Edmond Floriani (22)

P1000421.JPG

Il est perpétuellement à la poursuite du soleil levant (= en train de se lever). Nous attendons toujours la prochaine toile d'Edmond Floriani, notre artiste-peintre. Dans l'attente, une de ses anciennes créations.

Ce fut foudroyant comme une révélation. Pour échapper au désespoir qui commençait à me gagner, j'eus l'idée de quitter la région du Quercy pour des cieux plus cléments et ensoleillés...plus j'y songeais, plus cela me semblait évident...c'était la seule solution...il était hors de question que je passe une journée de plus sous la pluie à me morfondre d'ennui et d'impatience.  Je ne supporte pas de m'ennuyer...cela me rend fou...

J'ai enfourché mon fier coursier et foncé à toute allure vers le quart sud-est de la France où je pensais avoir plus de chance de trouver du soleil. Arrivé à Carcassonne, sous un véritable déluge, j'ai même pensé à descendre vers Barcelone ou vers l'Andalousie ...plus sûre comme destination pour le soleil... j'ai choisi de rester en France...et d'aller voir les ciels du pays de Cézanne... 

En vue de Montpellier, apercevant enfin les premiers lambeaux de ciel bleu qui étaient parvenus à déchirer le plafond gris et ténébreux des nuages, je fus si heureux que j'aurais voulu être un ténor entonnant à tue-tête les plus beaux airs d'opéra pour chanter ma joie et mon espérance de revoir enfin le soleil... on le devinait là-bas, au loin, sur l'horizon éclairé, vers l'est... de la lumière enfin... et du ciel bleu... beau comme l'espoir...

La "Rondine" de Puccini passait à la radio, les yeux embués de larmes par l'émotion et la joie de contempler cette trouée de ciel bleu que j'apercevais au loin, devant moi, alors qu'un coup d'oeil au rétroviseur me montrait un ciel noir et menaçant, tout cela achevait de me convaincre que je sortais de l'enfer et que je me dirigeais vers la lumière ...c'était droit devant...

Les commentaires sont fermés.