Edmond Floriani (21)

mon troupeau 003.JPGLe voyage d'Edmond au soleil (héhé) parmi ses vieilles pierres, ses vaches, ses moutons, ses pluies abondantes et, bien entendu ses peintures, semble toucher à sa fin. Bientôt son retour chez nous.

Au petit matin, je consultai d'un oeil distrait le journal local du jour qui traînait sur la petite table contre laquelle j'étais adossé, assis sur une chaise de paille trop dure qui commençait à me faire mal au cul à force d'attendre qu'il cesse de pleuvoir pour sortir peindre. Quand tout à coup, mon attention fut attirée par la page météo du jour et les prévisions pour la semaine...et je vois à ma grande consternation, qu'il allait pleuvoir pratiquement toute la semaine. A la pensée de ce ciel noir qui avait l'intention de me submerger de sa morne pluie toute la semaine, je fus accablé de toutes ces journées tristes, moroses et interminables qu'il me fallait encore endurer sur ce site de rêve que je désirais peindre et à propos duquel j'avais formé des projets et des espoirs grandioses...tous mes beaux projets de peinture semblaient devenir aussi inaccessibles et illusoires que le grand amour éternel ...

Tous ces merveilleux projets qui illuminaient mon espérance de leurs feux étincelants, tout à coup, s'éteignirent pour laisser la place à une nuit opaque... lourde et impénétrable...nuit et brouillard à couper au couteau...cut...extinction des feux... 

 

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