Les "Cent Jours" de Fabien Beltran

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« Fabien Beltran sera

le bourgmestre de tous » 

C’est par cette phrase que nous résumerons l’entretien que le nouveau bourgmestre de Trooz, Fabien Beltran, nous a accordé à l’occasion des « Cent jours » de sa prise de fonction. C’est dans son bureau, dans les locaux de l’administration communale, que l’entretien s’est déroulé.

Un bureau à peine chauffé…

économies d’énergie obligent ?

 

Pouvez-vous nous expliquer brièvement votre parcours professionnel ?

« Peu de gens le savent, je suis prothésiste dentaire de formation. Mais la fonction ne m’enchantait pas tellement. Après quelques péripéties et reprises de cours du soir en matière de Droit, j’ai abouti au service juridique de la FGTB pour laquelle je travaille encore à mi-temps. »

 

Donc, Trooz a un bourgmestre à mi-temps ?

« Non, certainement pas et vous en êtes la preuve puisque je vous reçois à 18H et d’autres personnes viendront encore après. »

 

Les Cent jours de Fabien Beltran 021b.jpgEt votre parcours politique ?

« Je proviens de Jupille et je n’habitais pas loin de chez Willy Demeyer. Je me suis inscrit au PS. Je m’y investis depuis très longtemps déjà, même si je n’avais accompli aucun mandat avant d’arriver à Trooz. »

 

Vous êtes à présent bourgmestre depuis « Cent jours », quels ont été vos premiers pas ?

« J’ai tout d’abord voulu rencontrer tout le personnel individuellement pour expliquer à chacun la nouvelle politique appliquée par le Collège. Ensuite, j'ai eu plusieurs prises de contact avec les partenaires tels que la SPI, la police, Ethias, Tecteo, la banque, etc.  De ce fait, j’ai dû assimiler de nombreuses matières que je ne connaissais pas avant. Le travail d’un bourgmestre est vraiment différent de celui d’un échevin. »

 

Quels sont vos premiers constats après ces "Cent jours" ?

« Il y a notamment la communication qui doit être améliorée. En interne, je préfère ne pas trop travailler par communication verbale car j’estime que trop de choses se perdent. Nous avons un système informatique qui permet de gérer tout ce flux de courrier quotidien mais il n’est pas bien maîtrisé par tout le monde. Ce n’est pas par mauvaise volonté, loin de là. Nous allons donc refaire des formations, aussi bien pour les élus que pour le personnel communal car dans certains cas l’outil n’est pas bien maîtrisé. De ce fait, des choses ne se font pas ou se font en retard. 

En externe, nous allons créer une liste de contacts qui recevront toutes les communications utiles.

Une tâche importante également qui a été réalisée pendant ces "Cent jours", c’est la confection du budget, ceci entre beaucoup d’autres choses évidemment. »  

 

Comment vous définissez-vous en tant que bourgmestre ?

« Je ne me pose pas ce type de question. Ce n'est pas à moi à me définir. J’ai été élu pour faire un travail, je le fais avec ma sensibilité. »

 

C'est-à-dire ?

« Un vieux bourgmestre m’a un jour dit que quand on est élu, on doit devenir le bourgmestre de tous et qu’il faut faire fi des partis, même si les opinions divergent ? C’est dans ce sens-là que je vais travailler. »

  

Votre Déclaration de politique générale court sur six ans, quelles sont vos premières priorités ?Les Cent jours de Fabien Beltran 024bis.jpg

« Comme je l'ai dit, il est vraiment essentiel de mettre en place une meilleure communication entre l’administration et la population. Et ça doit aller dans les deux sens. Quand les gens ont quelque chose à dire, ils ne doivent pas hésiter à le faire savoir.

Je tiens aussi absolument à essayer de maintenir une gestion budgétaire saine. Mais ce n’est pas très visible pour la population tout cela.

On peut faire du show du matin au soir et ne rien faire ou rester dans son coin et travailler comme une fourmi pour que les choses et les projets avancent. Moi je suis un discret et c’est ainsi que je pratique. Mon travail cette année sera de finaliser les projets 2012 qui n’ont pas été réalisés comme par exemple le pont de La Brouck, le terrain de foot pour qu’ils aboutissent en 2013. Il y a aussi le projet de l’école qui est un gros projet dont nous n’avons pas encore le timing exact des marchés publics et autres. »

 

à propos du pont de La Brouck, la manière dont il est surélevé ne résulte-t-elle pas d’une erreur ?

