Droit de défense... Editeur responsable Charles Clessens

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Le loup perd son poil mais jamais son vice

 

Titulaire d’une carte de correspondant de presse et inscrit à la Banque Carrefour sous le numéro 0821 381 350, je gère le blog Sudpresse de Trooz depuis le 2 mars 2012.

Si cet espace de communication dépend effectivement du Groupe de Presse qui m’emploie, il est bon de savoir que tous les articles, y compris celui-ci, sont publiés sous ma seule et entière responsabilité.

 

Ces précisions apportées, j’ai décidé de réagir à un courrier cosigné par Madame Denise Laurent et le Secrétaire communal, monsieur Bernard Fourny.

Courrier envoyé à la Direction du Sudpresse sans (bien entendu) que les expéditeurs m’en aient adressé copie.

 

C’est donc à titre, si pas d’un Droit de réponse formel, mais bien du Droit le plus élémentaire et le plus légitime que possède tout citoyen de pouvoir se défendre lorsqu’il est victime d’assertions (partiellement) diffamatoires que je publie -sous mon entière reponsabilité- l’article ci-dessous.

 

Au départ, je n’avais pas l’intention de répondre mais, quand il m’a été rapporté de deux sources fiables et différentes que madame Denise Laurent n’hésitait pas à faire part sur la place publique (notamment lors du marché artisanal à la Fenderie) de son « témoignage » à ce sujet, d’expliquer qu’elle avait téléphoné et écrit à Rodolphe Magis, le Chef d’édition Liège,  etc., j’ai décidé de réagir par la voie de cet article.

 

Il ne sera pas ici question de droit de réponse mais bien de la faculté d’exercer mon droit de défense légitime et élémentaire.

 

Volici ma lecture du courrier me concernant et envoyé par l’Autorité publique à ma Direction.

 

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Dans un premier temps, je me suis demandé si ce n’était pas une blague.

En effet, que penser d’un courrier rédigé par un secrétaire, fût-il communal et manquant à ce point de soin quant à la présentation ?

Au pire, on peut imaginer qu'il ne l'ait pas relu : un courrier transmis en novembre 2012 et daté du … 7 décembre 2011.

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Bizarre comme tournure de phrase qu’un signataire parle de lui (d’elle) à la troisième personne du singulier.

 La phrase « … suite à votre conversation… » laisse aussi supposer que ce serait monsieur Magis qui aurait sollicité la conversation auprès de madame Laurent.

Est-ce vraiment le cas ?

Soit.

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Même si je n’éprouve pas le besoin de justifier quoi que ce soit quant à la manière dont j'effectue mon travail, quelques explications peuvent être utiles pour la compréhension.

 

Un premier texte a été publié le jeudi 8 novembre, intitulé « Le projet d’école à Fraipont : dossier à suivre ».

 

Il faut savoir que ce texte a été accompagné d’une vidéo et qu’une dizaine d’heures, parfois plus, sont nécessaires pour la télécharger via You Tube et éventuellement en assurer le montage avant de la publier.

 

C’est ainsi que, dans l’attente, j’ai posté quelques questions tout à fait légitimes,  c’est vrai sans y apporter de réponses.

Celles-ci étaient toutefois annoncées tout étant que je n’ai pas de comptes à rendre à madame Laurent et à monsieur Fourny à ce sujet.

 

« … la plupart des réponses… »

Ben oui, pas toutes. Surtout qu’elles sont sensiblement différentes selon que l’on s’adresse à une ou l’autre personne.

 

à noter, pour l’anecdote, qu’à ce jour (29 novembre), sur le site Internet de la commune, le dernier rapport du Conseil communal date de juin 2012…

 

En résumé, je n’avais pas le temps matériel de rédiger au moment où j’ai publié et j’attendais la vidéo. C’était en quelque sorte une annonce d’un futur article. De là  à ce que les « plaignants » y voient une manœuvre négative quelconque témoigne à souhait qu’ils sont habitués à ce type de processus dans leur milieu politique.

 

Entre parenthèses, je fais également remarquer que j’ai publié, à cette occasion, un article hommage-vidéo à Denise Laurent, article intitulé « La der de Denise », en y joignant un album-photos et une vidéo, mais ça « on » n’en parle pas. 3.jpg 

 

« … en corrigeant ces lacunes… »

Quelles lacunes ?  Je n’ai rien corrigé. J’ai complété !

Des questions avaient été  posées et, j’y apportais les réponses annoncées, celles que j’avais recueillies.

Qui plus est, l’article devait être conforté par certaines informations quant au projet de l’école de Fraipont.

 

« …après avoir notamment interrogé la Directrice d’école… »

Ah ? Il faut demander une autorisation en double exemplaire pour lui parler ?

Je me suis simplement rendu à l’école et j’ai demandé si elle voulait me fixer un rendez-vous puis, comme je n’avais pas grand-chose à lui demander, elle a répondu directement à mes interrogations, en compagnie de deux autres personnes.

