Le 11 novembre, c'est samedi !

 Salut les jeunes ! Vous avez doublement congé ce samedi, c'est super, non ? Mais savez-vous pourquoi ce jour du 11 novembre est commémoré ? Ben oui, c’est quoi le 11 novembre ? C'est un jour de Commémoration mais de quoi ?

L’armistice, signé le 11 novembre 1918, à 5h15, marque la fin des combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et le 11 novembre a donc été choisi pour permettre d'honorer ces combattants qui ont donné leur vie pour que vous puissiez peut-être vivre la vôtre... Mais tout cela, on vous l'a probablement appris lors de votre parcours scolaire.

Il n'est pas inutile de se rappeler que cette guerre, la Grande Guerre comme on la nomme, comme si une guerre pouvait avoir quelque chose de grand, a quand même fait plus de 18 millions de morts et des millions d’invalides ou de mutilés.

Pour signer la fin de cette guerre, les généraux allemands et alliés se sont réunis dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d’état-Major du Maréchal Foch dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. 

« La guerre est le massacre de pauvres gens qui ne se connaissent pas au profit des gens qui se connaissent mais qui, eux, ne se massacrent pas. » - Paul Valéry -    

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Tableau représentant la signature de l’Armistice de 1918 dans le wagon-salon du maréchal Foch. Derrière la table, de droite à gauche, le général Weygand, le maréchal Foch (debout) et les amiraux britanniques Rosslyn Wemyss et G. Hope. Devant, le ministre d’État allemand Matthias Erzberger, le général major Detlof von Winterfeldt (avec le casque) de l’Armée impériale, le comte Alfred von Oberndorff des Affaires étrangères et le capitaine de vaisseau Ernst Vanselow de la Marine impériale. 

Armisticetrain.jpgCette photographie a été prise après la signature de l'armistice à la sortie du « wagon de l'Armistice » du train d'État-Major1 du maréchal Ferdinand Foch(deuxième à partir de la droite).

Le 11 novembre 1918, dans un wagon aménagé au carrefour de Rethondes en forêt de Compiègne une convention d'armistice est signée, pour les Alliés, par le maréchal Foch, commandant en chef des armées alliées et l'amiral Wemyss, First Sea Lord, et, pour l'Allemagne, par le secrétaire d'État Erzberger, président de la délégation allemande, le comte von Oberndorff, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, le général major von Winterfeldt, et le capitaine de vaisseau Vanselow.

Ceci après cinquante et un mois de guerre.

Vers 16 heures, le président du Conseil Georges Clemenceau, monte à la tribune de la Chambre des députés afin de donner lecture des conditions de l'armistice.

La convention d’armistice du 11 novembre 1918 est conservée par le service historique de la défense. Ce document de 13 pages est relié avec les textes des conventions du 13 décembre 1918, 19 janvier et 16 février 1919 prolongeant la durée de l’armistice, auxquels sont joints le protocole du 4 avril 1919 et les cartes et rapports, annexes de ces conventions. Il est à noter que l’exemplaire allemand a été détruit.

La convention stipule les conditions d’armistice conclues entre Alliés et Allemands. Elle se compose de 34 articles répartis dans six chapitres : les conditions d’armistice sur le front occidental ; les dispositions relatives aux frontières orientales de l’Allemagne ; les conditions dans l’Afrique orientale ; les clauses générales traitant du rapatriement de tous les internés ; des clauses financières ; des clauses navales ; et de la durée de l’armistice.

La guerre a ravagé les vainqueurs comme les vaincus. Le conflit a fait plus de 8 millions de morts : 1 900 000 en Allemagne, 1 700 000 en Russie, 1 400 000 en France, 1 000 000 en Autriche-Hongrie, 760 000 en Grande-Bretagne. Il y eut 20 millions de blessés. Les pertes économiques furent considérables.

NYTimes-Page1-11-11-1918.jpg<--- La première page du New York Times le 11 novembre 1918

 

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