur), ici, elle est laborieuse. Les usines de grande taille et qui ont recours à la voie d’eau se succèdent tandis que l’activité fluviale est intense et les péniches et autres barges s’acoquinent avec les quelques bateaux du tourisme fluvial dans les écluses rénovées et très bien équipées. Bravo la Wallonie.

Le Port de Liège, vous en trouverez la présentation vidéo via le lien ci-dessous en version courte et en version longue, en différentes langues. Le film est remarquablement fait. https://www.youtube.com/user/DPVNIWallonie

Le port est un atout économique majeur pour Liège avec 33 zones portuaires, 111 concessionnaires, 26km de quais et 370 ha de terrains. Le Trilogiport (reliant eau/rail/route), en Basse Meuse, va générer la création de 2000 emplois dans la logistique tandis que la réaffectation de Chertal viendra encore doubler les superficies. Si nous voyons les seize portsde Haute-Meuse (Statte, Tihange, Ampsin, Amay, Ombret, Hermalle-sous-Huy, Ehein, Awirs, Flémalle, Semeries, Ivoz-Ramet, Jemeppe, Seraing, Ougrée, Sclessin, Renory), nous en traversons physiquement sept, ceux de la rive droite où nous assistons aussi au merveilleux ballet aquatique que représente le fonctionnement d’une écluse. Dans celle-ci, à Yvoz-Ramet, Li Torè pousse une barge avec une traverse du nouveau pont de chemin de fer de Visé (chargée à Andenne). Et dans l’écluse se retrouvent en même temps quatre petits bateaux de plaisance. Le contraste est doublement saisissant : d’abord la taille des embarcations mais aussi le contraste avec le « six avec barreurs » que nous avions vu dans une écluse d’un autre siècle en dessous de Charleville-Mezières.

Il faudrait citer toutes les entreprises qui ont investi dans le développement durable que représente le transport fluvial (une barge = 75 camions). Ce serait faire injure à celles que nous oublierions inévitablement. Elles se retrouvent parmi les membres de la MUPOL (Manutentionnaires et usagers du port de Liège – www.mupol.be). Sans eux, le Port n’existerait pas.

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Epinglons juste, pour mieux y revenir une prochaine fois, à Flémalle l’évacuation des cendres du terril du Héna. Il s’agit de cendres d’une centrale à charbon du groupe Electrabel qui ont été stockées dans une carrière au Héna au milieu du siècle passé. Mais le crassier s’est montré instable. Il a été décidé d’évacuer les 2,3 millions de m3 de cendres par un tapis-roulant couvert de 1,7 km qui serpente depuis le terril jusqu’à la Meuse où des barges (chargées à raison de 2000 tonnes par jour) les évacuent vers des cimenteries. Les travaux dureront jusqu’en …2030. Combien de camions sont ainsi évités par ce « tapis-roulant » qui, sur les photos, ressemblent à une attraction de foire ?

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Nous voilà la gare de Liège pour une photo d’arrivée devant le « Liège Together » placé devant la gare. Une autre photo sera faite devant le Musée de la Boverie et une troisième sur la magnifique terrasse de l’Union Nautique : elles évoquent, ensemble, les anniversaires que nous souhaitions célébrer, cette magnifique Meuse que nous avons donc suivie sur 560 km depuis sa source jusqu’à la ville que nous aimons. Et cette foi qui est la nôtre dans l’avenir de la Cité ardente : le meilleur est à venir.

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Merci à tous de nous avoir et d’encore à l’avenir nous accompagner.

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Louis Maraite, imité mais jamais égalé..

 

Commentaires

  • Mais que c'est magnifique ! et d'avoir osé et d'avoir fait ce reportage exceptionnel.
    Cela m'a donné l'envie de faire le voyage ... en vélo ... électrique, bien sûr.

  • meuseàvélo

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