La directrice d’une école n’aurait-elle pas le droit d’être interviewée ?

Sous quel régime vivons-nous ici ?

Bien sûr, il ne fallait pas dire qu’il y a de l’amiante dans cette école.

Bien sûr, il ne fallait pas dire qu’il n’y a aucun danger sauf si on fore dans les murs.

Bien sûr, il ne fallait pas dire qu’il y a des trous dans les murs à certains endroits.

Je fais observer aussi qu’auparavant, j’avais posé quelques questions complémentaires à Fabien Beltran par mail. Celui-ci m’a répondu que je disposais d’assez de données… 4.jpg

 

« … cherche les petits problèmes… »

 

Moi je ne fais pas état d’un « sentiment », je présente des faits, des situations qui existent.

 

Et s’ils sont souvent l’apanage d’un déficit chronique au niveau de la commune, à qui faut-il en vouloir ?

N’est-il pas normal que, dans le cadre de mon travail, je relève les problèmes et en fasse part à l’autorité communale chargée de les résoudre ?

Bref, implicitement, « ils » reconnaissent qu’il existe des « petits problèmes » mais il ne faut surtout pas en parler…

 

Dans leur intérêt, mieux vaut ne pas développer ce point qui ne ferait que mettre en évidence l’incompétence notoire de certains. Notamment au plan des Travaux publics.

Le pont de La Brouck, sa chute dans la Vesdre, sa signalisation routière non adaptée, son absence d’entretien et/ou de test fiable alors que le Comité de quartier de La Brouck avait mis en garde les autorités... Un petit problème ?

 

De l’amiante dans une école primaire, un petit problème ?

 

Des décisions aberrantes du MET quant à la gestion des voiries, mettant la vie des citoyens en danger, un petit problème ?

 

Des dégâts causés par Infrabel sur la voie publique lors de travaux effectués pour le compte de la SNCB et non réparés parce qu’aucun courrier ne leur a été envoyé par un « agent en charge du dossier ». Un petit problème ?

 

Par contre, il est tout aussi faux et manipulateur de sous-entendre que je ne présente que les situations défavorables. Par exemple, ce qu’ils ne disent pas non plus, c’est que j’ai fait un reportage sur la nouvelle gare de Trooz, la mettant en évidence alors que tout reste à faire à l’intérieur.

 

J’ai mis en évidence le rond-point de la gare…

 

J’ai donné un maximum de publicité lorsque madame Laurent a annoncé la réalisation d’un terrain synthétique au FC Trooz.

 

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Ce point est dans son entièreté un tissu de mensonges et de mauvaise foi, indigne d’un mandataire public.

Je me réserve le droit, après gestation du dossier de déposer plainte au Pénal pour   « l’atteinte portée à l’honneur ou à la considération des personnes. » (articles 443 et suivants).

 

Calomnie, diffamation… par courrier adressé à mes supérieurs hiérarchiques.

 

Ceci alors qu’à plusieurs reprises, j’ai sollicité tous les partis et tous les candidats pour leur offrir un ou plusieurs articles avec ou sans vidéo, selon leur choix.

Certains ont profité de cette fenêtre médiatique, dont notre nouveau bourgmestre, Fabien Beltran, d’autres pas.

C’est leur choix, c'est leur droit. Parmi les 19 élus à Trooz, 10 ont quand même fait l'objet d'une ou de plusieurs publications sur cet espace de communication et d'information. 7 d'entre eux m'ont adressé un message personnel de remerciement, tout comme 5 non élus. Je pense que c'est suffisamment indicatif.

  

Par contre, parler des « liens familiaux » qui me liaient à un candidat est tout simplement odieux.

Qui plus est, concernant ce candidat, je me suis abstenu de lui adresser la parole, que ce soit en public ou en privé pendant toute la période électorale et il n'a pas été "traité" comme les autres candidats, non il a reçu la visibilité minimale, ce qu'il a compris, vu ma position "médiatique". Je doute fort que mes détracteurs aient agi avec le même discernement s'ils avaient été dans ma position.     

 

Mais, aussi, de quelle retenue parlent les signataires ?

Le représentant du média doit se retenir ?

Ne doit pas divulguer l’information ?

Mais j’ai fait preuve de retenue et même davantage. 

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Passons sur la faute d’orthographe élémentaire d’accord d’un verbe (soit ou ...soient) avec le sujet (les informations) imputée sans doute à l’agent en charge du dossier.

 

« … travail journalistique honnête et responsable… »

 Ici aussi, il y a sous-entendu malveillant quant au fait que je pourrais ne pas accomplir ma fonction de façon honnête.

Une tentative à peine déguisée, à peine voilée de me discréditer auprès des responsables de Sudpresse. Pour me faire éjecter ? Qui sait ?

