Edmond Floriani (27)

0001.JPGDes regrets aussi. Le voyage touche à sa fin...

 

Exaspéré et en colère contre moi-même parce que je me demandais par quelle ironique malédiction j'avais pu finir dans cet enfer, sachant que je déteste les villes et que je fais tout pour les éviter comme la peste. Pourquoi m'obstinai-je à croire que Aix ou Arles étaient des exceptions qui avaient échappé miraculeusement à la corruption du monde moderne et à  l'invasion des  machines roulantes ? Ignorance, aveuglement volontaire pour essayer de faire vivre mon rêve, de lui donner une chance de se réaliser? Sans doute la séduction du mythe du peintre provençal, les souvenirs glorieux et le prestige qui s'y rattache...

Je me suis leurré, dupé moi-même...la Provence de Van Gogh, de Cézanne, de Pagnol et de Giono est morte depuis longtemps...

Je compris que je n'avais rien à foutre dans ce cimetière rempli de fantômes culturels, l'esprit désormais souffle ailleurs sa vie et son inspiration

Je résolus de mettre fin à mon voyage et de m'en retourner vers le nord...

En chemin, j'ai pensé un moment faire une halte en Bourgogne puisque c'était sur mon chemin. Et il est vrai que je suis plus sensible aux charmes de la Bourgogne qui possède bien des attraits pour un peintre .

Mais je fus si lassé de l'accumulation des problèmes et des déceptions que je ne voulais plus rester un seul jour de plus en France...surtout dans le sud...

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