Balayeuse municipale...mon amour

 

Balayeuse.jpgPhoto prétexte

ACTE 1

 

Ce lundi 25 août 2014, je me suis rendu à Herstal. Rien de très original me direz-vous. C’est juste. Passant par le quai Mativa à Liège, je me suis retrouvé derrière une balayeuse dûment mandatée par les services chargés de la propreté, ou plus exactement, les services de la saleté créatrice d’emplois, de la Ville de Liège (si à tout le moins, cela permettait d'en créer dans le domaine de l'éducation mais ça, c'est un autre problème). Il devait être un peu plus de 11 heures. Cette balayeuse avançait à pas d’homme pas du tout pressé, ce qui est rare de nos jours où la course permanente est devenue la règle de base en notre société. Je la suivais sans problème et sans énervement, espérant savourer le fruit du travail bien fait. J’ai de suite aperçu les grandes touffes de végétaux qui sortaient des avaloirs reconvertis en habitacles végétatifs et, curieux de voir comment les choses allaient se passer, je me suis dit que les  plantes allaient résister. Ce qu’elles firent admirablement. Ben oui, c’est toujours la nature qui gagne. Si bien qu’après le passage de la balayeuse municipale, de grandes touffes surgissaient des avaloirs, comme plantées dans des vases, défiant le paysage de béton. « Peut-être que Liège veut se mettre au vert ? » pensai-je naïvement. Et, en souriant intérieurement, je poursuivis ma route.

 

ACTE 2

 

Le lendemain, par le plus grand des hasards, je me suis à nouveau rendu à Herstal, en empruntant le même chemin, il était un peu plus de 10 heures. Et devinez quoi, je me suis retrouvé au même endroit, à l’entrée du quai Mativa avec la même balayeuse qui entretenait son champ de plantes diverses en tous genres. Vérifiant la composante de la file derrière moi, tout comme les ouvriers occupés à la tâche, « ils » étaient bien plus nombreux. Ce qui me passionnera toujours c’est la  capacité des "souffleurs de feuilles" à faire vrombir leurs engins sur l’entièreté de la route et non sur l’unique bande qu’emprunte l’aspirateur infernal sur roues ainsi que sur la berme centrale. Pourquoi ne pas les balayer et les envoyer directement sous l’avaleur roulant au lieu de les expulser au quatre « coins » de la route ? C’est une intrigue digne de Simenon que nous découvrons là. Il paraît qu’il est mort donc il ne nous sera d’aucun secours.

 

QUESTIONS ORGANISATIONNELLES

 

A-t-on vérifié le « chantier » comme il se doit avant d’envoyer la balayeuse effectuer son travail ? Auquel cas, même un novice amateur, ces lignes en sont la preuve, se serait rendu compte que le problème des plantes ne serait pas solutionné par la balayeuse. Bref, pourquoi ne pas avoir procédé dans l’ordre inverse ou mieux encore, les deux en même temps ? Ne me répondez pas, la réponse risquerait de m'étonner très fort... 

 

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