"La Fuite en avant" (1) La Fenderie

Début septembre 2014, deux articles relatifs à un film tourné à Trooz et intitulé "La Fuite en avant" ont été publiés sur ce blog. J'ignorais tout de ce tournage mais, l'ayant appris, je me suis dit que ce serait bien de faire resurgir cet épisode de la vie de Trooz d'un passé pas trop éloigné et de le partager avec les visiteurs de ce blog. C'était le défi lancé : ensemble, raconter cet épisode de la vie locale. Après quelques jours, les premières réponses sont parvenues, au gré de quelques articles, elles vont vous être proposées.

Le moment est ainsi venu de faire le point et de vous livrer les informations recueillies jusqu'à présent. Informations qui peuvent bien entendu être corrigées et/ou complétées. Voici donc le premier article de votre "série" consacrée au film tourné à Trooz, notamment sur le site de la Fenderie, près de la gare de Trooz et au Rys de Mosbeux.

Rappelons que toutes les personnes qui ont participé, même de façon minime, à cette "enquête" recevront en cadeau un souvenir marquant de ce film. Pour les retardataires, il est encore temps.

LA FUITE EN AVANT (1)   LA FENDERIE

Quelques extraits d'un document produit par Jean-Marie Bastin à l'occasion des Journées du Patrimoine 2011 nous permettront de mieux cerner le site de la Fenderie. Il est important d'en retracer un bref historique car il cadre avec le sujet du film (nous y reviendrons évidemment). 

Fenderie et laminoirs2.jpg

Photo prise par Léon Piec

"La maison dans laquelle j'ai vécu était la propriété du fondateur des laminoirs à zinc de la Fenderie, l'ingénieur liégeois Alfred Ancion", explique tout d'abord Jean-Marie Bastin.

DSC_0015.JPG" C'est le 6 septembre 1897 que les cylindres d'acier se mirent pour la première fois en action. A l'époque, il existait trois maisons attenantes qui ont été rasées vers 1913 pour y construire la maison actuelle. L'usine cessa ses activités en 1969 et mon père géra son démantèlement. Ses patrons lui permirent d'occuper ce numéro 3 jusqu'à l'achat des biens par l'Administration communale de Trooz en 1975. La vie de la Fenderie n'appartient pas aux livres d'histoire. Elle appartient à l'histoire de ces hommes en bleus de travail. Que de marteaux, de cliquetis d'enclumes, de résonances de "makas", de roulements sourds de cylindres de laminoir sur ce bout de terrain depuis le 30 octobre 1579 quand un certain Johan de Spa le Jeune acheta ce pré pour y établir une fenderie. Au fil du temps s'ajoutèrent d'autres terres pour arriver à une date particulière : Jean Hellincx hérita de ses parents de la fenderie de Trooz un 10 décembre 1643. Et moi, j'y suis né, jour pour jour, trois cents ans plus tard", sourit un Jean-Marie Bastin, toujours très attaché à ces pierres.

"Vers cette date, la mention "Sous Beaufort-lez-Trooz" apparut sur chaque acte de vente ou d'achat et le premier nom du château construit en 1685 fut "Château de Beaufort".

Et Jean-Marie Bastin de compléter : "Victor Hugo le remarqua quand il parcourut la vallée en 1837, en 1840 et en 1864, en compagnie de sa maîtresse et muse, Juliette Drouet mais ce ne fut pas le théâtre d'un de ses romans."

à suivre demain...

Commentaires

  • Pour ceux qui sont intéressés par l'histoire de la Fenderie, je leur conseille de lire le livre de Monsieur Marcel Dethier "Forêt raconte-nous" sorti des imprimeries Berton en 1992.

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