La Tragédie de Forêt (16) Le message de Robert Boulanger

 

DSC_0122.JPGRobert Boulanger (ici avec Michel Forêt) est Président du Comité du Monument.

 

Robert Boulanger a lui aussi axé son discours sur la nécessité de mémoire. « Un peuple qui n’a pas de mémoire n’est pas digne de vivre ; Forêt est et restera le premier village martyr de Belgique », trancha-t-il avant de s’attarder sur le nombre de résistants tués au combat ou assassinés au Pont barrage Monsin puis de déplorer l’indifférence qui se manifeste chaque jour, lui inspirant des craintes quant à notre système démocratique. Robert Boulanger a aussi rappelé que Forêt s’était déjà retrouvé dans la tourmente en 1914 avec ses fusillés qui reposent dans le petit cimetière.

 

« Notre devoir à nous est de faire prendre conscience aux jeunes générations qu’elles ont le devoir de sauvegarder la mémoire du passé car sans cela, elles risquent de revivre des événements identiques. »

 

Après quelques remerciements adressés aux personnes actives dans l’organisation de cette manifestation, il s’est attardé sur « l’horrible tragédie, l’assassinat des 23 prisonniers extraits de leur cellule du bloc 30 de la Citadelle et conduits au Pont Barrage Monsin vers 2h du matin. La culbute dans la Meuse après avoir reçu une balle dans la nuque. » Des mots forts, des mots qui frappent.

 

Et, dans la foulée, d’embrayer « Je tiens à réaffirmer que toute forme d’obscurantisme, d’intolérance et d’intégrisme, qu’elle soit d’origine fasciste, communiste ou religieuse, doit être combattue car la valeur la plus fondamentale et la plus précieuse est la liberté. La liberté ne se reçoit pas, elle se conquiert. »

 

Pour Robert Boulanger, les vieux démons qui ont fait tant de ravages au siècle passé ne sont pas anéantis et peuvent ressurgir à tout moment.

 

« Si nous savons aujourd’hui qu’Hitler était un monstre, l’immense majorité des gens ne le savaient pas et croyaient sincèrement que c’était un grand homme qui allait résoudre leurs problèmes. »

 

Et de clôturer par un message aux jeunes (bien peu présents à Forêt ce 7 septembre 2014) : méfiez-vous des affirmations trop faciles, trop évidentes, trop simplistes. Mais en même temps, ne rejetez pas les idées neuves. Apprenez à discerner… »

 

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