« Je n’aurai jamais la réponse à cette question pour la bonne et simple raison que c’est l’ancien chef des travaux qui a fait le relevé géométrique du pont et qui l’a installé à cet endroit-là. De ce que j’ai entendu dire, la position lui a été donnée par les gens des rivières qui lui ont dit qu’il fallait telle hauteur entre le lit de la rivière et le tablier du pont. Quand les gars des voies non-navigables sont arrivés et ont dit « il faut cette hauteur-là », que pouvaient faire les politiques, qui sont des gens issus de la population, sinon avaliser. C’est quand on a vu le pont arriver qu’on s’est dit que c’était effectivement bizarre. Est-ce une erreur ou pas ? Je ne le saurai jamais. Je n’étais pas là quand les techniciens ont décidé de la hauteur. C’est comme ça que ça nous a été vendu par l’ancien chef des travaux et par le ministère.  Maintenant que c’est fait, qui est-ce qui doit réparer les dégâts, c’est toujours la commune. »

 

Et le Conseil Consultatif Communal des Aînés, où en est-on ?

« Il est toujours à l’étude. Une réflexion doit se faire politiquement pour voir comment on veut le structurer. C’est en phase de réflexion et de discussion mais on a déjà renouvelé le conseil communal des ados et des jeunes, celui des aînés, ce sera sans doute pour l’année prochaine mais je le rappelle, la déclaration s’étend sur six ans. On ne va pas tout faire la première année même on fera déjà pas mal de choses.»

 

Quelques autres exemples de travaux en cours ?

« Le tourisme et les petits chemins font l’objet de notre attention. Un conseiller est en train de faire le relevé de tout ce qui est petit patrimoine remarquable, un autre a en charge la constitution d’un dossier sur les servitudes communales qui se sont évaporées au fil du temps ou sur certains endroits que se sont appropriés certains particuliers. En plus, nous sommes en train de structurer le syndicat d’initiative, notamment par des permanences ouvertes sur le site de la Fenderie. Nous essayons de redynamiser l’aspect touristique de la commune avec, par exemple, la Course de Côte qui va se mettre en place. »

 

Le service Travaux semble sur de bons rails.

« Le service Travaux est un service très visible pour la population.

Sa prise en charge requiert un temps fou. Il faut quelqu’un qui a une connaissance technique, qui sait avoir une présence sur le terrain en permanence et qui possède une expérience politique. Ces trois critères sont nécessaires et correspondent parfaitement à l'échevin actuel, André Dombard, qui rentre bien dans ces trois critères-là.

Justement les 'Cent jours', ça a été aussi cent jours terribles. On a vécu deux incendies dramatiques dans la commune, un accident de camion, un bus coincé à Péry, une période hivernale fort difficile. Bref, des choses auxquelles on n’était pas habitués, en tout cas moi pas et André a bien géré. La collaboration avec André est fructueuse. »

 

Autre chose ?

« Dans le cadre de mes fonctions, je vais rencontrer les gens du MET car j’ai relevé quatre ou cinq problèmes importants qui ne dépendent pas de la commune mais bien du MET.

Le pont de Prayon, un passage pour piétons qui a disparu à Nessonvaux et tout un tas de choses. Je dois voir aussi voir les gens de la SPI car il y a un site à l’entrée de la commune qui devient un véritable chancre. »

 

Et la liaison CHB ?

« Le ministre ECOLO Henry a prévu qu’elle existe toujours. Le problème, c’est qu’avec le financement du tram, la Région wallonne n’a pas l’argent. Mais le projet n’est pas mort même si c’est dans une version différente. »

 

Quel est votre ressenti, en quelques mots ?

« C’est vraiment pour moi un nouveau travail avec un tas de nouvelles matières à assimiler. C’est motivant mais extrêmement lourd en terme de temps. Pour le moment, je n’ai pas encore fait le tri entre les choses où ma présence est nécessaire et celles où elle ne l’est pas obligatoirement. » 

 

Vos conclusions après "Cent jours" ?

« En résumé, les "Cent jours" m’ont été utiles pour prendre connaissance de la situation, l'analyser et tirer les conclusions qui permettront d'avancer de manière structurelle.

Au plan large, mon souhait est que tout le monde se sente bien et que personne ne se sente exclu. »

 

Quelques photos prises lors de l'entretien sont ici .

Vous pouvez revoir, ci-dessous, en intégralité la Déclaration de Politique Générale effectuée par Fabien Beltran le 3 décembre 2012.

 

 

 

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