Entretien avec Daniel Bacquelaine, Ministre des Pensions et supporter du RCV Chaudfontaine

Présent ce dimanche 12 juin 2017 à la présentation des prochaines gouvernance et saison du Racing Club Vaux Chaudfontaine, Daniel Bacquelaine, Ministre des Pensions, a accepté dix minutes d'entretien.

Celles-ci vous sont répercutées ci-dessous dans leur intégralité.

Le foot bien sûr mais aussi la commune de Chaudfontaine, les travaux sur les routes, le monde politique et ses pratiques ont été brièvement revisités.

2017 06 18 rcvc (16 bis).jpgUn renouveau dans le domaine du football ?

« Oui, bien sûr. C’est une nouvelle étape dans le développement du club de Vaux ici qui est un club relativement récent. Il y avait un club ancien à Vaux qui avait fusionné avec Chaudfontaine et puis il y a un renouveau ici à Vaux-sous-Chèvremont, au cœur du village. »

Peut-on dire que c’est un peu le football du passé qu’on retrouve comme par exemple dans les environs, il y avait Prayon, Nessonvaux, Vaux et Chaudfontaine ?

« Oui, oui, c’est un peu une renaissance du football de village. Je pense que c’est important comme concept et puis une nouvelle étape aujourd’hui avec l’arrivée de Marcel Demathieu qui va donner un nouvel essor au club. Mais enfin, aujourd’hui, je voulais rendre hommage à André Detré qui a refondé ce club et qui a une vie dans les clubs de football de la commune depuis quarante ans et qui restera impliqué dans le club, notamment au niveau des jeunes. Je pense que Marcel Demathieu va donner un nouvel élan. Marcel est toujours attentif au développement sportif dans la commune, dans toutes sortes de disciplines. »

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Et au point de vue communal, y a-t-il quelque chose de prévu comme aide ?

« La commune soutient le club. On va refaire notamment le vestiaire, la toiture du vestiaire. Donc tout ça est prévu et je pense que la commune poursuit son travail de soutien aux clubs sportifs, notamment aux équipes de jeunes et à ceux qui s’intéressent à la formation des jeunes. »

Donc le club repart dans la dernière division mais avec ambition puisque Marcel Demathieu lorgne déjà vers la première provinciale dans les quatre ou cinq ans à venir…

« Cela serait un magnifique résultat puisqu’ils sont en quatrième provinciale. Ce serait un plus en matière de visibilité et on leur souhaite le meilleur succès. »

Un sujet moins sportif maintenant, la commune de Chaudfontaine a fait un gros effort en termes de visibilité. Par exemple la N61, le Parc Hauster pour ne citer que ceux-là. Quel est votre point de vue à ce sujet ?

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le parc Hauster

« On est dans un processus de réhabilitation, de rénovation touristique et thermale de Chaudfontaine depuis maintenant une trentaine d’années. On arrive aux dernières étapes avec l’aménagement de l’ensemble de l’Avenue des Thermes et tout le réaménagement de l’Esplanade et bientôt un coup de jeune à Source O Rama avec un pôle « eau » qui va être revitalisé et un pôle culturel avec un Musée sur l’Art au Vingtième siècle qui va ouvrir au printemps prochain. »

Pour la nationale, ça a quand même fait 615 jours avec de gros problèmes et notamment des faillites chez certains commerçants

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« Oui, ça n’a pas été sans mal pour les riverains, ça a été extrêmement difficile mais je pense qu’aujourd’hui, ça permet un renouveau pour les années qui viennent. »

Pour ce qui est de la durée et de l’organisation, vous n’étiez, vous personnellement, pas directement impliqué mais pensez-vous que cela a vraiment bien fonctionné ? N’aurait-on pas pu avoir des exigences plus coercitives envers les entrepreneurs ?

« C’est vrai que les travaux étaient sous la tutelle de la Région wallonne. C’est un problème général de la Wallonie par rapport à d’autres régions d’Europe. On est bien conscients de ça. Il y a une organisation des chantiers qui reste un peu rétrograde pour vous dire très clairement. Je pense que dans les cahiers des charges on doit être beaucoup incitatifs envers les chantiers pour qu’ils durent moins longtemps. »

Quand on voit certains travaux générés par le Tour de France qui ont été réalisés en un temps record, avec notamment du travail de jour, de nuit et même le week-end, qu’est-ce que cela vous inspire ?