 

Conclusions :

1 Il est permis de se demander de qui émane ce courrier.

Est-ce de la bourgmestre supposée neutre de la commune de Trooz ?

Est-ce du secrétaire, supposé neutre lui aussi de cette même commune de Trooz ?

Où sont-ce deux membres avérés du PS (Chaudfontaine et Trooz) qui s’expriment pour des raisons qu’ils se gardent d’avouer au travers de leur prose ?

Est-il admissible qu’une autorité communale utilise à ce point de façon abusive sa fonction pour adresser un tel courrier dont le but déguisé n’est jamais que de faire taire quelqu’un au service d’un média, voire de le discréditer auprès de son employeur ? De discréditer quelqu’un qui -ils le savent- n’hésitera jamais à dévoiler les faits tels qu’ils se passent.

 

2 Cet écrit manifestement diffamatoire et/ou mensonger est sans conteste de nature à porter atteinte à ma réputation d’honnêteté et me porte à coup sûr nuisance auprès de mon employeur  en plusieurs points qui seront détaillés dans le dossier qui est en voie de constitution afin de déposer plainte en justice et de demander réparation (dossier en cours).

 

3 Quel est le vrai but ?

à vous de voir.  

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 Je publie donc cet article en réponse à un courrier partiellement diffamatoire et abusif expédié par une autorité communale dans un but très incertain.

 Si, par le plus grand des hasards, suite à cet article, ma collaboration avec Sudpresse devait être remise en question, et ce blog supprimé ou cet article retiré, sachez simplement que ce ne serait pas de par ma volonté.

Et, quoi qu'il arrive, un tout grand merci aux 81.581 visiteurs qui, à ce jour, ont été intéressés à un moment ou un autre par cet espace de communication.

J’écris, persiste et signe,

Charles Clessens

Responsable du contenu de ce blog Sudpresse de Trooz Charles Clessens.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

  • Vous deviez vous douter que mettre sur la place publique l'incompétence notoire de nos élus allaient leur déplaire, il leur est beaucoup plus difficile si pas impossible de magouiller en toute impunité maintenant.La meilleure des défenses étant l'attaque, cette bassesse ne me surprend même pas. Nous sommes en démocratie et j'ose espérer que leurs tentatives pour vous
    museler seront vaines.

  • Si je peux me permettre je voudrais témoigner d' une chose étant ex membre du parti annoncé , je confirme les dires de Mieur Clessens '' Qui plus est, concernant ce candidat, je me suis abstenu de lui adresser la parole, que ce soit en public ou en privé pendant toute la période électorale. '' la neutralité était appliquée pendant toute la campagne !

  • Et bien, cela ne va pas redorer l'image du PS à Trooz . La vérité n'est pas toujours facile à entendre et à digerer surtout lorsque l'on estime avoir la mainmise sur tout pourquoi ne pas toucher à la liberté de la presse et d'expression en plus de tous nos autres acquis malmenés depuis quelques années . Vite oublié le temps des MON CHER CHARLES en haut des lettres !! Aujourd'hui , certains qui ont tiré avantage de ce blog , grâce à son succès dû à un travail " journalistiquement parlant "( terme lu sur un commentaire dans ce blog, mdr ) de qualité et d'infomations au profit de tous les habitants de la commune . Les FAITS relatés ne posent pas de critiques gratuites mais des constats relatés et bien fondés avec preuves en images bien souvent . L'idée de Monsieur Clessens de relater la séance du conseil communal et les suivantes ne plaît pas visiblement . Vous écrivez que : "Le loup perd son poil mais jamais son vice" et bien des loups il y en a des jeunes aux dents très très longues !! Ne vous laissez pas faire Monsieur Clessens , vous avez raison de porter plainte , comptez sur mon soutien . Bonne continuation , merci pour votre très bon travail et votre disponibilité mise au service de vos nombreux lecteurs .

  • Je ne comprends vraiment pas les raisons qui ont poussé le Collège communal à envoyer pareille lettre de diffamation !

    [Juste pour rappel, les membres composant le Collège communal de Trooz sont les suivants : Denise LAURENT, Denise VOSS, Ivana GIOVANNINI, Jean TEHEUX, Isabelle JUPRELLE, Bernard FOURNY, Fabien BELTRAN ]

    Cet acte, bien que révoltant, ne me surprend pas. La bassesse des attaques dont vous êtes la victime, monsieur Clessens, est révélateur de la gène que vous occasionné à ces responsables politiques. En effet, la vérité n'est pas toujours plaisante, et il n'est pas agréable que certains faits soient mis en lumière.

    D'un avis unanime (du moins jusqu'il y a quelques jours), tous reconnaissent le professionnalisme dont vous avez fait preuve avant la campagne électorale, pendant et après.

    En tant que citoyen de Trooz, je vous remercie pour votre travail journalistique honnête et responsable. Bonne continuation !

    D.S.

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