EDITO Les leçons de deux phases de foot

2013 03 16 051b.jpgLe rôle et l'influence des médias dans l'éducation

Nous n'allons pas disséquer tout ce qui se passe dans le petit monde du football mais deux situations médiatisées ce samedi 16 mars ont retenu toute notre attention.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que ce que les commentateurs et/ou les joueurs disent ou font lors d'un match de football risque d'être imité par des milliers de jeunes joueurs qui boivent évidemment les émissions télévisées sur le foot et avalisent tout ce qui s'y dit sans même se poser la moindre question quant à la pertinence de ce qu'ils entendent.

Voici deux exemples résolument opposés, tout d'abord la réaction pleine de bon sens du joueur de Mons suite à un penalty sifflé contre son équipe et ensuite la réaction dommageable du commentateur sportif qui semble ignorer les règles les plus élementaires du jeu de football.

1 L'arbitre du match Mons - Genk siffle un penalty en faveur de Genk. Peu importe qu'il soit justement sifflé ou pas. Grâce à ce but, Genk égalise puis, dans la foulée, inscrit deux buts supplémentaires. Voici le commentaire plein de bon sens d'un joueur montois, Flavien Lepostollec à l'interview :

La question du commentateur : "Qu'est-ce qui s'est passé pendant ces cinq minutes ?"

La réponse, superbe d'intelligence de Flavien Lepostollec : "Je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé mais on perd plus de temps à réagir face à l'arbitre et c'est ça qui nous sort du match..."

A méditer !

2 Charleroi - Waasland Beveren

Lors d'un duel aérien, un joueur de Charleroi, Rossini, est victime d'une faute que l'arbitre siffle.

Au sol, le joueur de Charleroi réagit en donnant un coup de pied à son adversaire, ce qui amène l'arbitre à très logiquement lui donner une carte rouge (Loi XII des Lois du Jeu - Fautes passibles d'exclusion).

El le commentateur de constater, en observant le ralenti que Rossini, dont c'est la 3ème exclusion, donne bien un coup de pied volontaire à son adversaire : "(...) c'est peut-être pour le coup de pied qu'il a donné mais je trouve ça assez sévère contre Rossini..."

Mais, monsieur Robert, pourquoi serait-il "sévère" de donner un carton rouge parce qu'un joueur donne un coup de pied volontaire à un adversaire ? Qui plus est, alors que le jeu est arrêté donc ce n'est même plus dans l'action de match. Ce n'est qu'une application tout à fait logique du règlement. Combien allez-vous faire d'émules auprès des joueurs et des supporters qui regardent vos émissions ? Combien, grâce à votre commentaire tout à fait à côté de la plaque vont contester une prochaine carte rouge donnée par un arbitre pour un coup de pied volontaire et ceci, des minimes aux équipes premières ? Avez-vous pensé à l'exemplarité ? Non, n'est-ce pas !

(Images RTBF La Une )

Commentaires

  • Excellente conclusion sur ces phases de football. Ce sport est de plus en plus chargé d'irresponsabilité, d'irrespect et de mépris de l'autre. Hier, il y avait une journée rugby sur la France 2, trois matchs internationaux. C'était l'occasion de comparer le respect et la sportivité.

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