Edmond Floriani

Plusieurs articles relatifs à Edmond Floriani ont déjà été publiés sur cet espace de communication et d'information. Du temps où il peignait l'église de Forêt et du temps où le peindre voyageait en France en nous faisant parvenir son carnet de route. Vous pouvez retrouver tous ces articles en ouvrant ci-contre la CATEGORIE intitulée Edmond Floriani.

Pour ce qui est de ses œuvres exposées à Chaudfontaine, voici ce qu'il nous en dit :

"Les toiles exposées à Chaudfontaine ont été réalisées avant la période paysagiste de France pendant laquelle j'ai cédé, ça m'arrive encore, à la nostalgie de l'impressionnisme et de la peinture sur le motif en pleine nature. Un vrai ensorcellement ! Dur de s'exorciser la cervelle de toute cette beauté.! ...et quand on aime on veut imiter, c'est normal. J'ai fini par comprendre et admettre surtout qu'il fallait être capable de créer avec les moyens de notre époque. Un arbre vu au hazard d'une balade ou même dans le jardin du voisin peut faire l'affaire. On le trouve intéressant, on en fait un croquis ou un dessin, et si la magie opère, ça peut servir de base à un travail plus poussé pour devenir le sujet d'une peinture. Nul besoin de faire 1000km et aller se ruiner sur les routes de France et de Navarre pour trouver un sujet de peinture pittoresque suranné. Pareil pour les portraits, si la photo d'un visage m'inspire, j'en fais un travail qui va progressivement par décantation successive, devenir une toile. Il ne s'agit aucunement de copier, mais d'interpréter, c'est à dire essayer de dire ce que ce visage vous inspire. Par exemple, à partir du visage de Séléna GOMEZ, j'ai créé le visage d'une Salomé. Je suis allé au Portugal, et j'ai découvert la sauvage côte d'ALGARVE. Impossible de peindre sur place. J'ai fait une bonne série de photos de ce qui m'apparaissait le plus exploitable comme sujet de peinture, et quand je suis revenu à Liège, j'ai travaillé d'après les photos qui m'inspiraient le plus. Je me suis alors rendu compte qu'il me fallait essayer de retrouver le souvenir d'une sensation de lumière et de couleur et que pour cela, j'avais juste besoin de quelques photos pour les formes. Tout le reste je devais le retrouver dans ma mémoire où les sensations s'étaient imprimées. Voilà d'où sont sorties la dizaine de toiles de l'Algarve qui sont des recherches sur des variations de couleurs et de lumières pour essayer de coller au plus près de la sensation vécue sur place. C'est un travail de recréation d'une sensation."

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