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Rue Général Jacques

« Il est vrai que ça pose question. Personnellement, d’après ce que j’en sais, la commune de Chaudfontaine n’était pas demandeur de ces travaux-là (NDLR rue Général Jacques) qui ont été  effectivement réalisés en week-end. Mais, s’ils ont été faits, tant mieux pour l’avenir. C’est toujours mieux d’avoir une rénovation récente puisque ça veut dire que pendant les prochaines années il n’y aura plus de travaux. Il faut toujours voir le côté positif des choses mais c’est vrai qu’en Wallonie, on a des chantiers qui durent relativement longtemps et c’est un problème auquel il faudra remédier à l’avenir. Pour la nationale 61, le cahier des charges était à l’origine un cahier des charges Région wallonne et nous n’avons pas eu d’influence par rapport à cela. Mais on a la même chose avec le rond-point que l’on construit actuellement à Beaufays qui est aussi programmé pour une période assez longue. J’en conclus que c’est peut-être une piste pour l’avenir pour faire en sorte que l’activité économique ne soit pas trop perturbée par des travaux, que l’on soit plus stricts en matière de délais mais aussi qu’on recherche de nouvelles méthodes d’organisation du travail avec un peu plus de souplesse et de flexibilité. »

Et comment ressentez-vous les problèmes du PS à l’heure actuelle ?

« Vous savez, je n’ai pas l’habitude de commenter la vie des autres partis politiques. Je pense qu’il ne faut jamais se réjouir du malheur des autres. Je pense plus fondamentalement et plus philosophiquement que le socialisme en règle générale en Europe n’est plus une doctrine adaptée aux enjeux du futur. »

Pour ce qui est du PS en particulier, le socialisme peut être considéré par beaucoup comme une doctrine idéale basée notamment sur la solidarité, etc. mais pensez-vous que la tête du parti et les militants sont socialistes de la même façon ?

« Je ne fais pas de commentaires de nouveau là-dessus. Moi, je me place sur le plan des idées générales et donc je pense qu’aujourd’hui effectivement les idées qui étaient communes aux libéraux et aux socialistes, des idées d’émancipation de l’individu et de pouvoir permettre à chaque personne d’exprimer ses talents à l’avenir par une intervention de temps en temps des pouvoirs publics pour remédier aux inégalités, je pense que c’est important. Mais je pense que ces grands idéaux-là ont été un peu perdus par les socialistes qui en sont restés à des doctrines qui n’ont pas suffisamment évolué. L’exemple que l’on a en France aujourd’hui avec Macron montre qu’il y a une vision du libéralisme avec des objectifs de protection sociale basés sur la prospérité et sur la croissance économique qui sont des objectifs qui s’inscrivent dans la réalité, pas dans l’utopie. Et donc voilà, il est possible de dégager des courants politiques et des rapprochements qui travaillent ensemble pour faire en sorte que finalement ce soit l’individu qui soit au centre des préoccupations. »

Une dernière question monsieur Bacquelaine qui a trait aux mandats qui manifestement posent problèmes et apparemment sont sources de possibilités de profits pour certains. Si on augmentait les rémunérations des fonctions politiques de façon à ce que les politiques ne doivent plus cumuler de nombreux mandats parfois (souvent ?) rémunérés et que l’on attribue ces mandats aux étudiants qui sortent des universités, des hautes études commerciales ou autres et qui pourraient de la sorte trouver un job pendant un an ou deux qui leur permettrait de se former mais aussi d’acquérir de l’expérience dans la vie active. Cela éliminerait aussi la possibilité de course aux mandats pour lesquels, manifestement certains semblent plus que très concernés. Qu’en pensez-vous ?

« Je pense que les mandats doivent être assumés aussi par le politique parce qu’il y a une responsabilité politique. »

Oui mais quand on voit ce que certains en font…

« Oui, ça c’est autre chose, ça ce sont des problèmes de gouvernance et on est bien d’accord, je pense qu’il faut resserrer les règles de gouvernance et les règles d’éthique. Travailler beaucoup sur les conflits d’intérêt et faire en sorte que la gouvernance s’exerce dans l’intérêt collectif et dans l’intérêt général. Mais je pense qu’il faut éviter la technocratie quand même et donc qu’il faut laisser une place importante à la responsabilité politique mais ça ne veut pas dire pour ça qu’il faut être rémunéré pour chaque mandat que l’on exerce. Il y a des mandats dérivés de fonctions qui ne doivent pas être rémunérés mais ça c’est autre chose. »

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